Passerelle numéro 22
Toussaint 2001

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Editorial
Prières 
        - Un amour m'attend
Informations 
        - Equipe d'animation paroissiale
        - Salles paroissiales - où aller ?

Evénements 
        - La messe télévisée
        - Ordination diaconale

Les statues de notre église 
        - Le Curé d’Ars


EDITORIAL

Ceux qui sont arrivés …

Toussaint. Non pas un jour triste, mais une fête de joie.

Elle chante et félicite non seulement les saints qu'elle honore au cours de l'année liturgique, mais encore la multitude de ceux et de celles qui sont passés sur notre terre, dans nos villes, dans nos villages, dans nos familles, dans notre intimité. Il y a là une foule de chrétiens, certes, mais aussi tant d'âmes de bonne volonté qui, sans même connaître le Christ, ont vécu loyalement, dans le souci du bien des autres et de la paix sans cesse à construire ou entretenir autour d'eux, en tout temps et partout, en conformité avec leur conscience.

Nous nous réjouissons avec ceux pour qui la mort n'est pas un terme, mais le commencement d'une vie plus riche, nous montrant la voie à suivre, ceux qui ne sont pas partis mais qui sont "arrivés" …
Beaucoup vivaient dans le Christ, témoignant de Son message d'Amour; certains, sans le savoir, étaient liés invisiblement à son Eglise, par d'autres moyens que ceux dont l'Eglise est dépositaire.

La Toussaint, fête de tous ceux qui sont arrivés, car les raisonnements de Dieu ne sont pas les nôtres; fête de ceux qui, au cours de leur vie ont trouvé la clé "pour y arriver".
A nous chrétiens, François Séjourné, donne le secret de cette clé :

" Nous vivons, Seigneur, dans un monde fermé à double tour,
verrouillé par des milliers, des millions de clés.
Chacun a les siennes :
celles de la maison et celles de la voiture,
celles de son bureau et celles de son coffre.
Et comme si ce n'était rien que tout cet attirail,
nous cherchons sans cesse une autre clé :
clé de la réussite ou clé du bonheur, clé du pouvoir ou clé des songes...

Toi, Seigneur, qui as ouvert les yeux des aveugles
et les oreilles des sourds,
donne-nous aujourd'hui la seule clé qui nous manque :
celle qui ne verrouille pas, mais libère ;
celle qui ne renferme pas nos trésors périssables,
mais livre passage à ton amour ;
celle que tu as confiée aux mains fragiles de ton Eglise :
la clé de ton Royaume."

Guy Thomas

Formidable ! Dieu a réussi son projet dans la personne de tous ceux qui " sont arrivés " : rassembler en Lui ses enfants pour une fête sans fin.

Mais comment peuvent-ils être pleinement heureux si des gens qu’ils aiment ne les ont pas encore rejoints ? C’est pourquoi, tout en s’émerveillant de la splendeur de Dieu qui est pur Amour, et en aimant les autres sans plus aucun obstacle, ils parlent de nous à Dieu. Ils " intercèdent " pour nous… Lui demandant de nous faire " arriver " là où ils sont. Pour que nous goûtions le même bonheur qu’eux, celui que Dieu réserve à tous ses enfants.
" Dans leur vie, Tu nous procures un modèle, dans la communion avec eux, une famille,et dans leur intercession, un appui. " Préface des saints.

Ne manquons pas de demander, p.ex. à notre saint patron, de " prier pour nous " car lui et les autres sont les mieux placés en Dieu pour le faire.  

Christian Vinel

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PRIERES

Un amour m'attend

Ce qui se passera de l'autre côté,
quand tout pour moi
sera basculé dans l'éternité …
Je ne le sais pas !
Je crois, je crois seulement
qu'un grand AMOUR m'attend.

Je sais pourtant qu'alors, pauvre et dépouillé,
je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.
Mais ne pensez pas que je désespère…
Non, je crois, je crois tellement
qu'un grand AMOUR m'attend.

Maintenant que mon heure est proche,
que la voix de l'éternité m'invite à franchir le mur…
Ce que j'ai cru, je le croirai plus fort,
au pas de la mort.

C'est vers un AMOUR
que je marche en m'en allant;
C'est dans son AMOUR que je tends les bras.
C'est dans la vie que je descends doucement.

