Passerelle numéro 32

Septembre 2003

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

 

Sommaire

Editorial
        - Marketing et Evangélisation
Vie Paroissiale
        - Flash sur ...Jean-Marc de Terwangne

Prières
        - Seigneur ...
        - Qui les conduira vers Toi

Témoignages -
        Notre-Dame de Basse-Wavre en Haïti
        - A la rencontre des souvenirs
        - "HAITI"
        - L'important n'est pas de faire mais d'être
        - Travailler, rencontrer, chanter, célébrer, prier
        - Messes créoles
        A propos de "La Passerelle"

        Vennez dans un endroit désert...
Echos
        - 23 août : concert
Annonces
        - Pélerinage à Lourdes 2004


EDITORIAL

Marketing et Evangélisation.

Une nouvelle année pastorale débute. L’année du service est passée. Mais le service demeure : l’Eglise ne l’abandonnera jamais. La nouvelle année est sous le signe de l’annonce. La suivante sera consacrée à la liturgie et aux sacrements. Enfin, nous clôturerons ce parcours par une année entièrement consacrée à la prière. Dans son programme pour le troisième millénaire, le pape demande souvent que chaque Eglise locale devienne une école de prière.

En un temps où règnent le marketing et les techniques de vente, l’évangélisation risque de devenir un avatar de ce type d’entreprise. Nous recevons des plaintes légitimes contre une manière d’évangéliser « en glissant le pied dans l’embrasure de la porte » comme le font certaines sectes.

Mais l’évangélisation est d’un tout autre ordre. Les techniciens de vente ciblent surtout le champ dans lequel leur message doit tomber : ils analysent la terre et calculent froidement les chances de productivité. Ils ne « sèment » pas là où l’humus a peu de chances de produire. Le marketing utilise des moyens populaires.

Les chrétiens sèment partout. Ils refusent de décider eux-mêmes où se trouve la bonne terre. Et surtout, quand ils évangélisent, ils regardent d’abord ce qui vient d’en haut - le soleil et la pluie – et ensuite vers la qualité du champ. La vraie fertilité vient d’en haut. L’évangélisation s’opère par « la force d’en haut ».

Par conséquent, celui qui ne veut pas annoncer l’Evangile de manière stérile doit, avant tout, se retirer dans le Cénacle avec Marie et les Onze pour y recevoir le « feu de l’Esprit ». C’est vraiment indispensable à une époque où nous avons peu de succès apparent et peur de l’avenir. Le premier fruit de l’expérience du Cénacle est bien d’éprouver que l’évangélisation n’est pas l’œuvre de l’homme mais bien celle de la grâce qui opère en nous. Le véritable « acteur », c’est d’abord Dieu, et ensuite « nous-avec-Dieu ».

Le rassemblement au Cénacle produit encore un autre fruit : l’entente. Le fait de prier ensemble avec Marie nous permet de surmonter la division et l’éparpillement. En un temps où chacun pour soi apporte le combustible de ses propres références théologiques et sensibilités culturelles au sein de l’Eglise, il y a déjà trop de petits foyers éparpillés que le vent éteint rapidement. Ce qu’il faut, c’est un unique feu de Pentecôte qui peut consumer tous les obstacles : un feu qui vient de Dieu et non de nos propres références. Avant de penser et de planifier l’évangélisation, prions d’abord ensemble, d’un cœur unanime et avec persévérance, longtemps et patiemment. Bien avant de nous pencher sur nos plans et stratégies.

Car loin de tout marketing ou management publicitaire, c’est Dieu qui œuvre à travers nous : « Voici que je vous envoie », dit Jésus. Cela implique encore bien d’autres conséquences. Mais il y aura encore d’autres « Propos du mois » pour en parler…

Rendons-nous donc tous au Cénacle !

+Godfried Cardinal Danneels Archevêque de Malines-Bruxelles
Article tiré de la revue de notre diocèse « Pastoralia » - Août-septembre 2003

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VIE PAROISSIALE

Flash sur…notre nouveau vicaire J.-M. de Terwangne.

