Passerelle numéro 20
Juillet 2001

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
        - Réussirons nous ce rendez-vous ?
        - Question de regard
Prières
        -Prières brèves pour l'été
        -Ma plus belle invention, c'est ma Mère
        -Prière de l'automobiliste

Témoignages
Un anniversaire
Pèlerinage
Humour
Informations paroissiales
Notre site Internet


Votre témoignage, vos intentions de prière, ce qui vous a marqué dans vos lectures et qui peut être partagé dans " La Passerelle ", nous intéressent. Ce journal paroissial étant également le vôtre, vous êtes invités à communiquer vos articles à Christian VINEL, rue du Calvaire, 2 à 1300 WAVRE.
e-mail : cvinel@catho.be

 

EDITORIAL

Réussirons-nous ce rendez-vous ?

Chaque année, à pareille époque, nous avons "rendez-vous" avec le temps des vacances.

Il existe deux façons d'envisager ce moment privilégié, comme toutes choses d'ailleurs : à la fois un aboutissement et un commencement; un résultat et un point de départ. Généralement, les vacances sont considérées du premier point de vue : c'est la pause après le travail, la détente après l'effort, la récompense méritée, l'évasion après la contrainte. Si nous nous efforcions de prendre l'autre point de vue !

Temps de retrouvailles avec la nature - qui se dore au soleil de l'été -, avec nous-mêmes - en dehors du stress quotidien -, avec les autres pour partager, aider ou se faire aider - sans plus regarder sa montre. Occasion de reprendre son souffle et de mettre en vacances - si l'on peut dire - son égoïsme et son individualisme habituels afin de découvrir la réalité du monde et l'existence des autres.

Si l'on veut vivre selon notre nature humaine qui se caractérise, normalement, par l'intelligence et par le cœur, nous sommes forcés de ne pas être "bêtes" dans le choix de nos occupations : ni limaces, qui à longueur de journée se vautrent sur le sol, ni moutons, qui suivent d'autres moutons et qui bêlent parce que les autres bêlent, ni éléphants qui écrasent tout sur leur passage et encombrent tout le monde.

Nous attendons les vacances comme une libération, comme un souffle d'air frais. Donneront-elles à notre visage, à nos paroles et à notre enthousiasme les traits qu'il dépend de nous de rendre sereins ou veules, joyeux ou tristes, clairs ou opaques ? Nous permettront-elles de retrouver ou redécouvrir Dieu, si souvent oublié ? Et pourquoi ne pas y consacrer un temps à la recherche de nous-mêmes ?

"On se cherche des retraites à la campagne, au bord de la mer, en montagne, mais on peut, à toute heure se retirer en soi-même. Nulle part, on ne trouve de retraite plus paisible que dans son âme" (Marc Aurèle - Pensées).

Guy Thomas

RETOUR

Question de regard

J’ai été impressionnée ces derniers temps par les tourments éprouvés par de nombreuses personnes à l’écoute des journaux parlés ou télévisés et leur défilé de catastrophes, de guerres, d’attentats et de mauvaises nouvelles. Plusieurs m’ont dit : "  on est écrasé par toutes ces calamités, surtout qu’on ne peut rien y faire. "

Je crois que c’est vrai, mais il y a aussi une question de regard. Il me revient en mémoire une histoire que voici :

Pietro, un Romain, fait un grand voyage en Inde et se lie d’amitié avec un Indien qui lui fait visiter toutes les beautés de son pays, respirer tous ses parfums, en découvrir toute la sagesse, en apprécier l’hospitalité. L’Italien est émerveillé et invite son ami à venir aussi découvrir son pays.

Après bien des réticences, l’Indien accepte et débarque par un beau matin de printemps à l’aéroport de Fumicino. Pietro lui fait découvrir Rome, depuis la partie antique avec le Colisée et le Forum et les thermes romains, jusqu’au Vatican en passant par les villas, les églises, les fontaines… L’Indien est intéressé, sans plus.

