Passerelle numéro 14
Septembre 2000

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
Vie du Sanctuaire
Vie liturgique
Témoignages des JMJ 2000
De Basse-Wavre à Jérusalem en vélo
Prière
Etincelles :
        - L'Eucharistie
        - Des rites et des sacrements
Flash sur … :
        - La sculpture au service du peuple de Dieu
        - Les lecteurs
Les statues de notre église :
        - Saint Antoine de Padoue
Informations paroissiales


EDITORIAL

Les JMJ… et après ?

"Qu'êtes-vous venus faire ici? Qui êtes-vous venus chercher?" Dès le premier jour, martelant avec force son discours, Jean-Paul II exhorte les jeunes à ouvrir leur cœur à Jésus-Christ. Le pape " profite " de la connivence qu’il a avec les jeunes pour les conduire au Christ… Mais cela ne l'empêche toutefois pas de se montrer exigeant vis-à-vis d'eux. Il n'a pas peur de leur demander d'être des saints.

La participation quantitative est la plus convaincante aux yeux des médias. Mais la qualité, l'intensité de leur expérience spirituelle nous fait dire que Dieu nous a donné un signe : une nouvelle génération de jeunes est née, qui cherchent le Seigneur ou qui l'ont trouvé; ils ont évangélisé, même sans paroles : en attendant durant des heures sur la Place Saint-Pierre, en participant aux catéchèses dans le recueillement, en prenant part au sacrement de la réconciliation. Lors de la célébration de la réconciliation organisée entre Belges, des centaines de jeunes sont venus se confesser. C'était un moment de grande intensité et de vérité. Deux jeunes m’ont dit que, ce soir-là, ils avaient vécu leur plus beau sacrement de réconciliation…

La pédagogie mise en œuvre à l'occasion des JMJ est une pédagogie de l'incarnation. Les jeunes voient les foules, le Pape, les Eglises diocésaines italiennes, découvrent d'autres manières de vivre. A travers cela, ils peuvent vivre une expérience de Dieu.

Première génération à n'avoir connu qu'une société sécularisée, ils cherchent – entre autres à travers les JMJ – comment ils seront les chrétiens du troisième millénaire. Le succès des JMJ est aussi dû au fait qu’elles visent ce que veulent les jeunes : la rencontre de l'Universalité de l'Eglise, et donc, à leur manière, l'évangélisation de la mondialisation.

Les JMJ sont un miroir pour l'Eglise. L'Eglise y montre au monde son visage jeune, sa fraîcheur, la nouveauté d'un message qui ne vieillit pas C'est un grand signe des temps : l'Eglise a découvert qu'elle pouvait encore attirer les jeunes.

Et ces jeunes sont différents de ceux du passé, différents aussi de la génération précédente. Beaucoup de jeunes venus aux JMJ ont des parents non-croyants.

Certains croient au Christ et n'ont pas peur de parler de leur foi. Mais, ils ont besoin d'être envoyés en mission. Il ne suffit pas qu'ils soient soudés entre eux. Il faut qu'ils se dispersent dans la société pour y porter le message du Christ. Les jeunes qui croient en Dieu aujourd'hui ont fait un choix clair et lucide. Ils osent aller à contre-courant et penser autrement que le reste de la société, même s'il n'est pas toujours facile pour eux de l'afficher ouvertement.

L’après-JMJ.

Dans le monde actuel, il est difficile de croire, et,comme dit Jean-Paul II : "C'est difficile, mais avec la grâce de Dieu, c'est possible."

Jean-Paul II a remis solennellement l'Evangile à cinq jeunes représentant tous les continents : "Vous porterez l'annonce du Christ dans le nouveau millénaire. En rentrant chez vous, ne vous dispersez pas. Confirmez et approfondissez votre adhésion à la communauté chrétienne à laquelle vous appartenez. … Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier (Ste Catherine de Sienne)."

Continuer à aborder les questions essentielles , mais aussi permettre aux jeunes d'exprimer leurs questions. Je crois que, pour un certain nombre de jeunes, exprimer sa soif est déjà une manière de dire que l'on a envie qu'il y ait une source.

Mais pourquoi un tel succès là-bas, alors que nos églises se vident ici ? Notre vie quotidienne est devenue encombrée.

