Passerelle numéro 41

Avril  2005

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - La Résurrection change notre vie

        - Le coeur de Jésus nous donne la Foi
Vie du Sanctuaire
        - Moment donné pour ...
Célébrer
        - "Liturgie de la Parole" 
Méditation
        - Adoration
Flash sur ...
        - Le service d'accueil et le secrétariat
Etincelles
        - Je suis une bougie
        - Le sac à main
Les vitraux de notre basilique
        - Des vitraux pour prier ! - Situation dans la basilique (plan)


EDITORIAL

La résurection change notre vie

La résurrection du Christ reste un mystère. Il est sans doute vain de chercher à comprendre comment cela s’est fait, comment cela se fera.

Pour autant, il est essentiel pour notre foi en Jésus-Christ de méditer ce mystère qui, certes, nous dépasse, mais nous donne quelque chose à comprendre de notre vie. Point n’est besoin de connaître le fonctionnement du soleil pour jardiner la terre.

Si le Christ est ressuscité, ce n’est pas pour l’au-delà, mais pour déjà changer l’ici-bas , pour combler de sa présence notre vie terrestre. Notre condition humaine n’est pas ignorée du Christ ressuscité, puisque les Apôtres ont bu et mangé avec lui après sa résurrection d’entre les morts.

Nous sommes déjà invités à ne plus avoir peur de la mort, de toutes les morts : qu’elle prenne la forme de la maladie, de la négation de l’autre, ou de tout péché, cette mort que l’on s’inflige à soi-même et qui meurt avec le Christ. Alors, nous pouvons accueillir les forces neuves que donne son pardon.

Missel des Dimanches 2005, page 289.

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Le coeur de Jésus nous donne la Foi

Jésus dit à Thomas :; « Avance ton doigt ici et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté ; cesse d’être incrédule, sois croyant. »Thomas lui dit alors : «  Mon Seigneur et mon Dieu ».

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 27-28)

C’est Thomas qui disait : « Allons, nous aussi, à Jérusalem mourir avec Jésus » (Jn 11,16)

L’épreuve de la mort de Jésus a été bien trop brutale pour Thomas.

A l’annonce de la Résurrection, Thomas a refusé de croire ; il avait perdu la Foi qui permet de voir les signes de Dieu sur nos chemins. La vie apporte à tous des épreuves crucifiantes parfois … et c’est l’heure où Thomas nous invite à regarder le côté ouvert de Jésus ressuscité. Le trouble, l’agitation et l’épreuve sont des moyens qui ébranlent notre Foi si « nos yeux cessent de fixer Jésus » (He 12,2).

Mais providentiellement, notre foi devrait en sortir plus victorieuse et plus lumineuse, comme celle de Thomas.

« Viens en aide à mon peu de foi » (Mc 9,24)

Livret de prières « Famille du Sacré-Cœur »

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VIE DU SANCTUAIRE

Moment donné pour ...

Une nouvelle fois, nous avons pu participer à une Semaine Sainte, couronnée par la commémoration de la Résurrection. Au cours de cette semaine, j’ai imaginé ce qui pouvait se passer dans le cœur de mère de Marie. En silence, voir tout le cérémonial d’une mise à mort programmée, atroce, voulue aussi par ceux qui, à la suite de l’un ou l’autre ‘signe’, avaient décidé de le suivre 

« Femme, voici ton fils, Fils, voici ta mère » Ces paroles prononcées au paroxysme de la douleur et d’un sentiment d’abandon sont pour nous paroles d’espérance et de confiance en des lendemains qui nous sont donnés pour continuer Son Œuvre. Après la nuit, une aube nouvelle s’est manifestée, un nouveau printemps nous est donné. Regardez autour de vous : la nature se réveille, les bourgeons éclatent sous la poussée d’une sève qui ranime, les fleurs s’ouvrent tournant leurs corolles vers un soleil radieux. Oui, vraiment, Dieu est à l’œuvre dans sa création, et nous fait confiance pour continuer son ouvrage, que nous soyons ouvriers de la première ou de la dernière heure.

