Passerelle numéro 15
Toussaint 2000

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial : Tous Saints ?
Si tu vas au bout du monde
Toussaint …et .... Halloween
Echos : " Sur les trace de Jésus "
Témoignage : " Plus richement comblé "
Ces statues dans notre église : Saint Antoine de Padoue


Toutes les religions sont les voies
où l’homme cherche Dieu
Elles sont multiples.
La révélation chrétienne est unique
Car c’est Dieu
Qui trouve l’homme.

Paul Evdokinov
" Les âges de la vie spirituelle "

 

EDITORIAL - Tous saints ?

"Chers jeunes ayez l'ambition d'être saints, comme Dieu est saint ! Jeunes de tous les continents, n'ayez pas peur d'être les saints du nouveau millénaire ! Que l'Evangile devienne votre trésor le plus précieux …" Jean-Paul II, message pour les JMJ
Devenir parfait, sans défaut … ? Impossible !… Bien sûr ! car personne ni aucun saint n'est sans faiblesse. Dieu ne nous appelle pas à être parfaits mais nous demande d'abord d'être habités par l'amour.

"Que chacun soit aimable pour l'autre : mieux vaut commettre des fautes avec gentillesse que de réaliser des miracles sans gentillesse ". Mère Teresa.

Le Tableau du Jubilé présent en notre basilique représente des hommes et des femmes d'hier et d'aujourd'hui appelés à entrer dans la lumière de l'Amour trinitaire pour rayonner cet amour à travers leur vie.
Une mère avec des enfants ou Mère Teresa avec des orphelins, le Père Damien soutenant un lépreux ou un coopérant au service des démunis, Sainte Thérèse s'élançant vers Dieu avec tout le désir de son cœur, une jeune fille qui a les mains ouvertes en signe d'accueil, … 3 prêtres qui sont appelés à un chemin particulier de sainteté en conduisant les autres sur ce chemin… Sans doute l'artiste n'a pas pensé représenter de couple puisque je lui avais demandé de représenter les principaux saints qui ont une relique dans la châsse de Notre-Dame…

Il va de soi que la vie conjugale et familiale est un chemin de sainteté, car elle permet à tous ses membres de grandir dans l'amour et le pardon reçus et partagés.

La clé de la sainteté selon Saint François de Sales c'est que " il faut tout faire par amour et rien par force ". Et il continue : "Est-ce autre chose la vie des saints que l'Evangile mis en œuvre ? Il n'y a pas plus de différence entre l'Evangile écrit et la vie des saints qu'entre une musique notée et une musique chantée".

Devenir saint, c'est vivre une vie ordinaire de manière extraordinaire, car l'amour de Dieu transfigure tout, y compris les relations avec les autres. "Lorsque je suis charitable, c'est Jésus seul qui agit en moi : plus je suis unie à Lui, plus aussi j'aime toutes mes sœurs". Sainte Thérèse.
Alors.. "il suffit d'aimer" (Sainte Bernadette) là où nous vivons, en nous laissant aimer par Dieu. "Il faut savoir fleurir où Dieu nous a planté" Saint François de Sales.

En cette fête de tous les saints, remercions Dieu pour cette multitude d'hommes et de femmes qui ont su coopérer avec Lui au rayonnement de son Règne d'amour en eux et autour d'eux. Et répondons nous-mêmes à cet appel à devenir saints en nous laissant inspirer par la vie d’un d’entre eux.

Christian Vinel. 

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Si tu vas au bout du monde,
tu trouveras
la trace de Dieu.
Si tu vas au fond de toi,
tu trouveras
Dieu lui-même.

Madeleine Delbrel.

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TOUSSAINT… et… "HALLOWEEN"

"On nous annonce une invasion de citrouilles !"

Cette prolifération de cucurbitacées, ça commence à bien faire ! Ces citrouilles grimaçantes sont le porte-drapeau de la nouvelle folie qui se nomme Halloween. Importée des Etats-Unis voici quelques années, cette vague va-t-elle nous submerger ?
Il faut d'abord remarquer la parenté avec la Toussaint puisque "hallow" signifie saint et "even" veillée. En serait ce l'adaptation laïque, elle qui exprime davantage la mort et la peur ?

Des historiens nous disent qu'en fait les origines remonteraient au calendrier celtique; ce serait la survivance d'un rituel druidique où le monde des morts rejoindrait celui des vivants. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil (ou sous la lune), sinon que le marketing made in USA est passé par là. Media et commerces en font étalage… Cela déborde même parfois dans nos écoles. Au risque de ne pas être "in" aux yeux du lecteur, j'aimerais rappeler ici que, début novembre, il y a d'abord la Fête chrétienne de la Toussaint suivie du Jour des Morts.

Toussaint ne signifie-t-il pas la fête de tous les saints connus ou inconnus qui ont entendu le message des béatitudes et qui y ont répondu ? C'est aussi faire la fête que de célébrer celles et ceux qui ont suivi ce chemin d'exigence et d'espérance. En cette saison automnale souvent triste, puissions nous illuminer ces semaines par un contact plus étroit au grand soleil de Dieu auquel les saints ont réchauffé leur vie. Nous aurons aussi à cœur d'y associer nos défunts mais aussi "tous les morts dont Dieu seul connaît la foi". Le jour des morts nous invite en effet à "regarder la mort à la lumière de la sainteté, à faire mémoire de nos défunts en laissant éclater la victoire de l'amour" et non de la peur.

