Passerelle numéro 30

Avril-Mai 2003

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
         - Au nom de Dieu
Agenda paroissial
Vie du Sanctuaire
Echos
        - Merci à Madelon
        - L'équipe d'Animation Paroissiale en récollection
        - Renontre avec Tim Guénard
        - Pour reconstruire

Témoignages
        - Porter la communion aux malades
        - Ma profession! infirmière

Prières
        - Trésor de la prière
        - Prière à Marie

Spiritualité mariale
Etincelles
        - Après la "Fête""
Informations

        - Salle Maria Pacis
        - Vie montante
        - Journée avec les aînés, les personnes malades et handicapées du Brabant Wallon.

Un petit bout d'histoire


" … Il n'est plus ici, … Il vous précède… "

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EDITORIAL

Au nom de Dieu

Que ne dit-on pas, que ne fait-on pas au nom de Dieu, que ne justifie-t-on pas en l’invoquant !
Même les troupes militaires l’ont «incorporé » à la tête de leurs bataillons.
Pauvre Dieu comment vas-tu gérer ce dédoublement de la personnalité ?

Et il paraît que nous vivons dans un monde désacralisé où les références religieuses sont confidentielles ou réservées à des initiés dans des cercles restreints.
Pourtant, jamais les invocations, la méditation - généralement orientale - n’ont autant séduit les gens avides de changements et pressés. Les hôtelleries monastiques et autres lieux de retraites et de ressourcement n’ont jamais autant été courus. Les livres qui se vendent bien en librairie sont ceux qui invitent à l’aventure intérieure, à la méditation ... à base de plantes ..., à l’accomplissement de soi.

Ces «va-t-en guerre» ne se trompent-ils pas de Dieu ? Ces retours à l’intériorité ne risquent-ils pas de se faire sans Dieu ?

A Marie-Madeleine qui le rencontre au tombeau sans le reconnaître, Jésus dit «Va trouver mes frères » (Jn 20,17) et elle part leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est vivant ; Il a vaincu le mal et la mort. Christ est ressuscité.

Nous aussi, chrétiens, nous sommes envoyés vers nos frères pour annoncer l’Evangile, cette Parole qui change notre regard et permet de voir les choses autrement.
Ces frères, ce sont d’abords nos proches, mais aussi ceux que nous rencontrons au travail, dans notre voisinage ou à l’occasion de nos loisirs. La démarche est parfois bien difficile : aller vers eux malgré leur différence d’opinion, de couleur de peau, d’habitude de vie ; les trouver souffrants, isolés, malades, exclus, pauvres...

Plutôt que d’accaparer Dieu pour sa propre cause, au lieu de rêver à l’inaccessible bien-être, généralement individualiste, sinon égoïste, nous sommes conviés à la rencontre des autres, au nom de Dieu, par Jésus ressuscité, afin d’œuvrer à la paix dans notre environnement et, par une sorte d'osmose, dans le monde et de mettre le progrès au service de l’homme.

Ah ! si nous avions pu rencontrer Jésus en chair et en os, notre démarche aurait été plus facile, plus forte. Peut-être..., mais aller vers les autres pour leur dire par nos paroles et nos gestes d’humanité qu’il sont dignes d’être aimés n’est-il pas le passage privilégié pour rencontrer Jésus ?
"J’avais faim et vous m’avez donné à manger. J’étais étranger et vous m’avez accueilli. J’étais prisonnier et vous m’avez visité. ... Tout ce que vous avez fait au moindre des miens, qui sont mes frères, c‘est à moi que vous l’avez fait" (Mt 25,40)

Guy Thomas

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AGENDA PAROISSIAL

Vendredi 9 mai à 15h30 : sacrement des malades (voir journal Dimanche de Pâques)
Mercredi 14 mai à 20h15 à la salle du Rivage : Mercredi de la foi " Prier le chapelet, une prière d'Evangile "
Dimanche 20 mai à 11h : messe de professions de foi
Jeudi 5 juin : journée avec les aînés (anciennement journée des malades) : de 10h à 15h30. Bienvenue à tous ! (voir page 18)

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VIE DU SANCTUAIRE

Vous avez dit " Jeudis de lumière " ?

