Passerelle numéro 29
Carême 2003

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - Je me libère de mes idoles
        - Dieu est-il tout-puissant
Chapelle des quatre sapins
Echos
        - Les chanteurs à l'Etoile
        - Equipe d'Animation Paroissiale
        - Conseil paroissial
Témoignages
        - Je fais confiance
        - Jésus, que veux-tu que je fasse comme bouquet ?
        - Etre un lien entre Dieu et les enfants
        - Neige et prière
Prières
        - Tu peux comprendre, ô Marie !
        - Partage
Etincelles
        - J'ai la conviction ...
        - La noce
        - Jamais l'un sans l'autre
        - Le fil à noeuds
Vie paroissiale
        - Informations
        - Préparation au baptème
        - Comité de rédaction


 

EDITORIAL

Je me libère de mes idoles

Le bonheur immédiat, n'est-ce pas la tentation de tout homme? Mais qui pourrait nous le donner? Ne risquons-nous pas de nous laisser emprisonner par une série de faux dieux qui nous proposent ce bonheur si nous nous prosternons pour les adorer? Pendant ce temps de Carême, cette question nous est posée.

Jésus passe 40 jours au désert.

«Tous les royaumes du monde, avec leur gloire, tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer », dit le démon à Jésus. Et Jésus de répondre: « Un seul Dieu tu adoreras ».

Drôle de langue française. Le premier des dix commandements, celui que Jésus reprend, ordonne: "Un seul Dieu tu adoreras." Mais les amoureux disent: "Je t'adore"; toutes les mamans trouvent leur nouveau-né "adorable" et les gourmands "adorent" le chocolat...

L'homme est en quête perpétuelle. Rien ne peut le rassasier. Plus il obtient, plus il est inquiet. Il ne trouve pas le repos. Son cœur est fait pour l'Infini. Il a besoin d'adorer. Pourvu que ce soit Dieu et non pas une idole. Satan connaît bien l'homme; il connaît l'homme-Jésus et lui propose de lui donner tout, plus que ce que l'homme ne pouvait imaginer, désirer, attendre. Il lui donne tout, maintenant, tout de suite. Mais il y a une condition : il faut que Jésus l'adore, que Jésus fasse de lui un dieu, un être éternel, créateur.

Et nous ? Ne nous est-il jamais arrivé de penser: « Ah si je pouvais gagner au lotto, si je pouvais avoir une fortune immense... j'achèterais une belle moto, j'aurais une belle maison, je prendrais des vacances au soleil, j'irais au restaurant,...je, ...je... ». Mais y aurait-il encore une place dans notre cœur pour l'autre, l'étranger, notre frère?

A force de faire de l'argent un dieu, une idole, quelque chose qui conduit l'univers, nous imaginons qu'il nous donnera le bonheur immédiat. . . et cela nous tente.

Mais bien vite notre vie simple et agréable deviendra compliquée et angoissante, notre cœur, dur et sec et, de notre portefeuille, nous nous sentirons prisonniers.

Est-ce cela l'avenir de l'homme?

L'homme ne sera heureux pleinement que s'il se libère des idoles comme l'argent. Cependant la tentation du bonheur immédiat est vive. Rappelez-vous le peuple Hébreu qui, à peine sorti d'Egypte, libéré de l'oppression de Pharaon, veut se prosterner devant un veau d'or. Ne vaut-il pas mieux adorer le vrai Dieu? "Un seul Dieu tu adoreras". Notre Dieu n'est pas un Eternel solitaire. Il est un Dieu de communion entre trois Personnes qui sont Amour, c'est-à-dire don de soi et accueil de l’autre. Dire à ce Dieu-là: "Je t'adore", c'est vouloir entrer et participer, avec nos talents et nos fragilités, à la merveilleuse circulation d'amour entre ces trois Personnes. Un amour qui n'écrase pas, qui n'assujettit pas, un amour qui libère, remet debout et fait aller de l'avant.

Christian Vinel (d’après le Journal Dimanche)

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Dieu est-il tout-puissant ?