Tout est offert aux jeunes et les empêche de laisser une place pour l'essentiel. En allant à Rome, ils avaient libéré du temps pour Dieu, et s étaient pour un moment éloignés de la société de consommation. De plus, ils ont leur culture à eux qu'ils ne retrouvent pas toujours dans nos assemblées…

Deux millions de jeunes. On pourrait croire la relève assurée. Il y a cependant deux conditions : que les jeunes persévèrent – pour cela, ils auront besoin des adultes – et que les communautés chrétiennes acceptent d'être bousculées par eux. Ils sont finalement peu nombreux – qu'est-ce que 3000 belges ? – mais ils ont vécu quelque chose de très fort. Leur permettrons-nous de nous offrir leur style de célébrations, écouterons-nous les mots de leur foi, accueillerons-nous leur cheminement, nous laisserons-nous embraser par le même Christ ?

Les jeunes ont répondu présents et la soif du Christ est grande : il faudra y répondre.

" Avec les jeunes, nous avons choisi de nous concentrer sur l'essentiel, dit un organisateur. …Le premier droit des jeunes est d'entendre parler de Jésus-Christ et de son Evangile. Il faut annoncer directement Jésus aux jeunes. "

Christian Vinel, (d’après des articles de presse)

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VIE DU SANCTUAIRE

Les trois quarts de l'année jubilaire 2000 sont déjà derrière nous; des mois riches en rencontres et célébrations qu'il ne faut pas voir comme faisant partie du "passé" mais comme le terreau de demain. Du début mars à ce jour, près de 10.000 personnes sont venues en pèlerins à la Basilique de Basse-Wavre. Nous en attendons encore plus de 3000.

Parmi les "temps forts" de ce 4ème trimestre :

- le mois d'octobre, mois du Rosaire, vous propose la méditation quotidienne du chapelet à 15 h; une veillée de prière "thérèsienne", le samedi 30 septembre de 19 h à 23 h, en vigile de la fête de Thérèse de Lisieux.

- novembre verra la rencontre de catéchistes du Brabant Wallon et de notre cardinal, le samedi 18 et une remarquable exposition d'icônes anciennes du 18 au 21.

- à épingler en décembre : une messe du samedi soir – date à préciser – animée par une chorale grégorienne, la célébration solennelle des vêpres en "O" dans la semaine précédant Noël - comme l'an passé -, ainsi que la veillée de passage à l'an nouveau le 31 décembre.

- enfin, lors de la fête de l'Epiphanie, une grande célébration d'action de grâces pour l'année jubilaire, sous la présidence de Monseigneur Vancottem, marquant symboliquement le départ du 3ème millénaire sur les pas du Christ guidés par Celle qui a dit oui.

M. Buysse

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VIE LITURGIQUE

Adoration

Temps d’adoration, temps de prière, temps de méditation.

Pour Te remercier de certaines choses de la vie,
pour Te confier nos soucis et nos peines,
ceux de nos proches ou avec qui nous partageons les épreuves.

Avec d’autres, mais seuls avec Toi pour Te parler,
se recueillir et prier silencieusement dans Ta maison,
là, dans le secret, en dehors des bruits de la vie.

Pour quelques instants ou plus longtemps,
Seigneur, nous Te rendons grâce.

Nous Te louons et Te rendons gloire
au delà de ce que Tu fais, pour ce que Tu es.

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JUBILE

Témoignage des JMJ 2000

A Paris, il y a trois ans, les Journées Mondiales de la Jeunesse ont marqué beaucoup de gens. Autant chez les participants que chez les habitants ou dans les familles par l'intermédiaire de la TV. On en a beaucoup parlé un peu partout, on a dit tout et n'importe quoi sur ces JMJ. Mais l'essentiel c'est qu'on en ait parlé ! Et pour moi, c'était une raison suffisante pour y participer cette année à Rome. Pour le voir de mes propres yeux, pour faire la fête...

Il y a bien sûr d'autres raisons, les vraies raisons, plus personnelles.

Le fait que mes deux soeurs y allaient aussi et que ce serait l'occasion de vivre quelque chose ensemble a fini par me décider. D'autant plus que je les vois très peu durant l'année scolaire à cause de mes études,

de la distance, etc. Et puis j'avais envie de rencontrer des gens (jeunes ou moins jeunes), des étrangers, envie d'élargir mon horizon, de partager et de parler en toute simplicité des "choses de la vie" avec quiconque serait prêt à échanger...