Sachons garder le sens de la mesure. Que nos enfants et petits-enfants soient éclairés sur le sens de nos fêtes chrétiennes et informés quant à l'influence réelle de ces comportements suscités avant tout par l'appétit commercial.

A. Lepage

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ECHOS

Sur les traces de Jésus

En ce 27 septembre 2000, jour de congé scolaire, nous nous mettons en route sur les traces de Jésus. Quand je dis nous, c'est Christian, notre curé, et quelques catéchistes disponibles ce jour-là pour encadrer les enfants de la 2ème année de catéchèse.

Le rassemblement se fait chez les Bénédictines à Rixensart à 7 h 30 du matin. Très tôt, me direz-vous pour un jour de congé, mais tout ce petit monde est là bien à l'heure, le sourire aux lèvres ou quelques bâillements, peu importe, nous sommes prêts pour le départ vers la "Terre Sainte".

En réalité, c'est un musée biblique de plein air que nous allons visiter et qui se situe à Nijmegen en Hollande. Après 3 heures de voyage durant lesquelles les enfants ont l'occasion de regarder une vidéo intitulée "Marie de Nazareth", nous arrivons à destination.

Aussitôt, nous cassons la croûte et nous commençons la visite. Nous voici sur les bords du désert où nous pouvons admirer le camp des Bédouins, puis la vie au village de Nazareth, les pâturages, la bergerie, la maison du publicain, le lac de Galilée, la vie citadine à Jérusalem, le jardin des oliviers, et j'en passe…

Pendant tout le parcours, nous tentons d'expliquer aux enfants et de répondre aux multiples questions qu'ils se posent et nous lisons un passage d'Evangile correspondant à l'endroit où nous nous trouvons.
Bien sûr, je ne peux pas raconter en quelques lignes tout ce que nos yeux ont vu lors de cette visite qui je crois a satisfait petits et grands. Le temps passe tellement vite que déjà l'heure du retour a sonné. C'est avec un peu de regret que nous quittons ce parc de la Bible centré sur le Judaïsme et le Christianisme.

Ensemble, nous avons vécu une merveilleuse journée, nous sommes rentrés fatigués mais heureux.

M.-J. Michels

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TEMOIGNAGE

Plus richement comblé "

L’abbé Jacques DEREAU nous dit qu’il a été comblé !

Etonnante est cette parole dans la bouche d’un homme souffrant d’infirmités qui le frappaient lourdement dans sa charge de curé.
Il fallait le voir célébrant la Messe, parcourant la paroisse, … une bonbonne d’oxygène à l’épaule qui lui permettait de respirer un peu mieux. Il fallait l’entendre prononcer ses homélie, simplement, en profondeur.
Témoin pour chacun de ses paroissiens par son courage dans la maladie, par sa présence à ceux qui souffrent, par la vie toute donnée à la Foi. Jacques Dereau nous a laissé un texte particulièrement grave et important, qui a été inséré dans le feuillet des funérailles. Il faut le rappeler car il peut être sujet de méditation pour chacun.

Le voici, intitulé : PLUS RICHEMENT COMBLE

" J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’ai demandé la santé pour faire de grande choses,
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’ai demandé la richesse pour pouvoir être heureux,
Il m’a donné la pauvreté pour pouvoir être sage.

J’ai demandé la puissance pour obtenir l’estime des hommes,
Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’ai demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul,
Il m’a donné un cœur afin que je puisse aime tous mes frères.

J’ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie,
J’ai reçu la vie afin que je puisse me réjouir de toute chose.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
Mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.

Je n'ai rien eu de ce que j'avais demandé,
Mais j'ai reçu tout ce que j'avais espéré.

Presque en dépit de moi-même,
Les prières que je n'avais pas formulées ont été exaucées.

Je suis, parmi les hommes,

LE PLUS RICHEMENT COMBLE !

Partageons cette parole avec l'Abbé Jacques Dereeau qui en sera rempli de joie.

ACN.

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LES STATUES DE NOTRE EGLISE

Saint Antoine de Padoue (suite et fin)

Antoine aimait se retirer dans le silence, même s'il n'est pas facile d'habiter le silence. Mais il permet de se tourner vers l'essentiel, d'où jailliront des paroles riches de vie, des paroles frémissantes contre les injustices du temps, chargées de passion pour Dieu car il connaissait la fragilité de l'homme, et pleines de compassion pour l'homme après avoir parlé avec Dieu.

A la fin de sa vie, devenu malade à Padoue après la grande prédication de 1231, Antoine se retira à Camposampiero près de Padoue. Il y avait vu un jour, dans un bois épais, un noyer énorme dont il admira la beauté : il décida de s'y construire une cellule, parce que l'endroit offrait une solitude inespérée et un calme favorable à la contemplation.

Sa santé déclinait vite, ses poumons étaient gravement atteints. Le vendredi 13 juin, pendant le repas de midi, il eut un malaise et demanda d'être reconduit en ville pour ne pas être à charge de ses Frères. Il n'y arriva pas et mourut au petit couvent de l'Arcella des Dames de Sainte Claire. Beauté et grandeur de la féminité qui le fit venir au monde et qui l'accompagna à la rencontre de l'Eternel.

Pourquoi aller à toi, Saint Antoine ? Tu es l'intercesseur de tant de demandes, le compagnon de tant d'existences blessées, le saint capable de nous rendre solidaires avec les plus fatigués par la vie. C'est là que se trouve la vitalité de ton message.

L.F.