On dit parfois : Dieu peut tout !
Non, Dieu ne peut pas tout,
Dieu ne peut que ce que peut l’Amour. Car il n’est qu’Amour.
Et toutes les fois que nous sortons de la sphère de l’amour,
nous nous trompons sur Dieu
et nous sommes en train de fabriquer je ne sais quel Jupiter.

J’espère que vous saisissez la différence fondamentale
qu’il y a entre un tout-puissant qui nous aimerait
et un amour tout-puissant.

Un amour tout-puissant,
non seulement n’est pas capable de détruire quoi que ce soit,
mais il est capable d’aller jusqu’à la mort.
J’aime un certain nombre de personnes,
mais mon amour n’est pas tout-puissant,
je sais très bien que je ne suis pas capable de tout donner
pour ceux que j’aime, c’est-à-dire de mourir pour eux…

Lorsque Jésus a été saisi par les soldats,
ligoté, garotté au Jardin des Oliviers,
il nous dit lui-même qu’il aurait pu faire appel à des légions d’anges
pour l’arracher aux mains des soldats.
Il s’est bien gardé de le faire car il nous aurait révélé un faux Dieu,
il nous aurait révélé un tout-puissant au lieu de nous révéler le vrai,
celui qui va mourir pour ceux qu’il aime.

La mort du Christ nous révèle ce qu’est la toute-puissance de Dieu ;
ce n’est pas une puissance d’écrasement, de domination,
ce n’est pas une puissance arbitraire telle que nous dirions :
qu’est-ce qu’il mijote là-haut dans son éternité ?
Non, il n’est qu’amour, mais cet amour est tout-puissant.

François Varillon
Joie de croire, Joie de vivre (éd. Le Centurion, 1982)

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CHAPELLE DES QUATRE SAPINS

Cette fois, ça y est !

Ca y est quoi ? Eh bien, la construction qui abritera le Centre Paroissial des 4 Sapins a commencé. Dès la reprise du travail après les congés de fin d’année, les travaux ont commencé par l’excavation de la partie souterraine. Aujourd’hui, rien encore de spectaculaire à voir, mais en fait toutes les fondations sont prêtes, très prochainement la dalle du rez-de-chaussée sera coulée, et c’est seulement alors qu’on verra les murs monter vers le ciel.

Le Centre Paroissial est inséré au rez-de-chaussée d’un immeuble à appartements appelé « Résidence Aurore » ; une enquête a été lancée auprès des habitants du bâtiment afin de choisir un nom pour le Centre Paroissial lui-même.

L’entrepreneur s’est engagé à terminer le bâtiment et à mettre à la disposition de la paroisse le rez-de-chaussée parachevé pour la fin de cette année 2003. De sorte que le Centre Paroissial - les deux salles de réunion et la chapelle – sera prêt pour fêter la Noël de cette année.

D’ici lors, il appartient à la Paroisse d’en assurer l’ameublement : l’autel, le tabernacle, les chaises et les bancs...

A plusieurs reprises, il a été annoncé que ce Centre Paroissial était conçu comme un lieu de prière, de recueillement et aussi de contact pour tous les habitants de ce nouveau lotissement en pleine expansion.

Ce qui est significatif, c’est que sa construction a été décidée à la suite de souhaits insistants auprès des prêtres de notre paroisse, par de nombreux nouveaux habitants des 4 Sapins, venus de tous les horizons : tant les jeunes que les aînés. Il leur paraissait évident et indispensable qu’une extension de la ville aussi importante soit dotée d’un lieu où la présence du Seigneur soit marquée et disponible à tous.

Ceci constitue la raison essentielle de cette construction appuyée par l’Archevêché, grâce à une donation spécifique, alors qu’aujourd’hui il faut bien constater que beaucoup d’églises sont désertées…

Ce projet éminemment communautaire correspond bien en fait à la situation religieuse contemporaine : ce sont les chrétiens laïcs qui s’engagent à tous niveaux et prennent en main eux-mêmes la vie de leur Eglise. Ce sera le cas du Centre Paroissial des 4 Sapins.