Enfin, il y avait aussi ce questionnement sur la foi, sur Dieu. D'accord, un bon chrétien est un chrétien qui doute, mais douter tout seul, c'est comme parler dans le vide. On a l'impression que personne n'écoute.

Or Dieu, pour moi, ce n'est pas une notion abstraite ou une image dans un livre d'enfant, c'est d'abord une rencontre personnelle (j'insiste sur ce mot) qui peut grandir et s'enrichir que si elle est partagée ! Cela ne sert à rien de croire en Dieu si l'on ne croit pas en l'Homme. C'est ce que j'ai découvert récemment et que je voulais mettre en pratique aux JMJ 2000.

J'ai grandi dans une famille catholique, j'ai suivi Maman dans ses idées, dans ses retraites, son groupe de prière... Mais je me rends compte aujourd'hui à quel point c'est important de faire son propre chemin ! Il ne faut pas pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain.

C'est pas parce qu'on fait sa crise, parce qu'on prend distance vis-à-vis d'une pensée, d'une tradition, d'une culture incarnée par les parents, qu'il faut pour autant rejeter le fond. Et après avoir vécu ces JMJ 2000, je vois que les jeunes comme moi, aujourd'hui, croient en Dieu; et que c'est plus fort que jamais.

En fait, ça ne sert à rien non plus de tergiverser, de discuter des heures sur le dogme de la foi chrétienne, de savoir qui du Pape, des jeunes ou des parents, a le plus raison. L'important c'est ce que je vis moi-même avec Dieu, même si c'est maigre, même si chaque jour je trouve quelqu'un pour me contredire. Et il faut croire que cette vie spirituelle peut encore aujourd'hui - peut-être plus qu'avant - s'accorder avec une vie d'homme, quelle qu'elle soit. Cela crève les yeux lorsqu'on voit tous ces jeunes de 16 à 35 ans épanouis et heureux de se retrouver.

Moi j'ai été fort impressionné par la foule, par l'universalité de ce rassemblement et par la paix qui régnait malgré les difficultés rencontrées (chaleur, fatigue, attente, nombre...). On a dit pas mal de bêtises sur ces JMJ dans la presse et à la TV, beaucoup de gens sont dérangés par le succès du rassemblement, par le côté éphémère de la fête, ils sont choqués par la façon dont "l'Eglise s'approprie la Jeunesse à des fins de propagande". Moi je peux vous dire que j'ai eu beaucoup de mal à trouver des jeunes sur place qui n'avaient pas conscience de l'enjeu que ça représentait. Les paroles du Pape étaient extraordinairement pertinentes et contemporaines. Beaucoup de jeunes n'en avaient rien à faire, mais ils avaient soif de partage. Chacun, avec ses différences, a su écouter l'autre et témoigner de son vécu, de façon très ouverte.

En clair, ça m'a fait un bien fou de vivre un peu ce qui se dit tous les dimanches à la messe, et de voir qu'il y a énormément de gens qui ne demandent qu'à en parler ! C'était une fête, elle était courte, mais c'est sûr que petit à petit, ces JMJ vont amener beaucoup de changements dans les paroisses. Bien vu Jean-Paul !

Rendez-vous à Toronto.

Stanislas, 22 ans.

J.M.J. 2000 … Comme un grand vent !

Le jour du départ, au moment d’embarquer dans la voiture pour se rendre au premier rendez-vous du départ pour " la grande aventure ", on s’interroge inconsciemment : "  Où vais-je, déjà ? A Rome ? Et pour y faire quoi ? … Rencontrer Dieu ? Parmi ces milliers de jeunes ? ! Eh bien, pour le trouver… "

Cette angoisse soudaine, peur de la découverte, crainte de se tromper, se dissipe bientôt …Après une messe pleine de promesses et de tonus, à

peine montés dans le car, on se trouve en terrain étranger…une soixantaine d’inconnus qui se souhaitent l’un l’autre la bienvenue.

Dès les premiers sourires échangés, les premières paroles chantées ensemble, le premier repas partagé, plus tard l’amitié nouvelle, la joie, la fatigue, la prière commune… Alors le cœur s’éclaire, il comprend que Jésus se laisse rencontrer dans le visage de l’étranger !

Voilà les JMJ : rencontrer Jésus dans l’Autre.