Au début de ce mois de septembre, nous avons accueilli à Notre-Dame de Basse-Wavre notre nouveau vicaire, Jean-Marc de Terwangne. Jean-Marc a aimablement accepté de se prêter au jeu de nos interviews habituels, intitulés « Flash sur… ».

Jean-Marc, quel est votre parcours apostolique depuis que vous êtes prêtre ?

J’ai reçu la grâce de l’ordination sacerdotale le 18 septembre 1999. Depuis lors, mon parcours connaît les déplacements ! En effet, je fus d’abord vicaire à Court-Saint-Etienne et Hévillers pendant 6 mois au terme desquels je devins vicaire à Waterloo Saint-Joseph pour une période de trois ans et demi, jusqu’à ma nomination comme vicaire chez vous à Basse-Wavre.

Avant que je ne sois prêtre, j’ai été envoyé comme séminariste en stage pendant deux ans à la paroisse de l’Annonciation à Ixelles et ensuite à la paroisse Sainte-Gertrude à Tubize où j’ai été ordonné diacre. Ces deux stages m’ont profondément marqué et font partie des événement vécus qui me font vivre aujourd’hui.

En arrivant comme vicaire à Basse-Wavre, quelles missions particulières vous ont été confiées ?

Je reçois les missions particulières d’accompagner la catéchèse de première communion, une année de catéchèse de profession de foi, la préparation à la messe jeune qui a lieu une fois par mois, être également présent dans le cheminement à la confirmation et petit à petit être présent dans l’équipe d’accompagnement des Jeunes Chrétiens en Route.

Outre cela, il y a ce qui se vivra en alternance avec l’abbé Christian tel que la messe des familles qui a lieu le premier dimanche de chaque mois, ainsi que la vie habituelle d’une paroisse, tels que les funérailles, les baptêmes, les mariages. Enfin, j’allais oublier de signaler ma présence au sein de la cellule-mère au niveau des cellules paroissiales d’évangélisation.

Avez-vous déjà eu l’occasion de prendre contact avec des paroissiens ? Quelles sont vos premières réactions ?

Prendre contact avec les paroissiens se fait petit à petit, au fil des activités et des réunions. J’ai bien sûr déjà eu quelques contacts qui m’ont laissé plutôt sur une bonne impression, une impression d’accueil. Il est un peu tôt pour m’étendre plus longuement sur cette question ; car au jour où je réponds à vos questions, je ne suis à Basse-Wavre que depuis 10 jours ! Ceci dit, j’ai été heureux de voir autant de jeunes enfants à la messe du dimanche matin, c’est un signe encourageant. A une époque où les relations entre grands-parents et petits-enfants sont plus fortes que par le passé, le défi de nos communautés paroissiales est, me semble-t-il, de lancer des ponts entre les générations, des ponts au service de la vie, et de la vie de foi en particulier ; chacun ayant sa place, chacun méritant l’attention qui lui est nécessaire, quel que soit son âge, du plus jeune au moins jeune !

Connaissez-vous Basse-Wavre en tant que lieu consacré à la Vierge Marie ?

Je vais peut-être vous étonner, mais je ne connais pas encore l’histoire qui lie Marie à la paroisse de Basse-Wavre. Je le disais le 7 septembre, j’ai tout à découvrir, tant du point de vue de la paroisse, que du sanctuaire et de la vie à Wavre. Je compte sur le Seigneur, la Sainte Vierge et vous, paroissiens, pour m’y aider. Tout ce que je sais, sans connaître l’histoire de Basse-Wavre, c’est que là où est Marie, la douceur est appelée à se répandre et que le Christ n’est jamais loin puisqu’elle n’a d’autre mission que de nous conduire vers Lui qui est Chemin, Vérité et Vie .

Est-il facile de vivre son engagement de prêtre dans la société actuelle ?