Un jour qu’ils traversent le Campo de Fiori le visage de l’Indien s’éclaire. Il s’arrête et dit à son ami : " Emmène-moi voir la cigale que j’entends chanter ". Pietro s’étonne : "  Il n’y a pas de cigale ici, en pleine ville et à cette époque. " " Si, je l’entends, répond son ami. Et toi, ne l’entends-tu pas ? "

Ils se mettent en route à sa recherche, l’un communiquant sa foi et son enthousiasme à l’autre. Ils traversent toute la ville, les rues et les places, se font bousculer par la foule, mais continuent à marcher, l’Indien attentif au chant de la cigale, son ami lui faisant confiance. Au bout d’un long périple, ils arrivent dans un petit parc et découvrent l’insecte stridulant sur un tronc d’arbre.

- Tu vois, dit l’Indien en souriant ; c’était bien une cigale.
- Tu avais raison, répond son ami, mais vous autres, Indiens, vous avez sûrement l’ouïe plus fine que nous.
- Je ne pense pas, répond son ami, en fouillant dans ses poches. Il en sort une menue pièce de monnaie qu’il laisse tomber. Aussitôt, cinq personnes se précipitent pour la ramasser.
- Tu vois, reprit l’Indien, le bruit fait par cette pièce de monnaie était aussi ténu que le chant de la cigale, mais celui-là, vous l’avez entendu.

Question de regard, question d’attention. Être tourné vers ce qui ne va pas, vers la laideur, les catastrophes, l’argent, la corruption ou, malgré çà être attentif à la beauté, à l’espérance en germe, aux lucioles qui dansent dans le soir, aux mouvements de solidarité, aux gestes d’accueil et de bonté là où sévit la guerre.

Le temps des vacances est sûrement un temps privilégié où nous pouvons faire silence, écouter notre cigale, prier, ouvrir notre cœur aux autres, à la beauté du monde et aux imprévus de Dieu.

Solange Fornaroli.

RETOUR

PRIERES

Prières brèves pour l’été

Apprends-nous, Seigneur, à donner à la prière le temps que nous donnons à nos soucis

(Anonyme)

Mon Dieu, si vous êtes partout, comment se fait-il que je sois si souvent ailleurs ?

(M. Delbrêl)

Approchez-vous de Dieu, il s’approche de vous

(Anonyme)

Le but de la prière est moins d’obtenir ce que nous demandons que de devenir autres

(Julien Green)

Prier ce n’est pas être intelligent, c’est être là !

(M. Delbrêl)

RETOUR

Ma plus belle invention, c’est ma Mère.

Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma Mère.
Il Me manquait une Maman, et je l’ai faite.
J’ai fait Ma mère avant qu’elle ne Me fasse. C’était plus sûr.
Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes.
Je n’ai plus rien à leur envier, car J’ai une Maman. Une vraie.
Cela me manquait.

Ma Mère, elle s’appelle Marie, dit Dieu.
Son âme est absolument pure et pleine de grâce.
Son corps est vierge et habité d’une telle lumière que sur terre.
Je ne me suis jamais lassé de la regarder, de l’écouter, de l’admirer.
Elle est belle, Ma mère, tellement que, laissant les splendeurs du Ciel,
Je ne Me suis pas trouvé dépaysé près d’elle.

Pourtant, Je sais ce que c’est, dit Dieu, que d’être porté par les anges ;
ça ne vaut pas les bras d’une maman, croyez-Moi.
Ma Mère Marie est morte, dit Dieu. Depuis que J’étais remonté vers le Ciel, elle me manquait, Je lui manquais.
Elle M’a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement.
Je ne pouvais pas faire autrement, ça se devait. C’était plus convenable.

Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s’immobiliser.
Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos.
Les lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer.
Le corps très pur qui avait donné un corps à Dieu ne pouvait pourrir,
mêlé à la terre…

Je n’ai pas pu, ce n’était pas possible, ça m’aurait trop coûté.
J’ai beau être Dieu, Je suis son Fils, et c’est Moi qui commande.
Et puis, dit Dieu, c’est encore pour Mes frères les hommes que J’ai fait cela. Pour qu’ils aient une maman au ciel. Une vraie, une de chez eux, corps et âme. La mienne.
C’est fait. Elle est avec Moi, depuis l’instant de sa mort. Son Assomption, comme disent les hommes.

La Mère a retrouvé son Fils et le Fils sa Mère. Corps et âme, l’Un à côté de l’Autre, éternellement. Si les hommes devinaient la beauté de ce mystère !
Ils l’ont enfin reconnu officiellement. Mon représentant sur la terre l’a proclamé solennellement.
Cela fait plaisir, dit Dieu, de voir apprécier ses dons. Depuis le temps que le peuple chrétien avait pressenti ce grand mystère de mon amour filial et fraternel… 
Maintenant qu’ils l’utilisent davantage ! dit Dieu.