Si je meurs, ne pleurez pas.
C'est un AMOUR qui me prend paisiblement.
Si j'ai peur … et pourquoi pas?
rappelez-moi souvent, simplement,
Qu'un AMOUR, un AMOUR m'attend

Saint Jean de la Croix

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INFORMATIONS

Equipe d'animation paroissiale

L'Equipe d'Animation Paroissiale (EAP), composée de laïcs et de nos prêtres, a pour mission de porter l'ensemble de l'animation pastorale de la paroisse : coordonner la vie paroissiale, initier et favoriser des initiatives diverses et prendre des décisions pastorales.
Les mandats de ses membres sont d'une durée de 2 à 4 ans renouvelables une fois, ce qui assure à la fois stabilité et renouvellement.

Après avoir consacré, respectivement, 3 et 2 ans à l'EAP, André de Pierpont et Philippe Van de Merckt quittent l'équipe afin de se consacrer à d'autres projets.

L'EAP actuelle est composée des prêtres Christian Vinel et Vincent della Faille, du séminariste Damien Desquennes, ainsi que de Monique Froidmont,  Anne Gelders, Danielle Thomas, Marc Petit et J. J. Van Schaftingen.

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Salles paroissiales - Où aller ?

Pour une réunion, festive, culturelle ou autre, dans les limites prévues aux contrats de location, deux salles paroissiales peuvent être louées. " Le Rivage ", jusqu’à 40 personnes, à des prix variant entre 40 et 150 EUR. (il y a possibilité de louer à l’année pour des groupes) et " Maria Pacis ", jusqu’à 100 personnes, de 80 à 250 EUR.

Les renseignements précis, en fonction du lieu et de l’utilisation souhaitée, sont disponibles soit au secrétariat paroissial (010-22.25.80), soit auprès de Christine Debroux (010-22.76.01) pour ‘Maria Pacis’, soit auprès de Claire Meersmans (010-22.45.03) pour ‘Le Rivage’.

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EVENEMENTS

La messe télévisée

Comme vous avez pu le lire dans le journal "Dimanche", le 1er novembre la messe (notre messe !) sera retransmise en Eurovision.

" Flûte !, nous allons être dérangés dans nos habitudes, il y aura des fils partout… et des ‘inconnus’ qui viendront prendre nos places… " ou bien " Chouette ! notre Paroisse et son Sanctuaire vont recevoir une publicité gratuite et à grande échelle, … il faudra l’enregistrer … Je vous laisse le choix. Mais ce n’est pas ce qui compte.

Certains font partie de ce peuple de Fidèles qui ne peuvent plus se déplacer, qui n’entendent plus bien, qui sont malades … et qui se sentent exclus de la communauté, perdus dans leur quotidien souvent solitaire. Quel bonheur pour eux qui suivent régulièrement la messe télévisée, de reconnaître le lieu de leurs démarches de Foi " du temps où je pouvais y aller et comprendre ". Mais aussi, cette fois, de reconnaître l’un ou l’autre visage trop peu souvent revu ces derniers temps.

Il y a nos assemblées dominicales actives bien sûr, mais sont-elles suffisamment soucieuses de ces frères et sœurs que l’on ne peut plus saluer à la sortie de la messe lorsque le célébrant nous envoie … aussi vers eux ! Formidable occasion donc d’associer nos aînés à notre célébration, et pourquoi pas, leur composer une intention particulière ce jour-là.

Victor Mailleux

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Ordination diaconale

Damien, séminariste en stage dans notre paroisse les 2 dernières années de sa formation, sera ordonné diacre ( en vue d’être ordonné prêtre l’an prochain ) par le Cardinal le samedi 17 novembre à 18h. Soyons nombreux à rendre grâce à Dieu avec lui ce jour-là !

Damien, en quoi consiste le diaconat?