Chaque époque a, me semble-t-il, ses caractéristiques et ses difficultés qui lui sont propres. Bien sûr, aujourd’hui, il ne faut plus devenir prêtre pour jouir d’une reconnaissance sociale au sein de la société ; mais devient-on prêtre pour cela ? Cela s’est sans doute vécu dans le passé, mais c’est une bonne chose que ce ne le soit plus aujourd’hui chez nous. De même qu’on ne devient plus prêtre aujourd’hui dans l’esprit d’être celui qui « sait » face aux laïcs qui ne « savent pas ». Et il est bon qu’il n’en soit plus ainsi. Le prêtre doit grandir dans sa vie de foi autant que chacun, même s’il a une mission particulière au sein de la communauté. Il est, avant tout, membre de la communauté à laquelle il est envoyé. Chacun, prêtres et laïcs, nous avons à nous laisser enseigner les uns par les autres avec nos charismes et missions propres au sein de l’Eglise. Le prêtre guide un troupeau dont il fait partie et qui est en recherche d’une découverte toujours plus grande et plus fine de l’amour de Dieu, du Christ, pour ce troupeau qu’est l’humanité et pour chacune des brebis qui le constituent. Bien sûr, sous certains angles, c’est moins confortable pour le prêtre (que jadis), mais cela sonne plus juste, me semble-t-il !

Voilà un des aspects qui caractérisent peut-être notre époque.

Pour répondre sous un autre angle à la question que vous posez, vivre un engagement n’est jamais simple, précisément parce qu’il s’agit d’un engagement. Or, nous vivons dans une culture où l’engagement est de plus en plus difficile, car dévalorisé. Sous cet angle-là, vivre son engagement de prêtre n’est pas plus simple que de vivre son engagement de couple dans le mariage.

Qu’attendez-vous des paroissiens de Basse-Wavre ?

Qu’ensemble, à l’écoute de l’Esprit-Saint, nous continuions de construire l’Eglise du Christ qui se trouve ici.

Propos recueillis par André Lepage.

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PRIERES

Seigneur,

Il y a de ces matins de tendresse où tout, les gens et les choses, vous disent : « Je t'aime... »
Il y a de ces midis de lumière où la nature tout entière vous répète :
« C'est bon la vie... »
Il y a de ces soirées de beauté où les étoiles elles-mêmes vous murmurent :« Tu n'en finiras jamais de t'émerveiller... »

On a l'impression de marcher sur des tapis de velours, de naviguer sur des eaux moirées et de voler dans des ciels d'azur.
On se sent capable de tenir l'univers dans ses bras, d'abattre des forêts entières, de vivre mille vies. C'est merveilleux !

Mais il y a aussi de ces nuits de grande noirceur où l'on se répète sans cesse : « Quand cela va-t-il finir ? »
Il y a des hivers de tristesse où l'on se dit comme Job : « Périsse le jour où je suis né ! »
Il y a de ces nuits de douleur où l'on crie à s'époumoner : « Je n'en peux plus ! »

On a des nœuds dans l'estomac, des questions sans réponse plein la tête, des problèmes plein les bras.
On est sans espoir, sans élan, sans souffle.
On voudrait mourir. On est las de traîner sa vie. C'est terrible !

Aux jours de doux temps comme aux jours de tempête, «reste avec nous. »
Pour la lumière, merci ! Et pour les ténèbres, à l'aide !

Que je ne t'oublie pas quand il fait beau et que je ne t'accuse pas quand il fait mauvais

Jules Beaulac

 

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Qui les conduira vers Toi

 

Seigneur, tant de jeunes autour de nous
ignorent ton nom et ton amour.

Les uns, indifférents, satisfaits,
ne se soucient pas de Toi.

D'autres révoltés, sans joie, sans but,
comme un troupeau sans berger,
avancent sur une route sans issue.

Qui leur montrera la vraie voie ?
Quelle parole les orientera vers toi ?