Etienne Pletinckx

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ECHOS

Les chanteurs à l'étoile

Le 5 Janvier 2003 restera un jour mémorable pour tous ceux qui ont participé à la marche des « chanteurs à l’étoile ».
Cette journée a débuté par la « traditionnelle » messe des familles consacrée aux enfants en âge de catéchèse. Chaque enfant était invité à venir à l’église déguisé en berger ou roi mage, « accompagné » d’une étoile, fabriquée par ses soins, qu’il devait déposer devant la crèche au moment de l’offertoire.

Mais l’Evangile du jour, Epiphanie oblige, conviait surtout les enfants à marcher, comme les rois mages, en direction de l’Etoile «   Jésus qui vient de naître » et à annoncer aux habitants de Basse-Wavre cette bonne nouvelle en chantant, en leur laissant un message de paix inscrit sur l’étoile et en recueillant les intentions qu’ils souhaitaient confier.

Malgré le froid et les premiers flocons de neige qui commencent à blanchir le paysage, la bonne humeur et l’enthousiasme sont au rendez-vous. Petits et grands ont vraiment envie de partager la joie qui les anime et quand une porte s’ouvre, qu’un visage accueillant les écoute, c’est un moteur supplémentaire pour les inciter à continuer leur balade.

Dans le registre de l’émotion, notons la rencontre avec cette dame âgée qui, méfiante au départ, nous a ouvert sa porte lorsqu’elle a entendu le chant des enfants s’élever. Les larmes aux yeux, elle a recueilli notre message de paix et nous a promis de garder l’étoile qui le contenait en souvenir de notre passage.

Quelle belle leçon de courage aussi que celle de cette dame âgée de plus de 90 ans ! Très confiante, elle nous a fait entrer chez elle pour que nous nous réchauffions et a rappelé aux enfants combien la vie était belle ! « N’oubliez jamais que la vie est un cadeau », nous a-t-elle dit. Que d’émerveillement dans les yeux de cette femme à l’automne de son existence ! Malgré toutes les épreuves, son amour de la vie et sa foi n’ont pas faibli.

Du courage, il en fallait aussi à cet homme handicapé qui, en dépit de ses difficultés à tenir debout, nous a fait bon accueil et a écouté jusqu’au bout, notre message.

L’humour n’était pas non plus absent ! Ainsi, un brave cafetier de la place Beaufaux, en nous voyant entrer, s’est mis à entonner le célèbre tube de Sheila : « Quand les rois mages, en Galilée, ont aperçu l’étoile du berger... ». Et en écho, nous nous sommes mis à lui susurrer à l’oreille l’hymne des chanteurs à l’étoile : « C’est à Bethléem que Jésus est né... Nous vous annonçons la nouvelle ».

Si certains ne nous ont pas ouvert leur porte, nous ne leur en tiendrons pas rigueur. Ils ont des raisons qui n’appartiennent qu’à eux. Nous espérons seulement que le petit message de paix que nous leur avons laissé les aidera à passer une excellente année 2003 !

De retour, à la basilique, les uns et les autres purent échanger leurs impressions, lire les intentions recueillies et prier une dernière fois pour remercier Jésus de cette expérience enrichissante et de l’inspiration qu’il nous avait transmise pour mener à bien notre « expédition ».

Nous remercions aussi tout particulièrement les gentilles personnes qui ont assuré l’intendance de cette journée, avant et après la marche, en nous préparant potage, chocolat et autres douceurs pour soutenir le moral des troupes !

Brigitte Verhelpen

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Equipe d'Animation Paroissiale

L’Equipe d’Animation Paroissiale, E A P , a poursuivi son activité au rythme d’environ une réunion toutes les trois semaines. Pour rappel, l’E A P est une «  équipe  restreinte chargée de porter avec le curé l’animation pastorale globale de la paroisse ».