Enfin, le 14 août, Rome ! Ville de notre foi, ville de notre Eglise… Au long des rues se dressent tous les vestiges, monuments, souvenirs de notre histoire de chrétiens, nous prenons conscience de notre pèlerinage, pour rendre grâce à Dieu notre Père d’avoir sacrifié son Fils et ainsi créé cette Eglise. Voilà un autre visage des JMJ : rencontrer Dieu dans son œuvre de 2000 ans.

Le 15 août, fête de l’Assomption de Marie, quand le Saint Père accueille tous les jeunes venus du monde entier répondre à son invitation, sur la place Saint Pierre, on croirait voir la terre entière tressaillir de joie à son appel. Pendant cinq jours, l’Esprit-Saint souffle en tempête d’amour sur la ville, faisant monter une prière universelle des lèvres de millions de jeunes vers les cieux…Les JMJ, c’est se laisser regonfler par l’Esprit.

Pourtant, si pour des croyants ces journées sont une " bouffée d’air frais " au sein d’un monde souvent éloigné de Dieu, il s’agit aussi de continuer à vivre avec Lui et selon Lui dans notre vie quotidienne. Au terme de ce séjour sur la montagne du Seigneur, le Saint Père nous renvoie dans nos vallées, nous, jeunes dans notre cœur et notre foi, avec cette mission : témoigner de la bonne nouvelle de Jésus-Christ, non pas seulement en paroles, mais en actes. L’Esprit Saint a soufflé en nous afin que nous allions souffler pour lui de par le monde.

Voilà ce que sont ces fameuses JMJ … comme un grand vent venu des cieux pour embraser la Terre !

G. Godin

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De Basse-Wavre à Jérusalem… à vélo

Dans un des premiers numéros de La Passerelle, on a pu lire un article intitulé "Pélécycle à Basse-Wavre – Rome puis… Jérusalem". On y parlait d'une messe à Basse-Wavre avant le départ de trente-neuf participants jusqu'à Rome et d'un plan de trois ans devant conduire le groupe jusqu'en Terre Sainte en passant par l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, la Grèce et l'Egypte. Le 17 août dernier, vingt-et-un "rescapés" atteignaient Jérusalem sur leur vélo: le but était atteint.

Pour des raisons évidentes de disponibilité (la période des vacances est limitée), ce gigantesque projet a été réparti sur trois ans. Le choix de la route n'était pas sans lien avec l'itinéraire spirituel proposé aux pèlerins-cyclistes. En effet, il ne s'agit pas seulement de pédaler mais de prendre le temps d'approfondir sa foi.

En 98, la première étape nous a menés jusqu'à Rome, lieu du tombeau de l'apôtre Pierre, choisi par Jésus pour devenir le pasteur de l'Eglise naissante. Notre route fut l'occasion de lire les premiers chapitres du livre des Actes des Apôtres et de méditer sur la vie des premières communautés chrétiennes.

En 99, repartis de Rome, nous avons poursuivi notre route jusque Gythion (sud de la Grèce). Saint Paul, fondateur de Eglises en Grèce a été notre guide spirituel (nous avons médité de larges extraits de ses épîtres, en particulier sa première lettre aux Corinthiens).

Cette année, la dernière étape (Egypte et Terre Sainte) a sûrement été la plus extraordinaire, vu le dépaysement, le climat (plus de 40°C) et les paysages chargés d'histoires bibliques. Les lieux visités et les régions traversées invitaient eux-mêmes à la prière et la méditation: déserts du Sinaï, du Néguev et de Judée, Mont Sinaï et Monastère Sainte-Catherine, le Jourdain et les endroits que Jésus a fréquentés (Nazareth, Mont Thabor, lac de Tibériade, puits de Jacob,… et bien sûr Jérusalem).

Mais le "Pélécycle JERUSALEM 2000", c'est aussi une formidable – mais pas toujours facile - expérience de vie communautaire, c'est encore la rencontre avec les gens des pays traversés, c'est la découverte d'autres cultures, d'autres religions,…

Voici les témoignages de deux jeunes de Basse-Wavre: Robin DEMEZ qui a participé à toute l'aventure et Rebecca MALENGRAU qui a accompagné le groupe cette année.

Ces trois derniers pélécycles du millénaire resteront certainement gravés dans ma mémoire.