Cinq " temps forts " de la vie du Christ, cinq temps " de lumière " sont proposés à votre découverte par l'équipe du Sanctuaire.
Chacune, chacun, est appelé à participer à un " partage d'Evangile " centré sur le " temps " proposé, puis à le méditer dans la prière, avant de le vivre dans une courte Eucharistie, suivie d'une collation fraternelle.
Trente-deux personnes du Brabant Wallon et de la région de Bruxelles ont vécu cela en mars ; peut-être, serez-vous des nôtres demain ?

Michel Buysse

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ECHOS

Merci à Madelon

Pardonnez cette impertinence, Sœur Emmanuelle (Madeleine Cinquin, de son nom laïc), mais c'est ainsi que vous vous êtes appelée lorsque vous nous avez parlé de la genèse de votre vocation religieuse.

Une église Saint-Jean-Baptiste comble, ce 16 mars, comme aux grands jours, mais c'était un grand jour.
Une petite dame d'apparence fragile et le renommé père Tomy Scholtès, d'apparence robuste, sont assis côte à côte dans le chœur, devant une table, prêts au dialogue.
"Je ne vois que des cheveux et je voudrais voir des yeux" et avec l'aide de quelques-uns, la petite religieuse se retrouve hissée et assise sur la table.Le décor est planté, l'atmosphère est créée et les applaudissements fusent.

Il ne fut pas question des ses œuvres accomplies en Egypte, au Soudan et ailleurs. Non, elle a parlé de sa foi, de la vie, de la famille, des jeunes et de la souffrance.

Il est difficile de résumer la densité de son message et on ne s'y prêtera guère.

Elle sait qu'elle est une aimée de Dieu et que tout un chacun, même s'il ne le sait pas, même s'il n'y croit pas est un aimé de Lui. Ce qui la motive, c'est sa foi en Dieu mais aussi en l'homme.

La vie, tant pour les familles que pour les jeunes, malgré les fatigues et les tracas, il faut en jouir, dédramatiser, car il n'y en a qu'une. Il faut danser, il faut chanter. Les petits plaisirs ne sont pas à rejeter, mais il convient d'aller plus loin et de faire de sa vie un échange de joie avec les autres. La joie, c'est une autre dimension, c'est le long terme. Elle doit faire fi des humeurs passagères pour résister et s'affranchir dans la durée.

Comme le petit enfant qui essaie, avec un simple coquille, de «verser la mer» dans un trou creusé dans le sable, nous ne transvaserons jamais complètement l'océan de la souffrance humaine, mais par notre persévérance nous réussirons à en vider quelques parts, à alléger certaines misères et à transmettre un peu d'amour, car tout être humain aime et a besoin d'être aimé.

Ce petit bout de femme surprend par sa simplicité, son franc-parler et son tutoiement qui peuvent parfois déranger certains "trop bien pensants".

A 95 ans Sœur Emmanuelle poursuit son travail auprès des plus démunis par son inlassable dynamisme, par ses témoignages et par le biais de l’association qu’elle a jadis créée : "Les Amis de Sœur Emmanuelle".

Merci Sœur Emmanuelle, pour votre enthousiasme que l'on espère contagieux, pour vos paroles réconfortantes et pleines d'optimisme, pour votre confiance en Dieu et par Lui dans l'humain, pour le message d'amour que vous transmettez.
Merci également au père Scholtès qui a animé cet échange chaleureux.

Guy Thomas

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L'équipe d'Animation Paroissiale en récollection

Le samedi 22 mars 2003, les membres de l’Equipe d’Animation Paroissiale (EAP) ont participé, certains en compagnie de leur conjoint, à une retraite animée par Monsieur le chanoine Hudsyn, dans le cadre du monastère des Bénédictines - Ste Gertrude -, à Louvain-la-Neuve.

Après un enseignement sur l'Eglise, chacun a pu partager ses réflexions sur son rapport à l'Eglise et sur l'identité et la mission de celle-ci.

Cette journée fut très riche et il est impossible d'en relater ici toute la profondeur.

On fait Eglise parce que Dieu nous y a appelés et qu'on a décidé de Lui répondre. Faire Eglise, c'est une mission que Dieu nous confie, c'est rendre visible le corps du Christ. Cet appel est vécu avec d'autres : on ne devient ni ne reste chrétien tout seul.

L'Eglise est le signe et le moyen d'une union entre Dieu et les hommes et des hommes entre eux.