Au Ciel ils ont une Maman qui les suit des yeux, avec ses yeux de chair.
Au Ciel ils ont une Maman qui les aime à plein cœur, avec son cœur de chair.
Et cette Maman, c’est la Mienne, qui Me regarde, qui Me regarde avec les mêmes yeux, qui M’aime avec le même cœur.
Si les hommes étaient malins, ils en profiteraient, ils devraient bien se douter que Je ne peux rien lui refuser…
Que voulez-vous, c’est Ma maman. Je l’ai voulue. Je ne M’en plains pas.

Michel QUOIST: " Prières "

RETOUR

Prière de l’automobiliste.

Seigneur,

Toi qui es toujours présent sur la route de chacun,
Toi dont l'amour féconde nos gestes quotidiens,
Tourne vers moi Ton Visage,
Sois mon fidèle compagnon tout au long de mes voyages.
Accorde-moi de bien user de ma liberté
et de garder le sens de mes responsabilités.

Donne-moi, même si parfois cela me coûte,
d'observer scrupuleusement le code de la route,
par respect pour la vie que Tu m'as donnée
et pour celle de mes frères, qui est sacrée.

Que je ne fasse jamais de ma voiture
un char d'assaut ou une imbécile armure,
pour me vanter de quelque performance
ou assouvir mon instinct de puissance.
Qu'elle soit un simple outil au service de mon travail
et pour le plaisir de mes loisirs.

Accorde-moi, comme le Bon Samaritain,
de savoir porter secours à celui qui en a besoin
et de faire un détour pour aider mon voisin.

Accorde-moi l'humour et la patience dans les encombrements
et, dans un beau paysage, la grâce de l'émerveillement,
l'humilité pour accepter mes propres limites
et la sobriété quand quelqu'un m'invite.

Rappelle-moi que je ne suis qu'un pauvre voyageur
qui roule vers Ton ultime rendez-vous mais ne doit pas, de lui-même, en devancer l'heure.
 

M Hubaut

RETOUR

 

TEMOIGNAGES

Emotions - questions

Il y a quelques jours, un de mes enfants a été bouleversé par la mort d’un de ses copains. D’autres enfants aussi ont été émus par cette mort, car il y eut de nombreux coups de fil échangés à ce sujet : " Tu sais, un tel, il s’est suicidé ! – Oui, je l’ai appris. Tu sais pourquoi ? – Non, et toi ? – Moi non plus. Tu iras à l’enterrement ?… "

Moi, maman de trois enfants, mais aussi proche de nombreux autres, leurs amis, leurs copains, et les enfants du caté, les voisins, j’ai toujours été interpellée par le suicide d’un jeune. Quel désespoir peuvent-ils connaître pour en arriver là ? Je pense aussi aux parents. Pauvres parents ! Tristes parents ! Quel sentiment de culpabilité doivent-ils éprouver en plus de la douleur de perdre leur enfant !

Comment faire pour ranimer la petite flamme de l’espérance ? Comment faire pour relever celui qui est abattu ? Comment donner ou redonner confiance ? Je n’ai pas de solution toute faite, si ce n’est l’amour, la tendresse et … un peu de temps. Le temps, ce luxe dont on manque tant. Si, par exemple, on éteignait la TV pendant le repas, ce ne serait pas plus mal, on communiquerait davantage entre soi. Les feuilletons ou les nouvelles (toujours mauvaises) sont-elles plus importantes que ce que vit chaque membre de la famille ? Ou alors, passer un petit moment ensemble, après l’école ou au coucher, un petit moment privilégié réservé à se dire, à se révéler, dans la tendresse mutuelle.

Un jour, un professeur a demandé à chaque enfant de sa classe de dire les qualités de son voisin. Elle-même a noté sur une bandelette le prénom de chaque élève avec ses qualités principales. Voilà qui change le regard, voilà qui change un enfant :
- le remuant se transforme en vif d’esprit
- le lambin se mue en calme, paisible
- le contestataire attrape du caractère
Voilà qui change le regard des autres aussi.