Aide-nous à être pour quelques-uns
une lueur sur leur chemin,
un jalon, un repère

qui les conduira vers toi,
vers Toi seul, recours de toute vie.

 

Tiré du livret "Je parle avec le Seigneur"

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TEMOIGNAGES

Notre-Dame de Basse-Wavre en Haïti

Au cours de cet été, un groupe de jeunes s'est rendu outre-mer, en Haïti, pour vivre une expérience de partage et de solidarité.
Quelques-uns uns témoignent ci-après.
Rendez-vous vous est donné à la messe dominicale du 5 octobre prochain (messe-témoignage - 10h30), animée par cette équipe. Ils tenteront de partager avec la communauté paroissiale la richesse de leur expérience.

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****

A la rencontre des souvenirs...

Voyage rime souvent avec rencontres et celui que nous avons effectué en Haïti ne fait pas exception à la règle.

Nous sommes partis ensemble à la découverte de l’inconnu… Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir les langues se délier et, une fois parties, on ne sut plus les arrêter. Les rencontres se sont multipliées : partages par petits groupes, discussions au creux de la nuit, fous rires sous les moustiquaires, mélange des âges, richesse des différences…

Merci à chacun pour sa présence parmi nous.

On travaillait ensemble depuis quelques jours, on tamisait, on empotait, on déplaçait, on plantait des « mangou » et encore des « mangou ». Souvent, embêtés de ne plus rien avoir à faire, nous prenions quelques initiatives dans un souci bien occidental de rentabilité. Mais vous étiez là pour nous reprendre : « chaque chose en son temps »… Nous étions chez vous, en Haïti : autre rythme, autre climat, autre langue, autres repères, autre culture, autres habitudes, autre réalité… Il ne fut pas toujours facile de nous adapter et parfois, bien malgré nous, nous vous avons offusqués. Nous sommes partis alors que nous commencions seulement à nous connaître. Mais quand, lors de nos au revoirs, l’un de vous versa une larme, je sus qu’aux détours de la plantation, nos cœurs s’étaient vraiment rencontrés.

Merci pour tout ce que vous nous avez donné bien au-delà des quelques mots échangés dans un mélange de créole et de français.

Des visages accueillants, des sourires chaleureux, des attentions envers nous, envers leurs frères et sœurs d’Haïti, de la joie à partager des célébrations priantes et festives, une communion fraternelle, un contact inoubliable… Au creux de la misère, les petites Sœurs et les petits Frères font rayonner la présence et l’espérance du Christ.

Merci pour votre foi, votre joie et votre amour

Comment ne pas être interpellés par ces corps desséchés et ces vies affamées ? Comment ne pas être illuminés par ces enfants dévêtus qui malgré toutes les souffrances de la vie… gardent la joie et l’espérance au fond de leur sourire ?

Comment ne pas se remettre en question face à nos richesses remplies de tristesse et leur pauvreté emplie de joie ? Comment ne pas être ramené à l’essentiel face à ces gens qui n’ont pour eux que la vie et qui pourtant lui sourient ?

Merci de nous avoir permis cette prise de conscience…

Mais pour finir n’oublions pas qu’au-delà de toutes ces rencontres se cachait également Sa présence, celle de Notre Père à tous. Que nous soyons haïtiens, belges, blancs, noirs, adultes ou « ti-moun », il est là personnellement pour et en chacun d’entre nous…

Quelle joie de pouvoir le célébrer ensemble par delà les différences, réunis par un chant de louange, de pardon ou de méditation. C’est au détour des conversations, des sourires, mais aussi des moments de silence et d’intériorité que nous avons chacun pu approfondir notre relation avec Notre Papa.

Merci Seigneur pour ta présence constante et universelle à nos côtés.