Celui de Rome en 1998 traversait de très beaux paysages. Ce pélé nous a donné l'occasion de profiter de bonnes choses de la vie, par exemple, les nombreuses glaces à Venise, la fête à Friedrichshafen (lac de Constance),… mais aussi une riche animation spirituelle et une bonne entente entre tous les pélécyclistes et les accompagnateurs, même si la fatigue (due aux difficultés: cols, chaleur, longues étapes,…) et les écarts de générations ont apporté certaines tensions dans un groupe assez nombreux (nous étions près de 40). En ce qui concerne les personnes rencontrées sur notre route, aucune antipathie ne fut de la partie.

Le deuxième périple de 1999, qui avait pour objectif la Grèce, fut le plus beau. Les paysages étaient idylliques, les visites enrichissantes et bien expliquées (Erculanum, Delphes, Acropole d'Athènes,…) et les autochtones étaient toujours aussi accueillants et chaleureux. La messe suivie à S.Vito (près de Brindisi où nous avons pris le bateau pour la Grèce) fut pour ma part d'une grande intensité.

Encore une fois, l'esprit de solidarité et d'entraide dans l'effort était bien présent.

Quant au troisième voyage en Terre Sainte, je retiens l'accueil incomparable fait par la famille du Père Makarios à Beni Youssef, la montée du Mont Sinaï avec Rebecca, Renaud et Albert-Marie, et la visite dans la famille de Naïm Khader près de Naplouse en territoire palestinien. Je regrette seulement d'avoir été malade entre Nazareth et Jérusalem, la dernière grande étape à vélo du voyage.

En résumé, ces trois pélécycles ont été pour moi l'occasion de mieux connaître des personnes du groupe et de pouvoir suivre les pas du Christ en "souffrant" grâce au vélo comme lui a dû souffrir de son temps. Le pélécycle, ce n'est pas que du vélo et du spirituel, mais c'est aussi une occasion unique de se connaître et de mieux connaître les autres tout en suivant le message universel et actuel de Jésus.

Robin DEMEZ

Nous avons véritablement commencé notre périple après trois jours de visite au Caire (où nous sommes arrivés le 29 juillet dernier) et une nuit à Suez. Nous étions 15 cyclistes et 6 accompagnateurs dont je faisais partie.

Notre première étape: suivre les traces du peuple d'Israël qui a jadis fui l'esclavage en Egypte pour se rendre en Terre promise. C'est ainsi que nous avons sillonné les déserts du Sinaï, du Néguev et de Judée. Ce fut un moment très fort. Les paysages étaient grandioses, parfois effrayants par leur immensité. L'aventure était omniprésente avec un certain degré d'insécurité lié aux risques du désert: rencontre d'indésirables dans le genre scorpions, menace de déshydratation due à la chaleur et à la diarrhée mêlés à l'effort physique pour les cyclistes (menace à laquelle on faisait face avec beaucoup d'eau et de sel, une bonne protection de la tête et des horaires stratégiques: partir tôt pour éviter les grosses chaleurs, et beaucoup de courage de la part des cyclistes… qui avaient toujours plus de kilomètres à faire que prévu!). Nous avons eu là un solide apprentissage de la vie en groupe qui ne fut pas toujours facile car nous étions épuisés et nos conditions de vie étaient difficiles. Nous sommes passés par Wadi Feiran (où, grâce à Dieu, Moïse aurait fait jaillir de l'eau d'une roche), nous avons gravi le mont (présumé) du Sinaï et nous sommes finalement arrivés au bout du désert en apercevant de loin la vallée du Jourdain. Cette première partie de notre voyage a pris une dizaine de jours à vélo et fut ponctuée de temps de prière réguliers.

Nous avons ensuite entamé la deuxième partie de notre périple: marcher – pardon!, rouler sur les traces de Jésus (tout compte fait, marcher aussi parfois). Nos conditions furent plus confortables car nous logions chez des gens au niveau de vie plus élevé que le nôtre: les Israéliens. Mais nous avons été frappés de voir la pauvreté chez l'autre peuple de cette terre: les Palestiniens. Nous avons vu les sites dont nous entendions parler depuis notre enfance: Jéricho, Cana, Nazareth, Bethléem, le lac de Tibériade, Banyas (= Césarée de Philippe), Béthanie, Jérusalem,… Beaucoup ont été très touchés par les sites non dénaturés comme le lac de Tibériade. Contempler ce lieu depuis le mont des Béatitudes en ne voyant que la nature (qui, elle, n'a pas changé) et savoir que Jésus a également eu ce paysage sous les yeux, est particulièrement émotionnant. Les temps de prière ont eu lieu plusieurs fois sur des sites tels que celui-là. Un autre grand moment: l'arrivée à Jérusalem, l'achèvement d'un pèlerinage de trois ans. Et puis c'est la ville où Jésus nous a fait cadeau de sa vie. Nous sommes rentrés chez nous le 22 août après avoir vécu trois semaines et demi tout à fait spéciales avec ses moments difficiles et ses moments formidables.