C'est le lieu où l'on apprend à connaître et aimer Dieu. L'Eucharistie, centre de la vie chrétienne, en est le signe principal.

La spécificité du chrétien, ce n'est pas de s'aimer les uns les autres mais de reconnaître que Dieu est à la source de cet amour. L'Eglise est un lieu de communion et de relation fraternelle mais pas nécessairement amicale. C’est un peuple diversifié où l’on ne se choisit pas, où le Christ nous donne les uns aux autres.

L'Eglise doit lutter contre tout ce qui déshumanise, car le rêve de Dieu est de rassembler toute l'humanité dans une fraternité universelle.

L'Eglise est un lieu de communion avec tous les saints, Eglise invisible composée de témoins qui renforcent notre Foi.

Un grand merci à Monsieur le chanoine Hudsyn et aux Bénédictines qui nous ont accueillis dans un lieu calme propice au recueillement.

Danielle

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Rencontre avec Tim Guénard

Nous entrons dans la Collégiale de Nivelles. L’homme que nous apercevons loin devant, dans le chœur, est assis, calme et inquiet, dirait-on. Tim Guénard, car c’est de lui qu’il s’agit, se lève enfin, et s’avance timidement devant l’autel.

De notre place, Tim me semble jeune, très jeune. Pas tant par son physique – il est loin, je ne le distingue que mal- que par ses gestes, son attitude, sa voix. Pourtant, quand il commence à développer l’histoire qu’il nous conte – l’histoire de sa vie triste et belle à la fois – je réalise que c’est véritablement un puits d’expérience vivant qui se tient devant nous. Avec des mots simples, parfois enfantins, avec ses mains, ses tripes, Tim nous explique la vie de quelqu’un que tout semblait avoir abandonné. L’espoir, la chance, le bonheur…Les aventures d’un jeune homme qui longtemps a ignoré qu’au moins une personne l’aimait : Dieu, son Père, son Frère, son Souffle.

Tim est certes un puits d’expérience humaine, mais un puits jaillissant, comme si une Force extraordinaire puisait de ces joies, de ces peines douloureuses, l’essence même de la Joie de Pâques, de la vie « malgré tout », de l’Amour qui convertit. Converti, oui. Tim Guénard est un converti au Bonheur. Et il sait le faire comprendre. Un bonheur qu’il utilise comme une arme pour chasser chaque jour les vieux démons de la violence qu’il avoue encore avoir en lui aujourd’hui. Voilà la vraie Joie de Tim : convertir la violence, héritée de ses sombres années, en Amour... un travail du quotidien.

Le conteur a fini de conter. A sa demande, l’assemblée applaudit le « Big Boss » comme l’appelle Tim, qui nous regarde paisiblement, du haut de sa Croix. Avant de partir, nous allons voir de plus près cet homme qui nous a tenu en haleine pendant cette soirée d’écoute.

Son visage. Nous ne voyons que lui. Ce n’est pas celui de la jeunesse, comme l’exprimait sa voix, ses gestes. Non, c’est le visage taillé par la brutalité de l’être humain, je devrais dire « martelé ». Un visage marqué à jamais, brisé, cassé. Le visage bon, pourtant, d’un Papa qui n’a pas eu de véritable Papa sur la Terre. Et, au milieu de ce visage de « brute », comme dirait Tim, des yeux vivants d’homme debout. Des yeux qui ont vu la Haine et le Mal au cœur de l’homme, mais qui n’ont voulu y comprendre qu’Amour.

Guillaume Godin

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Pour reconstruire

Pour reconstruire Un enfant qui se lézarde, un adulte qui tombe en ruine, il lui faut quelqu'un qui le regarde joliment et qui ait confiance en lui. Pour restaurer une vieille baraque, il faut du sable et du ciment.
Pour reconstruire un être humain, il faut un grand portail marqué " espérance ", ouvert 24 heures sur 24...
Et le ciment, c'est " j'ai confiance en toi ".

Tim Guénard

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TEMOIGNAGES

Porter la communion aux malades

Porter la communion était pour moi une mission très importante, mais en étais-je digne ? Avant de dire oui, j'y ai réfléchi, puis j'ai accepté lorsque l'Abbé Darche m'a dit : " Si vous prenez du temps en semaine pour rencontrer le Seigneur, c'est que vous y croyez ; on ne demande pas cela à n'importe qui.