Le voyage est fini, mais les rencontres ne sont pas terminées, il reste les partages, les témoignages, les discussions avec chacun d’entre vous pour prolonger encore et toujours le souvenir vivant de ces rencontres…

Clémence

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Humaniser les relations, tel est ce que j’ai envie de concrétiser au retour de ce voyage,

    Merci aux haïtiens qui ont pris le temps de vivre chaque rencontre et d’échanger en vérité et en
    profondeur,

Apprendre à s’émerveiller de chaque instant vécu comme un cadeau reçu de Dieu,

    Merci au Seigneur qui a été présent notamment au travers du Saint Sacrement, des temps de prières,
    de partage, des eucharisties, …

Inventer 1000 choses simples à faire : rencontrer, travailler, parler, échanger, attendre, sourire, aider,
     marcher, prier, chanter, dormir, …

     Merci au groupe : aux 15 visages, caractères, qualités, dons, cheminements, peurs, joies, sensibilités
     et âges différents,

Traverser l’océan pour un voyage au bout du monde qui m’a permis de re-découvrir ce qui sommeille
    au fond de moi comme graines de vie et de projets,

    Merci, tout simplement à tous ceux et celles qui m’ont permis de vivre ces 3 semaines intenses
    à la découverte d’un pays, d’un peuple, d’une communauté et… de moi-même,

« Incarnation » : le qualificatif des petites Sœurs que nous avons côtoyées.
   A leur image, j’espère pouvoir adopter un nouveau regard sur mes frères et sœurs en Christ,
   et plus particulièrement auprès des enfants dont j’ai la responsabilité dans ma classe.

   Merci aux petites Sœurs qui nous ont offert un exemple concret d’écoute, de prière, de service,
   d’humilité, de respect, de joie de vivre et de simplicité.

Dorothée

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" L'important n'est pas de faire, mais d'être"

Il était une fois 15 jeunes, d'âge ou d'esprit, partis passer leur mois d'août de l'autre coté de l'océan : en Haïti ! Pour quoi faire ?
J'avoue que cette question me trottait dans la tête bien avant mon départ mais je n'y accordais pas trop d'importance tant l'expérience humaine que j'allais vivre m'attirait !

Et je dois dire que cette petite voix intérieure qui me poussait à faire tout ce que je pouvais de mes deux mains et de mon énergie a vite été tue par une autre petite voix, bien moins insistante et beaucoup plus douce...
Cette voix là me disait : "l'important n'est pas de faire, mais d'être".
Elle aurait pu être celle d'un ami haïtien qui m'aurait dit ou montré par sa façon d'être : " Ne cherche pas à être rentable à tout prix, comme tu dois l'être dans ton pays, mais passe un peu de temps avec moi, j'ai envie que nous nous rencontrions !"

La clé de notre voyage est résumée dans ces quelques mots.
Etre là, sans s'imposer, sans vouloir déplacer des montagnes ni changer la vie de l'autre en lui apportant notre manière de voir les choses.
Mais l'écouter et le laisser tout nous apprendre...
Se sentir faible et petit et non le contraire...
J'ai en effet vite compris que ce sont les habitants du petit village de Pandiassou qui nous ont tout donné.

Bien sûr, nous les avons aidés concrètement dans la réalisation de leur travail quotidien mais ce n'était qu'une infime goutte d'eau.
De leur côté, ils nous ont appris la patience, la joie de vivre, la simplicité, le sourire, le relativisme et nous ont transmis la fierté de leur pays. Ils nous renvoient chez nous bien plus riches que nous ne sommes partis.
Je suppose que vous comprenez sans peine la richesse dont je veux parler.
Cependant, cette goutte d'eau dont je vous ai parlé, si petite soit-elle, représente énormément pour moi.
Je suis partie avec de grands idéaux, je voulais faire tout ce que je pouvais pour aider les gens de ce pays...

Je n'ai finalement fait que très peu, mais ce voyage, au lieu de fixer mes deux pieds sur terre, de me forcer à voir la réalité d'un monde qui ne tourne pas rond, me projette une fois de plus en l'air et une troisième petite voix, semblable à cette voix douce que j'ai entendue durant ce mois d'août me répète sans cesse cette phrase : " J'ai besoin de toi pour que ma volonté soit "fête" !