Rebecca MALENGREAU

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PRIERE

Mère de la confiance, bénie sois-tu Marie.

Mère de l’espérance, nous te prions Marie.

Apprends-nous à redire oui à chaque instant de notre vie,
pour accueillir dans le silence, la joie d’une autre présence.

Apprends-nous à garder espoir, même quand tout devient si noir ;
quand Dieu semble quitter nos terres, debout, tu restes en prière.

Apprends-nous à ouvrir les yeux, attentifs à tous les nécessiteux.

Prophètes d’un Dieu qui soulage, ouvrons nos cœurs au partage !

Apprends-nous à dire toujours les merveilles de son amour

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ETINCELLES

L'Eucharistie

Pour moi, l'Eucharistie, c'est pouvoir "vivre" Jésus vivant dans le pain et le vin. C'est venir se rassasier à son corps et à son sang, reprendre des forces à la lumière de sa Parole. Mais c'est aussi se retrouver tous autour d'une même table et partager le même Christ où que nous nous trouvions dans le monde.

L'Eucharistie, c'est rendre grâce au Seigneur pour tout l'amour qu'Il nous donne et pour le souffle qu'Il nous transmet pour aller à notre tour vers les autres.

Et lorsque l'occasion nous est donnée de poursuivre la prière par l'Adoration Eucharistique, c'est un temps privilégié de cœur à cœur avec le Seigneur qui s'installe, ce qui imperceptiblement au fil du temps transforme notre cœur et le tourne un peu plus chaque jour vers le Seigneur.

M.G.

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Des rites et des sacrements

Chez nous, dans la maison de notre père, nous avions une tradition. Chaque jour, ma mère arrêtait toutes ses activités à 5 h 30, pour se faire belle et pour préparer le thé. Mon père rentrait habituellement à 6 h et pour cette heure-là, nous nous réunissions tous, frères et sœurs, père et mère pour boire une tasse de thé. C'était un moment privilégié où mon père racontait ce qui s'était passé à son lieu de travail, nous parlions de l'école, résultats, petits potins ou matière intéressante, ma mère transmettait les nouvelles du voisinage. Après cette demi-heure de retrouvailles, chacun repartait vers ses activités habituelles, papa lisait la gazette, maman préparait le souper et nous regagnions nos chambres continuer devoirs et leçons.

Parfois, des amis libanais, zaïrois, allemands ou autres se joignaient à nous pour savourer une tasse de ce breuvage brûlant et parfumé que mon père choisissait lui-même dans une maison spécialisée. Je me souviens de deux amis juifs, deux frères qui nous rendaient visite 3 à 4 fois par an. Pour des raisons professionnelles, ils vivaient à longueur d'année séparés de leur famille. Ils n'auraient pour rien au monde sacrifié au rite du thé, nous expliquant : " ici, nous nous sentons de la famille. L'ambiance y est aussi accueillante et chaleureuse. Quand nous regagnerons notre chambre d'hôtel banale et impersonnelle, nous serons réconfortés et tonifiés par votre tasse de thé et l'atmosphère amicale et familiale qui y est associée."

Ce rite me fait penser à l'Eucharistie, ce sacrement qui nous rassemble, nous les Chrétiens à la même table que notre Père. L'Eucharistie et son temps réservé à la parole, son temps consacré au partage du pain et du vin, du corps et du sang de Jésus.

L'Eucharistie, ce temps de grâce qui nous fait grandir en enfant de Dieu et nous renvoie chez nous avec au cœur toutes les vitamines de l'amour de Dieu.

S. Fornaroli

Pour mieux comprendre la liturgie de l'Eglise.

Communier sous les deux espèces doit se faire avec l'immense respect qui est dû à l'Eucharistie. On se trouve en présence du Christ Jésus lui-même, en son corps et son sang.

Communier sur la main est une très ancienne façon de communier.