Principaux thèmes abordés depuis le mois de septembre :

Cellules paroissiales d’évangélisation

La mise en place de 4 cellules de 7 membres environ s’est poursuivie et on peut dire que leur activité a atteint une vitesse de croisière.

Tiers- Monde

Vivant dans une région privilégiée, l’E A P a estimé que la paroisse devait s’ouvrir au monde et en particulier aux pays les plus défavorisés. Suite à la visite de Frère Franklin ARMAND venu faire une conférence sur la situation en Haïti l’idée a germé de venir en aide concrètement à ce peuple en allant travailler 3 semaines sur place. Actuellement ce projet prend corps, 18 personnes se sont inscrites pour participer à cette activité

Conseil Paroissial

Depuis sa création, le Conseil Paroissial s’est réuni à trois reprises, il a permis aux participants des différents services de la paroisse de se connaître et de faire part de leur souhaits. La prochaine réunion se tiendra le 29 avril et aura pour thème l’annonce de la Parole (thème de l’année prochaine).

Evangile selon Saint Marc

Souhaitant mettre à la disposition des paroissiens une activité spirituelle, le choix s’est porté sur la « Lecture Intégrale de l’Evangile selon Saint Marc » par Rita Fenendael et Michel Defgnée. Cette lecture a eu lieu le 21 février.

Accueil

Pour que notre paroisse soit témoin de l’amour que Dieu nous porte, l’E A P souhaite mettre l’accent à l’occasion du carême sur l’accueil à tous les niveaux et dans toutes les circonstances. Cette approche rentre d’ailleurs dans le cadre du thème de l’année : le service. Cet accueil, il appartient à chacun de le mettre en pratique autour de soi, lorsque l’on rencontre l’autre quel qu’il soit. C’est dans cette optique que l’E A P souhaite mettre sur pied une petite équipe pour accueillir les paroissiens entre autres lors de la messe des familles. (L’apéritif proposé à cette occasion n’a pas grand succès. L’E A P souhaiterait réanimer ce moment convivial. Toute suggestion est la bienvenue.)

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Conseil paroissial

La troisième réunion du Conseil Paroissial s'est tenue le 7 janvier dernier.

Les activités et actions qui se sont déroulées ou sont en voie de réalisation ont été évoquées :
- le succès de la "Marche à l'Etoile" (voir témoignage par ailleurs) : la plupart des participants sont partants pour l'année prochaine ;
- les travaux à la salle Mari Pacis, de mi-février à mi-mars ;
- la mise en place d'équipes plus larges pour la décoration florale et les lecteurs (jeunes recrues) ;
- la recherche d'effectifs pour la chorale ;
- une réflexion à mener sur la préparation à la première réconciliation, le nombre d'inscrits étant très faible cette année.

L’élaboration d’un projet commun orienté sur le service (thème de l'année liturgique) qui pourrait mobiliser les groupes actifs de la paroisse a été discutée. Si les pays du tiers monde peuvent beaucoup attendre du "service" , il y a toutefois beaucoup de souffrances près de chez nous. La discussion n’a pas pu aboutir ce soir-là ; néanmoins, différentes suggestions, modestes mais concrètes, ont été émises. Dans cette optique il a été suggéré que chaque groupe actif veille particulièrement, durant des périodes particulières de l’année liturgique, telles que le Carême, à l’accueil, basé sur une démarche intérieure.

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TEMOIGNAGES

Je fais confiance...

Partie à Milan sur un coup de tête, après un deuil vécu dans la révolte, je voulais un peu changer d’air. Dans l’avion, j’entends parler de cellules, de prière, d’adoration… Avec application, j’écoute et garde en mémoire ce qui arrange le mieux ma conscience.

Arrivés à Milan, accueillis par un groupe de la paroisse Saint Eustorgio et directement pris en charge dans la joie et la simplicité par toute une communauté, les douze participants de Basse-Wavre

furent dirigés vers la famille qui les hébergera durant leur séjour. Je ne peux que remercier le Seigneur de m’avoir permis de connaître une famille aussi attentive à tous mes besoins et souhaits. J’oubliais déjà que j’étais venue ici parce que j’avais beaucoup de peine. Une semaine de prière et de rencontre avec le Seigneur à chaque moment de la journée m’a permis d’essayer de pardonner et, chaque fois que j’avais trop de chagrin et de rage au cœur, de me tourner vers ce Jésus si bon.