Le chemin est long, c'est certain, mais j'ai envie de relever le défi que Tu me lances et je me rends compte qu'il n'est pas nécessaire d'aller au bout du monde pour le changer...
MERCI à Toi d'avoir été auprès de nous tous et de nous avoir portés.
Sois assuré, Seigneur, que la graine que tu as semée en moi portera du fruit.

Hedwige

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Travailler, rencontrer, chanter, célébrer et prier.

Avant de partir pour Pandiassou, j'avais toujours du mal à dire aux gens ce que nous allions y faire : "travailler un peu comme dans un chantier international de jeunes", je disais alors vaguement. Mais, durant ce séjour en Haïti, je me suis rendu compte que l'important n'était pas tant ce que nous y faisions comme travail mais plutôt ce que nous y vivions à travers nos rencontres au sein de notre groupe, avec les petites Sœurs et les petits Frères de l'Incarnation et parmi la population du village.

Nous avons ainsi pu faire la rencontre de jeunes du village - je pense surtout à Fucien, Obentz et Fritznel que j'ai mieux connu - et mieux comprendre leur quotidien pas toujours facile en Haïti. Et nous nous sentions le plus souvent fort impuissants face à leur situation de vie et aux obstacles qu'ils pouvaient rencontrer pour réaliser leurs rêves.

C'est dans ce contexte que rayonnent les petites Sœurs et les petits Frères de l'Incarnation qui ont décidé de consacrer leur vie à Dieu et à l'aide des paysans les plus pauvres d'Haïti.

Personnellement, j'ai été fort touché par la rencontre avec les petites sœurs : quel bel engagement et cela donne vraiment envie d'aller nous aussi de l'avant en consacrant plus de temps à Dieu et aux autres même si cela n'est pas toujours facile à concrétiser dans le quotidien de nos vies. Ce qui m'a aussi beaucoup touché, ce sont ces quelques leçons de chants en créole données par sœur Renise et sœur Carmène, chants que nous avons pu alors reprendre tous en chœur lors d’une eucharistie préparée et vécue avec les petites Sœurs. Et ces chants résonnent encore aujourd'hui dans nos cœurs.

Travailler, rencontrer, chanter, célébrer et prier : voilà donc cinq verbes qui me paraissent plutôt bien résumer notre séjour en Haïti. Puissions-nous maintenant conjuguer ces verbes au présent et au futur pour poursuivre dans notre vie quotidienne et dans la vie paroissiale ce projet de rencontre et d'aide aux plus pauvres!

Ivan

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Les messes créoles

Merci encore pour cette belle communion que nous avons pu vivre ensemble. Nous avons passé des moments inoubliables. Parmi d'autres, une messe créole.

Un dimanche, la communauté nous avait demandé de célébrer la messe pour eux, et cela une demi-heure avant le début ! C'est comme cela, ici, il n'y a pas beaucoup de programme de journée, et s'il y en a, il est fait pour être bousculé, surtout en ce qui concerne les heures des messes que nous devons assurer, Eric et moi.

Dans la plaine de Pandiassou, ils célébraient la fête du "piebwa" (fête des arbres). Grande fête ici, car c'est un des grands objectifs de la communauté, de participer à un vaste programme de reboisement de la région.

Quelle célébration magnifique, et pourtant presque totalement improvisée par Frère Franklin. Durant la célébration il a composé des chants ! Il parait que c'est une habitude avec lui. C'est vraiment une autre culture.

Après l'introduction, il y a eu une invocation du cosmos et de toute la création. Des quatre points cardinaux sont venues des petites Sœurs avec des plants de mangues à la main, et tout en dansant. Magnifique ! Plein de grâce et de louange envers notre Créateur.
Ensuite, ils ont béni les quatre points cardinaux avec de l'eau qui permet la vie à toute créature.