Saint Cyrille de Jérusalem écrivait au IVème siècle : "avec ta main gauche, fais un trône pour ta droite car elle va recevoir le Roi. Courbe alors ta paume en creux et reçois le Corps du Christ en disant : Amen".

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FLASH SUR …

La sculpture au service du peuple de Dieu (suite…)

Après l'inauguration du panneau lumineux de Marie-Paule Raigoso Dionisio et celle de la Résurrection de l'abbé Mols dans le parc marial, voici qu'un troisième artiste vient rejoindre la corporation des créateurs qui confient à Notre-Dame le fruit de leur art.

Le samedi 2 septembre, avant la messe de 18 heures, eut lieu la bénédiction de la nouvelle statue de Saint François d'Assise. Le sculpteur a répondu à nos questions.

Philippe Duchène, vous êtes le concepteur et le réalisateur de cette nouvelle statue qui enrichit la Basilique Notre-Dame de Basse-Wavre. Comment devient-on sculpteur ?

Je pense que, pour devenir un bon sculpteur, il faut d'abord avoir de la poussière de bois qui coule dans les veines car le travail du bois est un virus qui vous prend petit à petit.

Celui qui ne ressent pas de telles émotions ne sera jamais un bon sculpteur, ni même un bon artisan; il faut être passionné pour pratiquer un tel métier. En ce qui me concerne avant et pendant chaque réalisation, je dois m'imprégner en faisant des croquis et cela me poursuit même pendant la nuit où je rêve de mon travail.

Pouvez-vous expliquer votre choix (ou celui du donateur) de Saint François d'Assise ?

Ce projet est né le jour où je suis arrivé chez une cliente pour laquelle je devais installer un escalier. Nous avons sympathisé. Je lui ai parlé de mon cours de sculpture à l'ACA de Bruxelles. Elle me demanda si je pouvais lui réaliser une statue de François d'Assise, saint qui lui tient particulièrement à cœur. Elle a précisé qu'elle souhaitait en faire don à la Basilique Notre-Dame de Basse-Wavre.

Pouvez-vous nous éclairer quant à votre choix de la posture peu habituelle du Saint ?

J'ai demandé à ma cliente de rassembler tout ce qui concernait Saint François. J'ai reçu une cassette vidéo et un livre retraçant la vie du saint.

J'ai pu approcher un homme que je ne connaissais pas beaucoup. Ce qui m'a frappé, c'est que cet homme a tout abandonné pour l'amour de Dieu et de son prochain. C'est pourquoi, j'ai pensé que la position agenouillée était la plus expressive.

Je remercie mille fois cette dame qui m'a permis d'être l'instrument de l'accomplissement d'un de ses vœux les plus chers.

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Le service des lecteurs.

Marie-Christine De Smet-Van Damme, vous avez commencé très tôt à assurer les lectures de la messe dominicale. Comment y avez-vous été invitée ?

C'est l'abbé Mayné, ancien curé de Basse-Wavre, qui m'a demandé en 1972, quelques mois après ma profession de foi, d'assurer les lectures de la messe dominicale. A l'époque, nous étions quelques jeunes à rendre ce service à la paroisse.

Depuis lors, ce service a été structuré et vous êtes devenue responsable du groupe des lecteurs. Comment fonctionne-t-il ?

Très simplement. Les lecteurs se réunissent trois ou quatre fois sur l'année afin d'établir un calendrier et faire en sorte que chaque messe du week-end soit prise en charge, au niveau des lectures, par une ou deux personnes. Une liste des coordonnées de tous les lecteurs est remise à chacun afin d'effectuer des remplacements si cela s'avère nécessaire.

Les fidèles voient souvent deux personnes se relayer pendant l'eucharistie. Pouvez-vous expliquer le rôle de chacun ?

C'est à l'abbé Jacques Dereau que l'on doit cette "innovation" d'ailleurs fort appréciée de tous, me semble-t-il, et en particulier des lecteurs. Jacques Dereau souhaitait différencier le rôle du lecteur (se chargeant avant tout des textes issus de l'Ancien et du Nouveau Testament) de celui du "prieur" (davantage centré sur la prière universelle, la lecture du psaume ou les intentions).

Y a-t-il des qualités requises pour ce service ?

Je crois qu'avant tout, il s'agit de lire "avec son cœur". Bien sûr, il est conseillé d'avoir une voix claire, posée et "qui porte" mais cela s'apprend et s'acquiert au fil des dimanches… Quoi qu'il en soit, il faut surtout avoir envie de faire passer au mieux le message inscrit dans chacun de ces textes.