Et me voilà lancée dans une magnifique mission où je donne une après-midi par semaine au Seigneur. Etant à l'écoute des malades, les réconfortant par la présence de Notre Seigneur, qui est toujours accueilli et attendu, j'ai remarqué que, en allant la veille à l'Adoration et Lui demandant qu'Il m'habite et qu'Il me rende transparente à Sa Présence, les malades sentent vraiment Son Amour et me remercient en me disant: " C'est vraiment le Bon Dieu qui vous envoie; j'ai repris des forces, revenez la semaine prochaine ! "

Merci Seigneur pour tous ces échanges profonds où Tu es présent, pour toutes ces personnes qui par l'exemple de foi de leur voisin de chambre sont revenus à Toi ; et pour tous ceux qui, au seuil de leur grand voyage, ont mis toute leur espérance en Toi, heureux de Te retrouver. Et ceux qui se sentent en fin de vie, font cette prière : " Merci Seigneur pour cette vie heureuse que tu m'as donnée et pardon pour mes manques d'amour ".

Quant à moi, je Te remercie, Seigneur, d'être portée par une bonne équipe : nous semons humblement grâce à Ton Esprit et nous récoltons au centuple.

Monique Froidmont

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Ma profession! Infirmière

Et pourquoi donc choisir le métier d'infirmière quand on sait qu'on verra souffrir notre prochain ? Pour moi, être infirmière, c'est bien plus que ça. On ne peut pas cantonner un tel métier à son aspect le plus négatif et le plus douloureux car on oublie de parler de l'aspect humain.

Quand j'arrive à la clinique pour prendre mon service et que je vois les yeux des patients, parfois remplis d'angoisse à l'idée de ce qui pourrait les attendre, souvent pleins de confiance parce qu'ils savent qu'ils seront pris en main par des professionnels, je me sens utile. Dans ces regards, par cette confiance, j'y puise la force de pouvoir aborder les aspects plus difficiles de mon métier, l'issue parfois inéluctable de la maladie. Ma foi m'aide à affronter la dure réalité de la maladie, cette foi qui me fait comprendre que Dieu reste à nos côtés, quoi qu'il advienne dans la souffrance comme dans la joie de la guérison.

Être infirmière, c'est aussi et essentiellement être à l'écoute du patient et de son entourage, de ses angoisses, de ses désirs, afin de pouvoir l'aider à surmonter l'épreuve de la maladie. Parfois aussi devoir l'accompagner jusqu'à sa mort.

Il ne faut pas se voiler la face, le métier d'infirmière, s'il est souvent gratifiant, est aussi bien des fois très ingrat : la douleur rend parfois l'être humain injuste et quand on nous reproche de ne pas avoir fait tout pour sauver un proche, je me sens désarmée et meurtrie. Mais très vite, ce sentiment disparaît au contact des autres, de ceux qui se rendent compte que nous ne sommes, nous-mêmes, que des êtres humains qui souffrent avec eux, qui espèrent avec eux et qui croient profondément en ce qu'ils font.

Choisir le métier d'infirmière, c'est aussi le choix d'une vie de famille " chahutée " : des horaires décalés, des week-ends à la clinique plutôt que dans son jardin ou simplement auprès de sa famille. Mais ça aussi, nous l'acceptons de bonne grâce, parce que la douleur des gens ne s'arrête pas une fois la porte fermée derrière soi. On est bien loin de la vie de " fonctionnaire " de la plupart d'entre nous et les simples tâches de la vie quotidienne peuvent parfois se révéler être un véritable casse-tête !

Finalement, je pense qu'être infirmière, c'est un peu un sacerdoce : on ne devient pas infirmière, on naît infirmière ! Aimer le contact social, prendre plaisir à aider les autres, à soulager les douleurs, ça ne s'apprend pas et si on n'est pas ouvert à autrui, mieux vaut se tourner vers une autre profession. Et tout ça en fin de compte pour entendre de la bouche de nos patients un simple petit mot, mais un des plus beaux qui soient :

Merci !

Carine Miclotte

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PRIERES

Trésor de la prière

Quand l’homme sent ainsi le secours de Dieu,
quand il sent que Dieu est là et qu’il lui vient en aide,
son cœur aussitôt est comblé de foi.