Nous avons alors invoqué tous les ancêtres, tous ceux qui nous ont précédés sur cette terre. Pendant ce temps des Sœurs dansaient autour des plants de mangues et de l'autel, lieu de la Présence du Ressuscité au sein de l'assemblée.

La liturgie habituelle s'est poursuivie par le Kyrie, le Gloria, les lectures, une homélie (improvisée comme il se doit), le credo,... Apres la prière eucharistique, nous avons dansé pour acclamer la Présence de Jésus Ressuscité au milieu de nous. Vraiment la Joie de cette Présence au milieu de notre vie. A la fin de la messe, nous sommes tous sortis en dansant par les diverses portes de la case qui nous servait de chapelle.

Cette célébration animée par la prière, les chants, la danse, le tamtam haïtien, et surtout par la Présence de notre Papa est et restera une expérience unique dans ma petite vie sacerdotale comblée par notre Père des Cieux. Et pourtant, une demi-heure avant nous ne savions pas qu'elle aurait lieu. Vive les imprévus de Dieu !

Voilà, je voulais juste vous partager un petit fioretti que j'ai eu l'occasion de vivre ce dimanche.

Vincent

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A propos de « La Passerelle »

Une paroissienne, qui vient de déménager, nous écrit : elle a passé 3 années dans notre paroisse, jusqu’au décès de son mari.
Merci, Marthe, pour ton témoignage.

La Passerelle ! Et oui, Basse-Wavre fut la passerelle, cadeau du ciel, viatique vers l’autre rive.
Trois ans, le temps du passage où tout fut donné.
Marie, toute douceur, sa force d’amour veillant aux derniers pas,
L’écoute, la parole, la sollicitude de Christian et Vincent,
le rayonnement de la famille paroissiale.
Merci, mon Dieu, pour ce temps de grâce,
Ces lieux bénis où la vie est si intense, si créatrice, si portante.
Quelle mission !

Marthe.

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« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu » (Mc 6, 31)

Comme la plupart d’entre vous, je suppose, j’aspirais à la période des vacances pour pouvoir souffler un peu. Vacances ! Vous avez dit vacances ? Avec tout ce que j’avais prévu de faire, que je n’avais pas l’occasion de faire pendant l’année… sans compter les groseilles qui mûrissaient au jardin : comment arriverais-je à tout boucler ? Arrivée à la mi-juillet, j’avais l’impression que je me noyais. J’étais épuisée, au bord des larmes et me demandant comment j’allais tout combiner…

C’est alors que le Seigneur est venu à mon secours par l’intermédiaire de Christian qui m’a parlé de la Colline de Pénuel.
La colline de Pénuel est un lieu d’accueil pour se retirer à l’écart, pour vivre un temps de « désert », pour souffler et rencontrer Dieu, le tout dans un cadre de verdure à Hévillers, à deux pas de chez nous.

C’est là que pendant 3 jours, dans un ermitage dans les bois, j’ai pu me déconnecter de tout, laisser derrière moi mes soucis et prendre un temps de prière en solitude.
Dans cette oasis de paix, j’ai pu reprendre souffle et vibrer au rythme du souffle de l’Esprit.
Je rends grâce au Seigneur de m’avoir guidée vers cette Colline où Il m’attendait et je Le remercie pour ce temps de grâces où je L’ai vraiment rencontré, où Il m’a permis de reprendre des forces pour continuer à marcher à Sa suite, selon Sa volonté.

J’aimerais terminer en invoquant le psaume 33, 6-9 :
Qui regarde vers Lui, resplendira,
Sans ombre ni trouble au visage.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en Lui son refuge !