Et si nous, parents ou professeurs, nous qui leur faisons si souvent des remarques, des remontrances , des sermons, nous leur faisions aussi un cadeau, à leur anniversaire, à Noël, à Pâques ou sans raison, une bandelette ou une carte reprenant les qualités de nos enfants, ce dont nous sommes fiers.

A la veille des vacances et pendant celles-ci, quel sera notre regard sur nos enfants ? Petite idée à méditer…Petites résolutions à prendre…

Solange Fornaroli

RETOUR

UN ANNIVERSAIRE

Michel, tu vas bientôt fêter la quarantième anniversaire de ton ordination. Quelle est la première réflexion qui te passe par l’esprit, ou par le cœur ?
Depuis que j’ai décidé de marquer l’événement, je repense à toutes les vies croisées depuis mon ordination, et particulièrement à certains de ceux qui " sont rentrés à la maison du Père "

Peux-tu nous rappeler ton parcours de prêtre depuis le 8 juillet 1961 ? Quelles sont les différentes étapes qui ont marqué ta vie de sacerdoce ?
Tout d’abord, enseignant au collège Jean XXIII à Woluwé, et ce durant 20 ans. J’y assumais en secondaire, des cours de latin et de grec ainsi que de religion durant les premières années, et, très vite, uniquement de religion.

En même temps, depuis 1963, accompagné durant quinze ans par d’innombrables élèves du secondaire, j’ai aidé le curé de Loupoigne, pour y devenir ensuite moi-même curé pendant dix ans. Après quoi, je fus curé une petite dizaine d’années dans les paroisses de "  La Bruyère " et du " Renard " à Tubize, avant de devenir responsable du sanctuaire de Basse-Wavre il y a maintenant un peu plus de huit ans. Le tout pimenté d’aumônerie de mouvements de jeunesse, d’un passage de plusieurs années au service des vocations et de l’accompagnement d’une équipe de foyers…(entre autres…)

Comme le monde, l’Eglise évolue. Quels sont les changements qui t’ont le plus marqué ?
Essentiellement le grand coup de "Souffle de l’Esprit-Saint " né avec le concile, et toute l’Espérance et la Joie de Croire qui en a jailli.

Selon toi, de quoi avons-nous le plus besoin pour vivre au quotidien l’appel du Christ ?
De " ruminer " l’évangile, pour en imprégner notre vie quotidienne

Tu as en charge l’animation du sanctuaire. Quelles réflexions tires-tu de l’afflux de pèlerins que nous avons eu durant l’année jubilaire, et comment envisages-tu l’avenir ?
L’année du Jubilé a permis de découvrir " l’extra-ordinaire mosaïque du Peuple chrétien " Pour moi, cela reste inoubliable. Quant au sanctuaire, je crois que son rôle est, et sera plus que jamais, d’être un lieu où quantité de " Pauvres " (au sens évangélique du mot) peuvent et pourront puiser à la source une réponse à leurs appels.

As-tu quelques phrases-clés qui permettent à chacun de réfléchir à sa place dans nos assemblées ?
Deux, trois phrases parmi d’autres : " N’ayez pas peur… ", " Que tous soient un pour que le monde croie… ", " C’est à ce signe qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples, parce que vous vous aimez les uns les autres… "

Quels sont les mots qui te font vibrer ?
Tendresse,… Ensemble,…Servir,…Humain,…sont les premiers qui me viennent à l’esprit.

A quelles sources t’abreuves-tu pour te " ressourcer " ?
A la " rumination " de l’évangile, et au désir de créer toujours plus de liens humains.

Le mot de la fin ? (ou de la faim !) ?
Sur mon souvenir d’ordination, il est écrit : " Appelé à rayonner la Joie de la Foi, au Service du Christ et de mes Frères " Je persiste et signe !