Et pourtant au matin du quatrième jour, rien ne va plus !

De l’amertume plein le cœur, c’est en larmes que je vais m’isoler dans la chapelle d’adoration pour raconter à ce Jésus ce qui ne va pas . Je me suis sentie si proche de Lui et c’est là que je L’ai rencontré pour la première fois dans mon cœur. Depuis ce jour que je n’oublierai jamais et grâce à la présence de quelqu’un de très sensible et d’attentif à ma souffrance, il m’a été donné de faire une place à l’acceptation.

J’avais peur de me retrouver à nouveau avec ma peine en reprenant le chemin de la vie normale, mais en rentrant dans l’avion qui nous ramène au bercail, un prêtre de notre paroisse m’a rassurée et m’a dit de faire confiance au Seigneur. Je peux vous assurer que j’y croyais très peu ! Mais le lendemain matin, pour lui faire plaisir et lui montrer ma bonne volonté, je suis allée à un temps d’adoration… et j’ai senti que le Seigneur était là ! Je Lui ai parlé comme à un ami et Sa présence auprès de moi m’a aidée à relever la tête avec l’oubli au cœur mais avec une mémoire très fidèle.

Depuis ce jour, je fais confiance à ce Jésus si bon et chaque matin, je passe un temps d’adoration et je remets ma vie entre ses mains avec une infinie confiance

Agnès

Cette année, c’est du 24 au 29 juin que cette session de rencontres, de formation et de prière a lieu à Milan. Vincent et moi y allons. L’expérience ne vous tente-t-elle pas ? N’hésitez pas à nous en parler.

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Jésus, que veux-tu que je fasse comme bouquet ?

Faire les bouquets, c’est me mettre au service de l’Eglise, pour la gloire de Dieu. J’essaie de faire fructifier le talent que j’ai reçu. Pour

moi, c’est une source de joie, d’apaisement, un espace d’espérance, une prière. Le fait de faire les fleurs en partageant avec les autres, c’est une petite flamme qui s’allume en moi (en mon cœur) et me permet de sortir de mes « zones d’ombre ».

Comment ? Je me documente dans les revues, « je ne copie jamais ». Je regarde la nature, les fleurs, les arbres, aucun petit détail ne m’échappe. Je construis le bouquet dans ma tête, je demande l’inspiration de l’Esprit-Saint. Il m’arrive de demander à Jésus : « Que veux-tu que je te fasse comme bouquet ? Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? » Après un moment de prière, l’inspiration me revient. Merci, Père !

Benoîte

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Etre un lien entre Dieu et les enfants

Lorsqu’on est venu me demander de faire partie de l’équipe « Catéchèse - 1ères communions », le fait d’accepter cette mission m’a permis de me restituer en tant que chrétienne de Basse-Wavre et de mieux saisir le rôle que j’y avais. De plus, je pouvais me mettre au service des plus jeunes afin de leur partager mon expérience, ma foi, mes connaissances et être un lien entre Dieu et les enfants.

J’ai encore beaucoup de connaissances à acquérir mais je peux néanmoins leur faire prendre conscience qu’ils sont aimés de Dieu tels qu’ils sont et je peux essayer de leur faire vivre des expériences afin de les intégrer petit à petit dans la communauté chrétienne par la catéchèse et les différentes activités paroissiales.

Outre le fait que le contact avec les enfants m’apporte beaucoup de joie, avoir accepté cette mission m’a permis de connaître de nombreuses personnes et de me sentir bien dans un groupe, une famille qui me permet de faire grandir ma foi.