Bientôt, nous allons aborder le ‘Joli mois de Mai’, ce mois dédié à Marie. De nouvelles occasions nous sont à nouveau offertes pour prendre un peu de temps et nous tourner avec un cœur filial vers Celle que le Christ nous a donnée comme maman. Un cœur qui aime n’attend qu’une chose : s’entendre dire qu’il est aimé ! Se savoir aimé au jour le jour, sans relâche, c’est une source de vie intarissable, un tremplin pour agir pour et avec les autres. Durant ce mois de mai l’occasion nous est donnée de nous tourner vers Notre-Dame pour ‘avec elle’, adresser à son Fils toutes nos demandes, tous nos mercis.

Prier le chapelet, ce n’est pas réciter des formules toutes faites et lancinantes, mais s’arrêter et prendre le temps de se recentrer sur nos engagements de croyants, de « pauvres pécheurs » rachetés par la Croix, appelés à être ‘Lumière du monde et sel de la terre’, tous ensemble.

Tous ces Aves priés sont comme un tapis de fleurs offert au Seigneur, pour nous mettre en sa Présence et laisser agir en nous la force de son Esprit-Saint. Rendons-nous donc nombreux à cette prière, pour ensuite poser un regard plus aimant sur tous ceux qui sont nos proches.

Victor M.

Tous les dimanches de mai, à 15 heures, prière méditée du chapelet. En semaine, prière du chapelet à 17h30, avant l’Eucharistie, les lundi, mercredi, vendredi et samedi.

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CELEBRER

"Liturgie de la Parole"

Laisser Dieu prendre la Parole. Puis Lui répondre

L’Eucharistie commence par un mouvement d’approche de Dieu, dans le respect et la contrition : l’acte pénitentiel, le Gloria et la prière d’ouverture . Vient ensuite la liturgie de la Parole ; nous y écoutons ce que Dieu veut nous dire ; nous lui laissons la parole. Car pour apprendre à connaître Dieu, il faut qu’il vienne  nous dire qui Il est.

Mais alors, que faire de nos questions ? Pourquoi ne pas faire de la liturgie de la parole un dialogue et un échange ?

L’Eglise laisse toujours Dieu prendre la parole en premier. Non qu’il soit insensible à nos questions, mais parce qu’elle pense que Dieu pose les bonnes questions, les plus vraies et les plus actuelles. Dieu  vient briser le cercle narcissique de nos intérêts et de nos idées.

 

La première lecture. De la vie du Peuple de Dieu, hier.

Nous lisons d’abord un extrait du premier Testament (sauf entre Pâques et Pentecôte où la lecture est extraite des Actes des Apôtres ou de l’Apocalypse). Il s’agit de prendre son élan ; Dieu ne se fait connaître que lentement.

L’histoire d’Israël n’est pas fort différente de la nôtre. Aujourd’hui comme hier, on cherche et on fuit, on se rapproche et on abandonne, on adore et on rejette. Bref, c’est toujours une histoire de fidélité et d’adultère ; il est bon de la connaître. De plus, la plupart des premières lectures sont comme la première partie d’un diptyque, dont l’évangile forme le second panneau. Après cela, un moment de silence est bienvenu : un temps de réflexion sur l’hier et l’aujourd’hui.

 

Le psaume

Nous voici maintenant en état de pouvoir répondre. Mais pas encore avec nos propres mots. Nous le faisons toujours avec la parole de Dieu : nous prenons un psaume. Dans le psautier, se trouve toute la gamme d’échos aux paroles que Dieu nous adresse : les psaumes jubilent et font entendre des plaintes, ils louent et remercient, ils supplient et pleurent, ils parlent et rapportent des souvenirs

Une autre raison de prier les psaumes, c’est que Jésus les a priés toute sa vie durant. Quand nous prions les psaumes, nous faisons nôtre sa prière. Que peut-on faire de mieux ?