P.S. : entretenant avec l’abbé Michel Buysse de profonds liens d’amitié, pardonnez-moi d’avoir fait cette interview en le tutoyant (Victor Mailleux)

RETOUR

PELERINAGE, des étapes pour retrouver…

Départ très tôt, ‘directives de l’animateur’, apartés pour faire ou refaire connaissance, arrêt casse-croûte, le tout sous un soleil engageant, et nous voilà rendus à la Maison Sainte-Marie à Châtel-Gizia…dans le Jura, déjà plus haut de 450 mètres. Accueil chaleureux, calme, simplicité qui dépouille, célébration motivante, paysage qui invite à élargir ses horizons. Le lendemain, arrêt découverte à Bourg-en Bresse, où nous avons pu admirer l’église et le monastère de Brou, construit au 16ème siècle à la demande de Marguerite de Bourbon, devenu " mausolée du souvenir d’un amour ". Nous avons pu admirer le travail de toutes ces ‘confréries’ (tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, …), et je me dis que dans la mentalité de l’époque… " rien n’était trop beau ou trop coûteux pour contenir une manifestation de la Présence de Dieu ", chacun donnant le meilleur de lui-même, parfois pendant des années.

Séjour au sanctuaire de La Salette…il faut monter, quitter la vallée et son tourbillon d’activités (et ses ‘petites préoccupations’ ?), pour arriver dans un lieu dépouillé où la nature grandiose qui vous entoure vous entraîne à l’admiration et à l’intériorité. Le pèlerinage ayant pour thème "Pèlerins de la Paix, Pèlerins de l’unité", nous avons pu, ensemble, mettre en commun au cours de nos rencontres, nos perceptions différentes qui sont autant de richesses. Nos célébrations étaient marquées de l’empreinte de l’évangile de Saint Jean. Ne devant nous plier à aucun horaire strict, en dehors des repas et de nos rencontres, chacun a pu, à son rythme, selon son cœur, participer aux veillées, à l’adoration, au chapelet…ou simplement sortir des bâtiments et s’imprégner de nature…

Autres moments qui m’ont interpellé. Visite de " la Mine Image ", à La Motte d’Aveillans, où, après avoir visionné un film retraçant l’origine du charbon (ici de l’anthracite) et la vie des mineurs, nous avons pu parcourir environ 200 mètres de galeries encore en exploitation en 1956. Impressionnant de s’imaginer les conditions de travail des mineurs, malgré le fait que les galeries étaient en majorité horizontales, il n’y a que deux puits sur le site. Sueurs, humidité, bruits, poussières et larmes…. pour donner du confort aux autres ! Interpellant !

Après cette visite, arrêt à La Mure d’Isère, où nous avons célébré une Eucharistie dans la chambre qui a vu mourir saint Pierre-Julien Aymard, fondateur des religieux et servantes du Saint-Sacrement. Quel ne fut pas notre étonnement (et le mot est faible) d’entendre le père chargé de l’accueil dans cette maison nous dire : " Consommez toutes les hosties consacrées, sinon celles qui restent pourraient moisir ! "…et, après notre célébration, l’entendre parler des " Paroisses Nouvelles ", celle dont il fait partie s’étend sur une ‘largeur’ de 80 kilomètres, et il n’y a que 3 prêtres pour " servir ", deux à mi-temps et lui à quart-temps, " pour donner un coup de main " à ses confrères…( en 2000, il a présidé à 193 enterrements ! …). La moyenne d’âge est de…70 ans !! Il y a de quoi rester coi lorsqu’on entend de tels commentaires ! Et cela interpelle, nous qui avons le confort de disposer de trois prêtres à Basse-Wavre. Autant dire qu’après un tel témoignage, notre pique-nique de midi s’est déroulé dans un certain recueillement, en évitant tout gaspillage, chacun étant soucieux du ‘confort’ de l’autre… Et, pour terminer cette journée " découverte ", une promenade en bateau sur le lac de Monteynard, lac artificiel, tantôt encaissé entre des parois abruptes, tantôt entouré de collines verdoyantes, mais sans cesse balayé par un vent assez frais…de quoi être aéré de l’extérieur après avoir été secoué à l’intérieur…

Le dimanche, nous nous sommes joints aux autres pèlerins pour participer à l’eucharistie, priant et chantant les uns pour les autres, sans oublier d’unir à notre démarche tous ceux que chacun porte dans son cœur…

Pour résumer, durant ces cinq jours, nous avons vécu " en frères ", heureux d’être ensemble et de partager des moments très forts, cherchant la Paix dans une Unité riche de nos diversités.

  •  
  • Victor Mailleux

  • RETOUR

    HUMOUR

    Voulez-vous téléphoner à Dieu ?

    Ce week-end, les numéros d’appel du téléphone changent. Alors que faire pour téléphoner à Dieu car Belgacom ne nous a rien dit ? Aussi voudrions-nous combler cet oubli. Voici quelques règles qui vous aideront à communiquer avec Dieu.