Danielle

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Neige et prière

Je m’appelle Marie, j’ai 11 ans et demi et il y a un peu plus d’une semaine, je suis partie avec ma classe à Caspoggio en Italie. Il y avait beaucoup de neige et nous avons skié, mais aussi fait des promenades en montagne, du cul-cul ski, du patinage artistique… Bref, nous avons fait plein d’activités et le soir, nous étions fatigués.

Néanmoins, dès que les lumières étaient éteintes, je prenais mon chapelet que ma maman et mon papa avaient glissé dans ma valise et, avec les quelques filles de la chambre qui n’avaient pas l’habitude de prier, nous priions. Trois « Je vous salue, Marie » et deux « Notre Père ». Après chaque prière, nous disions toutes : « Amen ». Puis, j’invitais chacune des filles à dire ce qu’elle avait sur le cœur et de le dire au Seigneur. En même temps, je serrais très fort dans ma main ma petite icône sur laquelle il y avait Marie la Vierge et Jésus que ma maman m’avait donnée juste avant de partir.

Mois, je confiais mes amies et ma famille qui me manquait, surtout ma maman, mon papa, ma grand-mère, ma sœur, mon chat… et aussi mon séjour !!

Bref, aujourd’hui, je suis rentrée, je vais très bien, et je garde un merveilleux souvenir de ce séjour qui s’est très bien passé, … grâce à Dieu !! J’ai appris que mes amies de chambre continuaient de prier le Seigneur et j’en suis super contente !!

Marie

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PRIERES

Tu peux comprendre, ô Marie!

(La maman d'un enfant handicapé se confie à Notre-Dame)

Ô Marie,
comme il te paraissait étrange
cet enfant que Dieu t'avait confié !
Comme tu te sentais démunie, souvent,
devant ses attitudes et ses réflexions.

Tu l'observais, tu l'écoutais
et tu gardais tout dans ton cœur,
bien au chaud, pour le jour où la lumière se lèverait
et où tu comprendrais.

Toi seule peut comprendre, ô Marie,
combien, je me sens démunie
devant l'enfant handicapé,
si différent, que Dieu m'a confié.

Toi seule peut m'accompagner chaque jour,
portant ma croix, pas à pas
auprès de cet enfant si faible humainement.

Toi seule peut comprendre
la joie que je pressens,
jaillissant de cette âme livrée,
abandonnée à l'Amour du Père.

Ô Marie, merci d'être là
et de nous bercer tous les deux dans tes bras !

Revue prier, mai 1997

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Partage

Que nous diras-tu, Seigneur,
au jour de la grande Rencontre,
a nous qui avons partagé le pain eucharistique
sans partager le pain quotidien ?

Que nous diras-tu
si nous nous sommes contentés de belles paroles,
sans faire ta volonté ?

Seigneur Jésus,
tu as partagé jusqu’à ta propre vie
Fais-nous un cœur large comme le tien,
apprends-nous à donner
plus que notre superflu,
apprends-nous à offrir
même notre nécessaire
pour que jamais plus il n’y ait
de nécessiteux.

Revue fidélité

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ETINCELLES

J'ai la conviction ...

Toutes et tous, nous sommes construits de manière bancale. Je ne crois pas qu’il existe un être humain qui se soit construit sans blessure. Notre existence est un édifice dont les fondations sont, inévitablement, faites de bonheur de souffrance, d’ombres et de lumières.

Nous n’avons pas d’autre voie que de construire la maison de notre vie sur les fondations que nous avons reçues. Il faut avoir le courage, un jour, de se poser pour regarder ces fondations. Et c’est sans doute un des combats les plus difficiles que nous ayons à mener : arriver à tourner nos regards vers l’avenir en considérant que nos « fondations » bancales, blessées, ne seront pas pour nous un handicap.

Si la vie sert à quelque chose, c’est à nous donner le temps de grandir, de progresser quelque soit notre point de départ. Plus nous progressons, plus nous nous ouvrons aux autres, plus nous contribuons à ce que le monde aille mieux ou moins mal. J’ai la conviction que nous pouvons être les sculpteurs de notre propre existence, quelle que soit la dureté du bloc de pierre qui nous constitue ...