 

La deuxième lecture. De la vie du Peuple de Dieu, aujourd’hui.

La deuxième lecture parle de nous, de la communauté chrétienne ici rassemblée. Elle est extraite le plus souvent des Actes et des Epîtres qui relatent l’épopée des jeunes Eglises, avec leurs problèmes, leurs tensions et leurs abandons, leurs questions et leur besoin d’orientation. En écoutant la deuxième lecture, on se voit comme dans un miroir ; c’est notre histoire qui est ainsi esquissée dans celle de la première Eglise.

Ensuite nous nous préparons à entendre l’Evangile : la venue du Christ parmi nous. Nous chantons l’Alleluia (qui veut dire : Louez le Seigneur), et souvent aussi un verset de l’Evangile  qui en est comme l’avant-goût.

 

L’Evangile : le Christ lui-même prend la parole. - L’homélie.

L’Evangile ne se présente pas comme la troisième lecture d’une série. Non seulement parce qu’il s’agit ici du dernier mot de Dieu, mais aussi parce que c’est Jésus qui nous parle, comme une personne vivante. On ne lit pas quelque chose qui se rapporte à lui mais, selon le concile, c’est Jésus lui-même qui prend la parole lorsque l’Evangile est lu dans la liturgie. C’est la raison pour laquelle nous nous levons pour l’écouter ; on apporte aussi lumière et encens pour l’honorer, car il est présent. Notre réponse n’est plus « Nous rendons grâce à Dieu », mais « Louange à Toi, Seigneur Jésus ».

Qui écoute l’Evangile doit se demander quel passage  ou quels mots lui sont destinés pour accompagner sa méditation tout au long de la semaine. « Que me dit le Seigneur aujourd’hui ? »

Dans l’homélie, le prêtre ou le diacre cherchera à mettre en relief ce que le Seigneur veut dire, à chacun et à la communauté.

Il a pour ce faire une certaine science et la grâce d’état. C’est son charisme. Pour ma part, l’Esprit me parle aussi, au profond de mon cœur. La parole du prêtre ou du diacre n’est qu’un catalyseur ; elle accélère le processus de réception de la Parole qui se joue dans les profondeurs du cœur de l’auditeur.

Le Credo

La proclamation du Credo n’est pas une action individuelle, mais un acte de toute l’Eglise. Ce n’est pas le lieu d’exprimer notre foi balbutiante ; il s’agit  de confesser la foi de toute l’Eglise. Nous ne professons pas ce que nous sommes capables de croire, mais ce que nous voulons croire avec toute l’Eglise. Seule la foi plénière de l’Eglise peut ici résonner, non des variantes.

 

La prière universelle.

Voici le temps de nous exprimer avec nos propres mots. Ce sont les intentions de prière. Les  chrétiens ont un réflexe  inné lors d’un grand bonheur, ils se montrent capables de prendre de la distance par rapport à eux-mêmes pour se tourner vers ceux qui ne connaissent pas ce bonheur. La joie d’avoir été visités par Dieu ne serait pas complète si les autres ne pouvaient la partager avec nous. Aussi allons-nous intercéder pour les besoins du monde entier. D’ailleurs, la meilleure manière d’obtenir quelque chose de Dieu est de le demander pour d’autres. Tout gamin sait cela ; en demandant un morceau de chocolat pour sa petite sœur, il sait bien qu’il en recevra un aussi !

Cette prière doit être universelle et formulée avec discrétion et respect. Elle confie à Dieu les besoins des personnes, mais ne lui dicte pas la meilleure manière d’y répondre. Elle laisse à Dieu sa liberté et avive notre confiance. La prière universelle comporte d’ailleurs un certain ordre de succession : d’abord pour l’Eglise et ses ministres, puis pour ceux qui portent des responsabilités nationales ou mondiales, ensuite pour les besoins les plus généraux : les pauvres, les malades, les réfugiés, les prisonniers et les opprimés. Enfin pour les besoins de l’assemblée eucharistique présente.