Le diacre " incarne " dans l’Eglise le Christ-serviteur, celui qui a lavé les pieds de ses disciples au cours de son dernier repas, avant d’entrer dans sa Passion. En outre, il a donné aux apôtres un commandement nouveau: " Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. " Le diacre ne préside pas l’eucharistie, mais en invitant à la charité fraternelle, il introduit le peuple chrétien dans ce mystère et dans la compréhension de la Pâque du Seigneur. C’est l’esprit du diaconat. Etre est ici plus important que faire. Pour manifester sa vocation au service, le diacre n’occupe jamais la première place, mais se tient en retrait par rapport à l’évêque et aux prêtres. Il ne s’adresse pas au Père, mais à l’assemblée. Pour elle, il proclame l’Evangile. Il préside au baptême et aux funérailles. Il peut également recevoir le consentement des époux.

Lors de mon ordination, je m’engagerai également à prier la Liturgie des Heures de l’Eglise pour le salut du monde. Je continuerai en outre ce que j’ai entamé l’année dernière à Basse-Wavre. Mon ordination diaconale sera pour moi un événement important sur un chemin qui a commencé il y a cinq ans, quand je suis entré au séminaire. D’autres étapes l’ont préparée comme l’admission parmi les candidats au presbytérat, le lectorat et l’acolytat. Ces dernières m’ont aidé à prendre peu à peu un engagement qui sera définitif à l’ordination. Puisse ma vie être de plus en plus marquée par cet esprit de service.

Y a-t-il une différence entre l’ordination diaconale en vue du sacerdoce et l’ordination d’un diacre permanent?

Il s’agit du même degré du sacrement de l’ordre. La liturgie de l’ordination est la même. Toutefois, dans le cas d’un diacre permanent, on demande à son épouse si elle ne s’oppose pas à l’engagement de son mari au service de l’Eglise. L’évêque confiera au diacre une tâche particulière au sein du diocèse. Pour un diacre qui se prépare à devenir prêtre, l’évêque recueillera son engagement au célibat à cause du Royaume des Cieux. En fait, celui qui est ordonné doit demeurer fidèle à l’état de vie dans lequel il a été appelé, c’est une pratique commune aux Eglises catholique et orthodoxes.

S’il est marié, dans le cas d’un diacre permanent, il devra veiller à ce que sa mission dans l’Eglise ne se fasse pas au détriment de sa vie familiale. De même, s’il est célibataire, il veillera à garder cet état pour toujours. Quoiqu’il en soit, je resterai diacre toute ma vie, même quand je serai devenu prêtre. Je pense d’ailleurs qu’il est important de vivre le sacerdoce dans l’esprit du service. Je compte sur tous les fidèles pour me le rappeler.

Comment te prépares-tu et quels sont tes sentiments à cette occasion?

Évidemment, il y a des préoccupations matérielles à gérer comme le choix des chants et les personnes à inviter. Ceci a son importance, mais il ne faut pas négliger la préparation intérieure. Les responsables du séminaire m’ont fourni plusieurs textes de l’Ecriture qui m’aident à approfondir l’esprit du ministère. Je prendrai également quelques jours de retraite la semaine avant l’ordination. Mais tout se passe paisiblement. Je suis cependant impressionné par ce qui changera pour moi par l’ordination.

Comment se déroulera la célébration du 17 novembre?

La liturgie reflète le fait que le ministre est choisi au sein de la communauté chrétienne et qu’il lui est envoyé par le Christ. La célébration de l’ordination comporte donc deux parties : l’élection du candidat et l’ordination proprement dite. Au cours de l’élection, la communauté présente à l’évêque le candidat qu’elle a discerné. L’évêque ratifie ce choix au nom de l’Église. Ceci est très important, car on ne devient pas diacre ou prêtre de sa propre autorité et on n’est pas choisi pour un ministère suite à un vote majoritaire entre les baptisés. Quant à l’ordination, elle traduit plutôt le fait que c’est le Christ lui-même qui prend soin de son Église en lui donnant des ministres. Il donne l’Esprit Saint par la médiation de l’évêque pour configurer celui qu’il appelle, au Christ serviteur. Pour cette raison, l’ordination comporte deux éléments essentiels: l’imposition des mains et l’invocation de l’Esprit Saint. Il y a d’autres signes très expressifs et très émouvants: la litanie des saints, par exemple, où l’Église - celle de tous les lieux et des siècles qui nous ont précédés - se tient en prière dans l’attente de l’Esprit. Puis l’évêque remet au nouveau diacre l’Évangile qu’il aura désormais la charge d’annoncer. Le diacre ne parlera pas en son nom propre, mais il annoncera Quelqu’un d’autre.