.... L’épreuve peut mener à une plus grande spiritualité. Elle rend nécessaire, urgente, une réflexion qui ne l’était pas autant avant. La vie m’a fait progressivement découvrir que je ne pouvais pas vivre sans spiritualité. J’ai peu à peu pris conscience qu’il y avait beaucoup à recevoir dans ce domaine. La nécessité de prier quelqu’un, de m’adresser à une entité supérieure s’est imposée à moi.

Aujourd’hui, je n’envisage plus le monde sans une présence bienveillante « au-dessus de nos têtes » et surtout en nous. Je crois pouvoir dire que je ne suis plus jamais seul. Désormais, je fais confiance à quelqu’un. Lorsque je fais silence, il y a des choses qui montent en moi, qui font surface, qui me sont données et qui ne viennent pas de moi. Le silence est la voie qui mène à la paix intérieure....Seule la paix intérieure peut mener à la paix du monde...

... J’ai la conviction qu’il n’y a pas de message plus fort, dans l’histoire de toute l’humanité, que celui du Christ. Un message qui parle encore à des millions de personnes, plus de deux mille ans après sa mort et malgré les trahisons de l’histoire. Preuve à mes yeux qu’il s’enracine dans une vérité profonde.

Yves Duteil
Conversations - Panorama

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La noce

« N’attends pas pour être solidaire que les autres le soient. »

On célébrait une noce. La vie était difficile, mais ils trouvaient que cependant il fallait beaucoup de monde : la joie partagée, pensaient-ils, donne du bonheur partagé.

Il fallait que ce soit la fête pour tout le monde pensaient-ils. « Alors, pourquoi empêcher que notre joie soit contagieuse ? Il y a déjà si peu de bonnes épidémies parmi les hommes. »

Ils demandèrent donc que chaque invité apportât une bouteille de vin : à l’entrée se trouverait un grand tonneau et chacun y viderait sa bouteille de vin ; ainsi chacun boirait du don de chacun et aurait de la joie.

Quand la fête fut ouverte, les serviteurs se rendirent près du grand tonneau de mélange et y puisèrent de grandes cruches. Leur étonnement fut grand quand ils remarquèrent que c’était de l’eau ! Ils furent comme pétrifiés quand ils se rendirent compte que chacun avait pensé : ‘L’unique bouteille d’eau que j’y ajoute ne se remarquera pas, personne ne la goûtera !’

Maintenant, ils savaient que chacun avait pensé ainsi. Que chacun avait pensé : « laissez-moi donc profiter de ce que les autres ont apporté »

Ce fut une rencontre bien insipide, pas seulement parce qu’il n’y avait que de l’eau à boire !

Et quand, à la lune montante, les joueurs de flûte se turent, chacun s’en retourna chez lui en silence, sachant que la fête n’avait jamais débuté !

Parabole chinoise.

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Jamais l'un sans l'autre

La formule concerne le Christ lui-même : jamais l’homme sans Dieu et jamais Dieu sans l’homme . Nous ne croyons pas en un Dieu tellement unique et souverain qu’il ne se manifesterait pas à l’homme. Ce n’est pas le Dieu de l’Islam, c’est le Dieu qui se dévoile, qui se dit et se manifeste dans la faiblesse humaine, dans un visage humain, un Dieu qui affronte la souffrance et la mort .

« Jamais l’un sans l’autre » est vrai aussi de la Révélation : jamais l’Ancien Testament sans le Nouveau, et réciproquement. Le Christianisme est une religion seconde, il germe d’une autre tradition religieuse et d’une autre culture, il ne peut pas totaliser lui-même.

« Jamais l’un sans l’autre » est vrai aussi de la relation à l’autre : aimer Dieu si tu n’aimes pas ton frère est un mensonge, comme le dit Saint Jean. L’amour de Dieu me renvoie à l’amour du prochain. Mais le prochain n’est pas parfait et je ne peux l’aimer correctement que si je vois en lui une image de Dieu : là encore c’est « jamais l’un sans l’autre »

« Jamais l’un sans l’autre » concerne également les relations entre la raison et la foi. Et aussi les relations entre l’Eglise et l’Etat. Lorsque ce dernier veut tout régenter, il devient totalitaire et quand l’Eglise prétend se substituer à lui, elle aussi devient totalitaire.