Nous sommes maintenant prêts pour la liturgie de la Table ; nous entrons dans le dialogue intime de la communauté avec son Dieu, Père, Fils et Esprit.

Godfried Cardinal Danneels
Extrait de « Pastoralia »,  bulletin du Diocèse de Malines-Bruxelles (Mars 2005)

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MEDITATION

Adoration

Ce matin,
comme je priais tranquillement
devant le tabernacle,
le Seigneur est venu s'asseoir près de moi.
Il ne m'a rien dit.
Il s'est assis simplement, en silence.

Moi, je me disais,
comme Jean à Pierre :
''C'est le Seigneur !''
et je Le regardais à la dérobée,
et du coin de l'oeil !
Mais Lui ne disait rien : Il priait.

Alors, j'ai mis ma tête dans mes mains
pour prier moi aussi;
mais je n'avais plus de mots,
ni questions, ni révolte;
là où, d'habitude,
se bousculent les pensées les plus diverses,
il n'y avait que la paix.
Un océan de paix.
Décontenancée,
j'ai scruté cet océan, l'horizon :
rien, seulement la paix.

Nous sommes restés un moment
tous les deux sans parler côte à côte;
et puis, je me suis levée
et je suis partie à mon travail.

Et Jésus est resté à prier.

E. Vilain

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FLASH SUR ...

L'accueil et le secrétariat paroissial

Marie-Thérèse Paul, te voilà en charge d’une nouvelle responsabilité. Pourrais-tu la décrire sommairement et nous dire quelles sont les personnes qui ont accepté de faire route avec toi ?

Après de nombreuses années au service du secrétariat de la paroisse, Renée Dupierry, devenue une heureuse grand-mère, a demandé d’être déchargée de ses fonctions. Sa sœur, Claire Meersmans, qui l’aidait dans ce travail, avait quitté Basse-Wavre quelques temps auparavant ainsi que Madame Bodlet et Annie Vandamme.

Comme il y a pas mal de tâches à accomplir et que notre curé Christian Vinel souhaite vivement développer la partie accueil aux personnes, il a lancé des appels le dimanche et plusieurs personnes se  sont proposées  pour ce service : Micheline Branders, Lily Bruyr, Régine de Valensart, Josette Havrenne, Colette Herwats, Catherine Vallée, Julie Vander Bist et moi-même assurons les permanences  du mardi au samedi de 10 à 12 heures à la cure.

Je voudrais d’abord revenir à la fonction « Accueil »

Qu’entend-t-on par là ? Qu’est-ce que cela couvre ?

Il a d’abord été très important d’apprendre à nous connaître et à travailler ensemble. C’est pour moi, et j’espère pour chacune, un réel plaisir de nous retrouver au secrétariat ou à d’autres moments et les occasions ne manquent pas, croyez-moi.  

Notre rôle c’est d’abord l’accueil habituel dans une paroisse, soit par téléphone, soit en direct. Il consiste à donner des renseignements divers sur la vie paroissiale, à prendre des inscriptions pour les  baptêmes, les mariages, les funérailles et les différentes activités paroissiales, intentions de messes, etc … et aussi des renseignements concernant la vie du sanctuaire  marial.

Il est également important que nous soyons un lieu où chacun peut laisser des informations utiles à la communauté. Savez-vous que nous sommes,  dans la paroisse et le sanctuaire, plus de 140 bénévoles assurant divers services ; il est donc utile que l’équipe d’accueil serve de « passerelle » entre les divers  groupes et les deux lieux de culte. Le bureau du secrétariat peut être un point de rencontre entre tous ceux qui le désirent.