    1. Choisissez le bon préfixe. Ne composez pas à l’aveuglette.
    2. Une conversation téléphonique avec Dieu n’est pas un monologue. Ne parlez pas sans arrêt, mais écoutez celui qui vous parle à l’autre bout du fil.
    3. Si la communication est interrompue, vérifiez si ce n’est pas vous qui avez coupé le contact.
    4. Ne prenez pas l’habitude d’appeler Dieu uniquement en cas d’urgence.
    5. Ne téléphonez pas seulement à Dieu aux heures du " tarif réduit ", un court appel devrait être possible régulièrement.
    6. Prenez note que les appels auprès de Dieu sont sans frais.
    7. N’oubliez pas de rappeler Dieu qui vous laisse sans cesse des messages sur votre répondeur.
    8. Si malgré l’observation de ces règles, la communication s’avère difficile, adressez-vous en toute confiance à l’Esprit-Saint : il rétablira la communication
    .
    9. Si l’appareil ne fonctionne plus du tout, portez-le à l’atelier de réparation qu’on appelle aussi le sacrement du pardon. Tout appareil est garanti à vie et sera remis à neuf par un traitement gratuit.

    (adaptation d’un texte d’une employée de France-Télécom)

      RETOUR

    INFORMATIONS PAROISSIALES

    Journée des personnes malades, handicapées et bien portantes, le 9 septembre.
    Tous, nous vivons des " faims " : faim de vivre, faim d’être aimé, faim d’être reconnu, accepté dans nos différences, tant physiques que morales. En cette journée spéciale, durant l’eucharistie ou après, ayons à cœur de " poser un geste " envers ceux de nos frères et sœurs plus dépendants de notre regard, de notre attention, de notre amour. En parler durant l’homélie, leur donner la parole, leur souhaiter une " bonne fête " en leur remettant une fleur, une carte, ou simplement faire visite ?…Autant de pistes (sans parler des démarches qui sont propres à chacun) pour manifester que, nous faisons église tous ensemble.

    Renseignements : Robert Florin, tél : 02 / 246 49 88.

    Récollection décanale le dimanche 7 octobre, toute la journée, avec la participation de l’abbé Maurice Simon qui mettra en évidence deux aspects fondamentaux du Concile Vatican II :
    La Parole de Dieu, comment se sont formés les Évangiles,… L’Église et la triple mission des laïcs.
    Une animation parallèle sera prévue pour les enfants de 11 à 13 ans. Elle sera centrée sur la vie du Père Damien. L’Eucharistie de clôture rassemblera tous les participants.

    Rappel : Lors de l’Eucharistie du dimanche 9 septembre à 10h30, nous fêterons Michel pour ses 40 ans de ministère presbytéral au service des autres, ici et ailleurs. Et nous prolongerons l’Eucharistie par un vin d’honneur.

    Le dîner paroissial rassemblera tous ceux qui le veulent le dimanche 23 septembre, après une Eucharistie festive.

    Pendant les vacances, normalement nous continuons à prier… Vous êtes invités à vous joindre à nous du mardi au samedi à 8h30 pour la prière des Laudes. Et les mardi, mercredi et jeudi de 9h30 à 10h30 pour l’adoration eucharistique à l’oratoire, ainsi que le vendredi de 18h30 à 19h30

      RETOUR

    NOTRE SITE INTERNET

    VOUS CONNAISSEZ, BIEN ENTENDU :
    La passerelle
    , votre journal paroissial qui jette les ponts entre nous.

    VOUS CONNAISSEZ AUSSI :
    le journal Dimanche qui vous propose des informations et réflexions plus générales destinées à la communauté de la région du Brabant Wallon Nord.

    "SURFEURS DE LA TOILE", PARCOUREZ :
    le site Internet de Notre-Dame de Basse-Wavre.
    Présentant les activités de la paroisse et du Sanctuaire, il vous propose également les dernières éditions de "La Passerelle" ainsi que des liens avec l'Eglise catholique en Belgique et Brabant Wallon et avec une sélection de formations et activités organisées près de chez vous.

    UNE SEULE ADRESSE INTERNET:
    Notre-Dame de Basse-Wavre : www.paroissendbw.be.tf