Propos receuillis par Guy Thomas

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LES STATUES DE NOTRE BASILIQUE

Le saint Curé d’Ars (suite)

Que dire de cet homme de Dieu, sinon qu’autour de lui, le Surnaturel surgissait de partout ! S’il avait le don de sonder les cœurs, il restait aussi humble et discret, en particulier quand on l’interrogeait sur les visions qu’il eut le privilège d’avoir, de la Vierge à quelques autres figures saintes. Un de ses intimes disait : " l’impression que j’ai eue souvent en servant sa messe, c’est qu’il VOYAIT ce qu’il adorait ".

Un tel homme appartenait-il encore à la Terre ? Et notre époque peut-elle encore saisir l’héroïsme de sa vie, enracinée dans la Foi. ? Ses contemporains quant à eux ne s’y trompèrent point. Beaucoup affirmèrent : " Pour croire à la présence du Surnaturel, il suffit de le regarder ". Et si certains déploraient son intelligence médiocre, ils s’entendaient dire : " Je ne sais s’il est instruit, mais il est éclairé ".

Pendant 41 ans, dans cette paroisse " où on n’était pas fort chrétien ",il s’emploie à montrer à ses ouailles le chemin de la conversion etde la foi chrétienne. Prédicateur bouleversant (quoique malhabile – illui arrivait parfois de perdre le fil de son discours, de s’arrêter, puisde repartir n’importe comment), confesseur infatigable, son don deguérison du corps et des âmes dépassa vite les limites du diocèse.

Plusieurs fois, cette humble devant Dieu voudra fuir sa paroisse,décidé à laisser la place à " des moins ignorants " et ce seront les paroissiens eux-mêmes qui le retiendront au prix de mille ruses !Sa vie était exemplaire parce qu’il ne cherchait pas à impressionnerses auditeurs ; son enseignement était toutefois émaillé de formulesd’une surprenante force de suggestion. Pour évoquer la miséricordede Dieu à l’égard d’un homme qui s’était suicidé en se jetant d’unpont, il disait simplement ceci : " Entre le pont et l’eau, il y a eu laplace pour le repentir et le pardon ".

Entre le pont et l’eau …A une époque où le suicide était plutôt mal perçu, et souvent source de mépris et de rejet pour les familles, quelle vision humaine et évangélique ! C’est ce prêtre qu’Ars garda 41 ans.

Le prêtre. Et ce seul mot dit tout. Jean-Marie Vianney ne fut rien d’autre qu’un prêtre, un simple prêtre, tout entier dévoué aux âmes : rien de plus, rien de moins. C’est là que réside l’extraordinaire de son aventure : devenir une gloire de la terre avant de devenir un saint.

Car, peu à peu, la renommée du Curé d’Ars sortit du cadre de sa minuscule paroisse. Moins de 10 ans après son arrivée, le courant de pèlerinage qui affluait vers Ars avait pris l’allure d’un événement non seulement régional, mais national, mais international. On estime à 80000 en moyenne les pèlerins qui, chaque année, 30 ans de suite, se succédèrent à Ars.

La conséquence – pénible – pour le Curé d’Ars fut que sa vie devint celle d’un forçat du Christ, attaché nuit et jour à une tâche dont l’ampleur dépassait les forces humaines.

Sa renommée s’amplifia encore par de nombreux miracles, tous d’une remarquable simplicité évangélique (on cite le cas d’une multiplication de pains pour l’orphelinat de la paroisse). Mais cette renommée ne l’empêchait pas de rester humble : il n’hésita pas à jeter à la rue un sculpteur qui avait eu l’audace de lui demander la permission de faire son portrait. Ou encore de revendre les insignes de chanoine honoraire, voire de se débarrasser de ceux de la Légion d’Honneur.

Tel fut ce prêtre dont la vertu principale était l’opiniâtreté dans le chemin spirituel. Il s’éteignit le 4 août 1859 et Ars sut alors qu’elle venait de perdre un Saint.

Léon Froidmont
Sources : Daniel-Rops : l’Eglise des Révolutions (Ed. Fayard)
Encyclopédie de tous les Saints (Ed. Brepols)

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