« Jamais l’un sans l’autre » est une source de fécondité : le christianisme ne peut s’enfermer sur lui-même. Pour cette raison, je crois que les intégristes sont profondément anticatholiques : on ne peut pas clore sur soi-même, on a toujours besoin d’une altérité.

Dieu lui-même vit l’altérité, même si nous avons de la peine à comprendre cela. Croire en la Trinité, c’est croire que Dieu n’est pas célibataire, un parfait solitaire qui se contenterait de lui-même. Ce n’est pas le Dieu d’Aristote qui se satisfait de son propre mouvement : c’est un Dieu de relation, donc un Dieu d’Amour, qui n’est ni fusionnel ni captif, mais qui nous apprend que l’on se reçoit toujours d’un autre

Paul Valadier
dans « CHRETIENS, TOURNEZ LA PAGE »

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Le fil à noeuds

Cf. Mi 7, 18-20 (Dieu pardonne)

Un vieux rabbin racontait :

Chacun de nous est relié à Dieu par un fil.
Et lorsqu’on commet une faute, le fil est cassé.
Mais lorsqu’on regrette sa faute, Dieu fait un nœud dans le fil. 
Du coup, le fil est plus court qu’avant.
Et le pécheur est plus près de Dieu.
Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud,
nous nous rapprochons de Dieu.
Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion
de raccourcir d’un cran le fil à noeuds
et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.
Tout est grâce.

Autrement dit :
Se confesser pour la gloire de Dieu : Dieu trouve sa gloire chez les êtres qui s’ouvrent totalement à son Amour et lui permettent de Se communiquer à eux et au monde.

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VIE PAROISSIALE

Informations

Mercredi 12 mars à 20h15 : 4ème mercredi de la Foi : le Pasteur Emile Carp viendra nous parler de l’essentiel de la foi d’un chrétien protestant. Exposé suivi d’un échange. Salle du Rivage.

Vendredi 28 mars à 18h : messe des familles suivie vers 18h45 dans la salle Maria Pacis du repas de Solidarité avec le peuple de

Haïti. C’est là-bas que Vincent ira en août avec une douzaine de jeunes… et une famille

Mercredi 9 avril à 20h15 : à la Salle du Rivage, 5ème mercredi de la Foi  sur le sacrement de réconciliation : Pourquoi passer par un prêtre ? Comment l’Église présente-t-elle ce sacrement aujourd'hui de manière renouvelée ? Comment s’y prendre pour faire la démarche ?

Lundi 14 avril à 20h : célébration de Réconciliation à Basse-Wavre

Mardi 15 à 20h : célébration de Réconciliation à S. Jean-Baptiste.

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Préparation au baptême

Chaque mois, un couple de la paroisse accueille, avec un des prêtres, les parents qui demandent le baptême pour leur enfant.

Ils le font depuis plusieurs années et souhaiteraient rendre un autre service dans la paroisse. Nous sommes donc à la recherche d’un ou de deux couples qui accepteraient d’accueillir les jeunes parents et d’animer la rencontre mensuelle au sujet du baptême. Merci de réfléchir si cet appel s’adresse à vous.

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Comité de rédaction

N’hésitez pas à monter sur « La Passerelle » !

Partagez avec tous dans cette revue paroissiale un témoignage, une intention de prière, une prière, une méditation, une réaction sur un article que vous avez lu et qui vous a marqué !

Par ailleurs, le comité de rédaction serait heureux d’accueillir en son sein toute personne désireuse de renforcer l’équipe, en privilégiant une candidature féminine. Eh oui, mesdames, votre sensibilité nous manque !

Christian Vinel, rue du calvaire, 2 – 1300 Wavre - Tél. 010.22.71.80 – E-mail cvinel@catho.be

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