Maxine

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ECHOS

23 Août, Concert !!!

Ce n’est pas courant de pouvoir écouter de la musique profane dans une basilique, encore moins lorsqu’il s’agit d’un orchestre de « cuivres » (ni violon, ni piano…)

Venu pour aider ceux qui avaient endossé la responsabilité de l’accueil du groupe, j’ai quand même assisté à ce concert donné par 25 amateurs plus qu’éclairés, et suivi par 75 personnes… qui ont été médusées par la qualité de l’exécution et la chaleur amicale dégagée par l’ensemble des musiciens. C’est vrai qu’aucune pièce à caractère religieux n’a été interprétée, et pourtant…

Voir un ensemble cohérent, composé de personnes d’âges différents, un mari et son épouse, des parents et leurs enfants, des célibataires…, bref, tout un peuple varié, répétant une fois par semaine, uni, aux dons divers, cela m’a interpellé. Si quelqu’un venait à manquer,… plus d’harmonie dans l’exécution des œuvres !…

Et cela m’a fait penser à notre communauté, car nous aussi c’est ensemble que nous formons le peuple de Dieu, différents les uns des autres, chacun avec sa propre personnalité, chacun avec ses dons. Pour que s’élève de nos assemblées une louange cohérente et harmonieuse, sommes-nous vraiment disposés à « suivre la baguette du chef d’orchestre » pour que notre prière ne soit pas une cacophonie ? Sommes-nous motivés pour nous préparer une fois par semaine, afin d’être prêts et partie prenante lors de notre assemblée dominicale ?

Encore merci à Philippe Bajolet (membre de la chorale) qui a permis que ce concert trouve place chez nous.

Victor Mailleux.

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ANNONCES

LOURDES 2004

A ce jour, au moins une douzaine de paroissiens sont prêts à se rendre à Lourdes en août. Dès lors ce pèlerinage paroissial aura bien lieu et vous êtes cordialement invités à vous y joindre, chacun selon ses possibilités…

Pourquoi partir à Lourdes en paroisse ?

Lourdes est un lieu exceptionnel, où le Ciel touche la terre, c’est un visage de l’Église universelle qu’il nous est donné de voir et de vivre. C’est un lieu de grâces pour chacun… proche de la chaîne des Pyrénées. Marie y est apparue à une fille pauvre, Bernadette, pour lui communiquer un message à destination de tous les hommes. Marie n’a fait que reprendre quelques points saillants de l’Evangile pour nous aider à les mettre davantage en pratique. Et Elle nous invite à nous y rendre en pèlerinage, c'est-à-dire tous ensemble en tant que peuple de Dieu en marche.

En cet endroit que je fréquente régulièrement, je vous invite à vivre un temps fort de vie communautaire et spirituelle, sans négliger la détente. Nous n’y reviendrons pas indemnes… plus soudés les uns aux autres, plus riches de Celui que Marie ne cesse de nous donner, comme ici à Basse-Wavre…

Pourquoi à cette date-là ? Parce que le pèlerinage de notre diocèse de Malines-Bruxelles part à ce moment-là, et qu’en 2004 le Cardinal et les 3 évêques auxiliaires accompagneront les pèlerins. C’est aussi aux mêmes dates que plusieurs jeunes prêtres organisent un « pélé-jeunes » pour jeunes de 17 à 30 ans. Notre programme est celui d’une démarche de pèlerinage, avec Marie, pour un approfondissement de notre vie chrétienne à l’écoute du message de N.-D. de Lourdes.

Concrètement : renseignements pratiques.

Du 11 au 17 août 2004. Nous partirons en car pour faire diminuer le prix. Le projet (provisoire) prévoit une halte sur le trajet aller, à Nevers, là où Bernadette a vécu comme religieuse.
Logement dans un petit hôtel à Lourdes. Les personnes qui ne peuvent prendre le car pourront voyager en train, en avion ou en voiture. Sur place les activités sont animées par le pèlerinage, et certains moments se vivront entre nous.
Le programme se précisera au fil du temps… ainsi que le prix. Mais celui-ce ne doit jamais être un empêchement à y prendre part.
Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à vous faire connaître.

Christian Vinel

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