Et il comprend que la prière est
le refuge du secours,
la source du salut,
le trésor de la confiance,
le port dégagé de la tempête,
la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,
le soutien des faibles,
l’abri au temps des épreuves,
l’aide au plus fort de la maladie,
le bouclier qui délivre dans les combats,
la flèche lancée à l’ennemi.

En un mot, la multitude des biens entre en lui par la prière.

 

Isaac le Syrien, VIIème siècle

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Prière à Marie

 

Donne la paix à notre terre
Ô Mère de miséricorde,
Nous confions à ton cœur et à ton amour
Le peuple entier et l'Eglise de cette terre.

Garde-nous de toute injustice,
De toute division,
De toute violence et de toute guerre.
Garde-nous de la tentation
Et de l'esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous !

Aide-nous à vaincre
Le doute par la foi,
L'égoïsme par le service,
L'orgueil par la mansuétude,
La haine par l'amour.

Ô mère du Christ,
Sois notre réconfort
Et donne force à tous ceux qui souffrent :
Aux pauvres,
A ceux qui sont seuls
Aux malades
Aux non-aimés,
Aux abandonnés.

Donne la paix à notre terre civilisée
Et à tous, la lumière de l'espérance.

Jean Paul II

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SPIRITUALITE MARIALE

Suite de la méditation du Père Michel MORY, m.s. (…)

Je te salue, Marie,
Mère pleine de délicatesse,
attentive à toutes nos recherches de ce Dieu
que nous pensons si loin et qui est tout proche.
Tu sais combien il nous prend au dépourvu,
depuis le jour de sa fugue au Temple de Jérusalem.
Tu l'as si souvent cherché sur une route, un chemin,
où tu pensais le trouver, et lui, ton Fils, était ailleurs.

Au calvaire, tu l'as retrouvé,
au terme de sa course folle.

Tu étais là, au pied de la croix
pour vivre avec lui,
l'heure ultime de la séparation et de la mort.
De ton grand Fils, tu as tout partagé :
la folie et l'échec de la croix aussi !

Je te salue, Marie,
avec toi, c'est chacun d'entre nous qui cherche Dieu,
sans bien comprendre ses paroles,
ses gestes, ses décisions, ses orientations.

Tu es la Mère des obscurités de notre foi.
Au clair matin de nos vies,
tu réveilles bien des événements à notre coeur.

Creuse avec nous tous nos " pourquoi ".
Aide-nous à les réfléchir, à les méditer,
à les prier dans le silence.

Apprends-nous à faire confiance à ce Dieu apparemment absent,
qui se tait quand nous lui parlons pour comprendre l'avenir.
Cet avenir qu'il nous trace,
ce chemin qu'il nous propose,
cette vie nouvelle qu'il nous façonne :
car il veut faire de nous des vivants !

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ETINCELLES

Après la "Fête"

Ca y est ! Grâce à Lui, notre chemin est tracé ! Il n'y a plus qu'à Le suivre… Mais, restons réalistes.
Vous comme moi, nous savons que 'les lendemains de fête sont des jours de désenchantement'. Oh, pas tout de suite, mais, au fil du temps, la joie, le plaisir accumulés ne sont plus resplendissants, le voile du 'train-train' vient en ternir l'éclat.
Et pourtant, rappelez-vous quel enthousiasme vous animait tout au long de la préparation.
Qui inviter à la fête ?
Qui pourra nous donner un coup de main, pour que la maison soit accueillante, que l'apéro soit au goût de chacun, que l'entrée soit un régal, que le plat consistant sorte de l'ordinaire, que le dessert soit à la hauteur du reste, … sans oublier les boissons…
N'est-il pas vrai que, lorsqu'on invite quelqu'un, c'est rarement à l'improviste, c'est souvent 'pré-médité'… " prends ton agenda, fixons une date ".
Beaucoup d'entre vous se reconnaîtront dans cette description du " quotidien ".