Qui constitue actuellement le groupe des lecteurs ?

Des gens de tous horizons (et cela, c'est à maintenir ! Il ne faudrait surtout pas que des critères de sélection s'installent), mais tous plutôt d'âge mûr !

N'est-ce pas le moment de lancer un appel de sang neuf, en particulier du côté des jeunes ?

C'est évidemment ce qu'il faudrait faire (et qui a déjà été fait à maintes reprises mais hélas sans grand résultat !). Pourquoi ne pas proposer aux jeunes qui viennent de faire leur profession de foi de s'engager dans cette voie ? Ou d'ouvrir la porte également aux adolescents qui se préparent à la confirmation ?

Une dernière question à Christian Vinel : qu'attendent les

prêtres de la contribution des lecteurs aux offices paroissiaux ?

Nous attendons du lecteur qu'il ait pris le temps de préparer la lecture de la Parole de Dieu : l'avoir lue et si possible méditée … pour se l'approprier. Evidemment, nous ne pouvons pas attendre cela d'une personne à qui il est demandé de lire, trois minutes avant le début de la messe.

Je fais un rêve : que dans un ou deux ans, naisse une petite équipe liturgique, c'est-à-dire quelques personnes qui seraient prêtes à faire un partage biblique avec le prêtre qui présidera l'Eucharistie, et qui, de temps en temps, s'engageraient plus personnellement dans la liturgie, par exemple, en rédigeant les intentions de prière…

Propos recueillis par A. Lepage

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CES STATUES DANS NOTRE EGLISE

Saint Antoine de Padoue

De Lisbonne où il naquit en 1195 à Padoue où il mourut en 1231, Saint Antoine, qui fut en réalité appelé Fernand à son baptême, ne vécut que 36 ans et est le contemporain de Saint François d'Assise (1181-1226).

Mais d'où vient son extraordinaire popularité ? Depuis 800 ans ! Question à laquelle des théologiens, des historiens, des sociologues ont donné des réponses, belles, convaincantes, mais sans jamais épuiser la force de cette question : pourquoi allons-nous à toi, Saint Antoine ?

Fernand de Lisbonne, chanoine au monastère royal de Coimbra voulut devenir le simple frère Antoine, disciple de la "pauvre brigade" du frère François. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains du Maroc furent ramenés au Portugal, il décida de se rendre également au Maroc. Mais le ciel en décida autrement …

Pris entre songe et réalité, le songe d'un martyre par amour du Christ et la réalité de la maladie qui blesse, arrête, limite, Antoine fut contraint de reprendre la mer… qui se chargea de le repousser vers les côtes de Sicile lors d'une tempête…

En 1221, il se retrouve au chapitre de tout l'Ordre à Assise. Les frères y découvrent ses talents de prédicateur et ses connaissances en théologie. Avec la permission de François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. La ville de Brive-la-Gaillarde conserve le souvenir des grottes où il se retire quelques temps dans la prière, tout comme il le fit dans le silence de Montepaolo dans les Appennins

(à suivre)

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INFORMATIONS PAROISSIALES

Pèlerinage à Nivelles le dimanche 22 octobre. (de 9h à 18h)

Tous les chrétiens de Wavre sont invités à partir en pèlerinage en cette année jubilaire. Vous trouverez toutes les infos dans le journal Dimanche ainsi qu’à l’entrée de la Basilique : départ en bus, en vélo ou en voiture personnelle. Les inscriptions se font par versement ou par le dépôt d’une enveloppe à la cure. Merci de ne pas attendre la dernière minute pour vous inscrire !

Activités de la fabrique d'église

Au cours de l'année, la Fabrique d'église s'est réunie à cinq reprises. Voici quelques points importants de ces réunions.

* L'évêché acquiert un terrain dans le lotissement des 4 sapins afin d'y construire un immeuble comprenant, au rez-de-chaussée, une chapelle et deux salles ;

* La commune de Wavre se charge, avec la Région wallonne, de la peinture intérieure de l'église et de la restauration des vitraux ;

* La paroisse étudie l'aménagement du chœur de l'église et son éclairage ;

* le presbytère verra ses peintures extérieures refaites, grâce à l'intervention de la commune ;

* Analyse des comptes de l'année et budget de l'année suivante ;

* Election des membres.

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