En effet, nous sommes aussi à la disposition de la toute nouvelle communauté des « Quatre Sapins » qui est pleine de dynamisme et de vie. Nous profitons de ce petit article pour lui souhaiter « bon vent » et plein essor à l’occasion du premier anniversaire de la Chapelle Père Damien. Nous l’assurons de notre entière disposition à son service si elle le désire car elle fait partie intégrante de notre paroisse.

De plus,  Basse-Wavre a une vocation d’accueil très importante. En effet, il y aura bientôt 1000 ans que Notre-Dame de Paix et de Concorde y est vénérée. De très nombreux pèlerins passent chaque année dans la Basilique. Ils viennent se confier à la Vierge et demander son intercession et celle des divers Saints auprès du Seigneur. De plus, chaque personne de l’accueil est, dans la plus grande discrétion, à l’écoute de toute personne qui souhaite pouvoir échanger quelques mots ou qui désire confier soit une grande joie, soit une souffrance trop lourde à porter. Selon leur désir, nous pouvons leur proposer un petit moment de prière ou de rencontrer un des prêtres.

Pour mieux vous rendre compte de ce qui se passe à l’accueil, nous vous proposons de venir nous rendre visite, nous ne pourrons peut-être pas répondre immédiatement à votre demande, mais nous mettre le mieux possible à votre écoute et trouver avec vous une solution.

Quant à la fonction de secrétariat, c’est peut-être plus clair, mais il serait intéressant de citer les principales démarches qui peuvent être entreprises par les paroissiens auprès du secrétariat paroissial.

Le travail au secrétariat a été subdivisé en deux parties :

* les « pros » de l’ordinateur, qui se chargent des valves, des diverses affiches relatives aux activités paroissiales ou du sanctuaire, la chronique du journal « Dimanche », les convocation par E-mail (EAP, Conseil paroissial, messes des familles, …), le courrier, les commandes, l’archivage dans l’ordinateur des articles de diverses revues …

* les « fans » des vieux grimoires qui se plaisent à tenir les registres paroissiaux : baptêmes, confirmations, mariages ,funérailles et à faire  toutes les recherches nécessaires en vue de l’établissement des documents indispensables  pour la bonne tenue de ces livres ou suivant la demande de l’évêché ou des autres paroisses. Ajoutons l’archivage, les courses et la comptabilité du secrétariat à établir sous le contrôle de l’AOP, ainsi que les nombreuses photocopies mises à la disposition des paroissiens, l’envoi des vœux et toute autre correspondance.

Chacune a à cœur de faire au mieux la part qui lui incombe, mais nous sommes contentes de pouvoir recourir à une de nos coéquipières au secrétariat ou à une autre personne pour nous rappeler exactement la marche à suivre dans certaines situations : tout est encore relativement neuf pour chacune et les besognes tellement variées

Quel serait ton principal souhait ?

D’après la petite expérience des quelques mois écoulés, il me semble de plus en plus nécessaire d’augmenter les temps d’accueil soit à la cure, soit à la Basilique où il y a toujours du passage. Tant de personnes sont en recherche de contact, d’écoute, d’espérance. Je crois que le Seigneur souhaite que nous soyons, nous les croyants, des petits signes de sa Présence au cœur du monde et pour cela il est bon de pouvoir se mettre en contact avec les autres.

Un signe des premières communautés chrétiennes était «  Voyez comme ils s’aiment », j’espère qu’en nous voyant, des visiteurs pourront reprendre cette idée et repartir avec plus de joie au cœur et le désir de rechercher Celui qui nous unit par sa Présence dans nos vies.

Propos recueillis par André Lepage.

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ETINCELLES

Je suis une bougie 

Tu m’as enflammée et tu regardes ma lumière.
Tu rêves, tu pleures, tu es heureuse de me voir.
Moi, en tous cas, je me réjouis de flamber.
Car, si je ne brûlais pas, je serais dans une boîte enfermée,
je n’aurais pas de sens, de rôle dans une vie.
Je n’existe vraiment que quand brille ma lumière.