Et Pâques là-dedans ? Cette fête de tous les possibles à vivre, des réconciliations en profondeur, de la vie retrouvée, du souffle qui anime et rend 'communiquant'… Pour arriver à cette fête, rappelez-vous, il y a eu le carême, avec un mercredi pour nous rappeler…'les cendres', la Laetaré, pour que l'on puisse souffler un peu, mais aussi se recentrer, le Dimanche des " Rameaux ", rempli de joies et d'acclamations (le grand jour arrive !).
Mais aussi, la Semaine Sainte, commencée par une réconciliation collective et individuelle, la messe 'Chrismale' rassemblant tous les " Ministres volontaires du Seigneur ", le Jeudi Saint, mémorial qui nous a rappelé que notre mission c'est d'abord de servir les autres, le Vendredi Saint, qui nous a indiqué le chemin de l'Amour total sous le mépris, les quolibets, les trahisons…la peine immense d'une mère, l'attachement discret et filial d'un disciple…., le silence de la mort…, la veillée du Samedi Saint, jour de toutes les gloires, de tous les possibles, de tous les recommencements, de tous les amours sublimés, de tous les vrais 'mercis' que l'on dit du fond d'un cœur renouvelé, ré-animé…
Cela valait la peine de vivre la préparation pour participer à la fête…et cela vaut la peine de prolonger la fête, pour vivre plus en paix, plus solidaires, plus frères et sœurs,… pour être des chrétiens crédibles aux yeux du monde.

V.Mailleux

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INFORMATIONS

Salle Maria Pacis

Ca y est ! Les travaux de mise en conformité pour la sécurité incendie et électricité sont terminés ! La salle, notre salle, votre salle est à nouveau opérationnelle.

Bien sûr, il reste des travaux de finition à réaliser : dépoussiérage, nettoyage des châssis et fenêtres, récurage des armoires, peintures diverses…(qui est 'de bonne volonté' pour assister les membres du comité de gestion ?).

En dehors des activités paroissiales et du sanctuaire qui sont prioritaires, telle qu'elle est, la salle peut accueillir les activités familiales , communions, anniversaires, mariages…, soupers moules ou spaghettis, concours de whist ou de couyon, ….toutes les circonstances de la vie qui nécessitent un endroit d'accueil. (avec facilité de parking, sécurité des jeux des plus petits)

Les conditions de location sont définies et disponibles auprès de Christine Debroux, la sacristine de la paroisse, responsable des locations .
(téléphone : 010/22.25.80 les mardi, mercredi, jeudi de 10 à 12 heures , ou venir la rencontrer à la Basilique tous les jours ouvrables, sauf sur le temps de midi.)

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Vie montante

C'est l'appellation d'un mouvement d'amitié, de spiritualité et d'engagement présent en Wallonie et à Bruxelles. A Wavre, un groupe de 12 personnes de plus de 55 ans se réunit chez les Sœurs de la Providence le 2° lundi de chaque mois de 14h30 à 16h45. Sous la houlette d'un conseiller spirituel, elles approfondissent ensemble l'Evangile de la veille. Ensuite la messe puis le verre de l'amitié. Le tout au 1er étage, accessible par un ascenseur. Une journée d'excursion par an réunit des membres de différents groupes.

Si ceci vous intéresse, vous pouvez prendre contact avec Yvette Kaise, tél : 010/22.39.71.
Il y a la possibilité d'être cherché à domicile.

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Journée avec les aînés, les personnes malades et handicapées du Brabant Wallon.

Jeudi 5 juin.
Au programme : à 10h, accueil ; à 10h30, l'abbé Ph. Weber parlera de nos solitudes.
A 11h30, un coup de mains de votre part est attendu pour la distribution du potage et du café. A 13h30, chapelet, puis à 14h, Eucharistie chantée.
Chacun est invité à y participer selon ses disponibilités.

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UN PETIT BOUT D'HISTOIRE

Avant d'entamer une biographie de Saint-François d'Assise, dont une statue récente orne notre Basilique, il faut se souvenir que François fit, au cours des Croisades, une audacieuse et impressionnante visite au Sultan d'Egypte en vue de le convertir. Cette initiative en apparence infructueuse ne devait porter des fruits que plus tard. Nous en parlerons dans un prochain article.
Au cours de cette visite, la tradition rapporte que François accompagna le sultan dans une mosquée, tout en précisant qu'il y prierait son Dieu, ajoutant cette phrase qui survole huit siècles : " Dieu est partout " Récemment, au cours d'une visite au Vatican, un ministre irakien se vit remettre une copie d'un texte précieux ramené d'Egypte par François. Cela se passait avant le début du conflit actuel.
A méditer !