Mais, depuis que ma lumière rayonne,
en brûlant, j’ai rapetissé.
C’est dommage, je m’use, et bientôt,
je ne serai plus qu’un lumignon.Mais je suis tellement heureuse de servir, d’être utile !
Je n’ai qu’une vie, je la vis à fond.
Je ne regrette pas de brûler, même si, un jour, je m’éteins.
Tous nous n’avons qu’une vie comme la bougie.
Autant la vivre en brûlant, qu’enfermé dans une boîte,
par peur des coups de vent, des critiques ou de l’usure.

Si nous brûlons, nous remplissons notre tâche.
Les gens se réjouissent de notre présence et nous sommes heureux.
N’ayons pas peur : si, en brûlant, on devient plus petit,
c’est seulement de l’extérieur ! Car de l’intérieur,
nous serons de plus en plus heureux, de plus en plus grands.

Donnez votre vie, votre affection, votre temps, votre argent.
Ne le gardez pas pour vous seul.
La vie en boîte, c’est tellement triste !
La vie donnée, c’est tellement beau, qu’on ressemble à Dieu !
Vite une bougie, qu’on voie clair !

Auteur inconnu

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Le sac à main

Je m’assois sur le siège qui reste libre. Le métro démarre. La dame à côté de moi prend d’un geste vif son sac à main, placé entre elle et moi, et le met en sécurité, de l’autre côté.

Moi : « Ne t’inquiète pas. Je ne ferai pas ton sac à main. »

Elle : « Je ne vous ai pas parlé. Fichez-moi la paix. »

Je me tais, comprenant fort bien l’appréhension de ma voisine. Elle sort de son sac un livre. Je jette  un regard, par hasard, sur ce qu‘elle lit. C’est : « Un prêtre chez les loubards »

Ravi, je lui dis : « Très bonne lecture ».

Elle : Qu’est-ce que vous en savez. Mêlez-vous de ce qui vous regarde.

Moi : « Mais cela me regarde. C’est  moi qui ai écrit ce livre. »

Elle porte alors son regard de la couverture à mon visage, et s’excuse en éclatant de rire : « Vous faisiez plus jeune sur la photo… ». On a babillé tout le reste du trajet en échangeant nos adresses. Et, bien sûr, son sac à main est revenu de mon côté….

Guy Gilbert

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LES VITRAUX DE NOTRE BASILIQUE

Des vitraux pour prier !  Situation dans la basilique (Plan)  

Quand les bâtisseurs du Moyen-Âge introduisirent dans les cathédrales et les basiliques les immenses verrières qui nous émerveillent encore de nos jours, dans leur esprit ce n’étaient que très accessoirement des objets de délectation artistique.

On a retrouvé des écrits de l’époque où la cathédrale de Chartres surgissait du sol et s’ornait de vitraux : « les peintures des fenêtres sont des écritures pour l’instruction des croyants, elles sont des écritures divines, car elles versent la lumière du vrai soleil, c’est-à-dire de Dieu, à l’intérieur de l’église, c’est-à-dire dans les cœurs des fidèles, tout en les illuminant. »

La transparence du verre est le caractère qui rend plus accessible l’idée de la pénétration du Saint-Esprit dans le cœur de l’homme.

Dans notre Basilique, consacrée à Notre-Dame, c’est Marie que l’on retrouve sur tous les vitraux, sans aucune exception : presque toute sa vie se déroule sous nos yeux, elle nous invite à en méditer les épisodes joyeux, douloureux et glorieux. 

Dans les prochaines parutions de « La Passerelle », nous nous arrêterons quelque peu devant ces vitraux pour laisser Marie pénétrer dans notre cœur.

L.F.

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 Sortez de l’ombre, une aube se lève.

Jean-Paul II aux Jeunes – Namur, 18 mai 1985.