Passerelle numéro 28
Avent - Décembre 2002

 

RETOUR - AUTRES "PASSERELLES"

Sommaire

Chemins d’Avent
        - Le temps de l'espérance
        - Un prodigieux avènement
        - Quelque chose d'inattendu, de neuf ...
Joyeux Noël
Vie paroissiale
        - Célébration de la réconciliation
        - Ephémérides
        - Cellules paroissiales d'évangélisation
Spiritualité mariale
Prière
Témoignage - JMJ
Etincelles
        - Si tu crois
        - Vis le jour d'aujourd'hui
        - Où donc est Dieu
Les statues de notre basilique : Ste Maria Goretti
Ecrivez-nous !


Chemins d’Avent

Dans ce numéro de la " Passerelle ", il sera beaucoup question d’espérance, de renaissance, voire de nouvelles semailles, mais aussi de réconciliation, de " désencombrement ", sans exclure la joie de la Fête …

Espérer, est-ce une gageure, 2000 ans après le " OUI " de Marie ?

Quelle joie va surgir de cette Espérance ?

Cette joie sera-t-elle " privée " ou communiquée autour de nous ?

Sur ce chemin d’Avent, nous ne sommes pas égarés : devant nous une Lumière brille et nous guide,… si nous ne nous laissons pas distraire par les " flashs " du monde. Et nous ne sommes pas seuls,… si nous voulons bien partager notre espérance.

Et sur ce chemin, Marie, Mère de toutes nos rencontres, invite tous les hommes de bonne volonté à la rencontre avec son Fils.

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Le temps de l’Espérance

Il paraît que les chrétiens se sont endormis …

Ila auraient baissé les bras…

On les comprend ! Voici tellement longtemps qu’Il est venu !

Ils ont égaré sa Parole…

Elle ne les stimule plus. Ils sont fatigués …

Ils ont perdu l’audace d’entreprendre chaque matin, encore une fois, l’édification de ce monde humain en vue de quoi Dieu les avait créés.

Ils ont égaré l’espérance…

" Sommes-nous encore bons, se demandent-ils anxieusement, pour l’annonce de l’extraordinaire nouvelle qui renverse les sombres structures anciennes et trace les plans d’un monde renouvelé dans la fraternité ?

Ils ont égaré la joie…

Les causes sont tellement nombreuses de leur abattement : d’abord les habitudes de vivre et de croire, puis le manque d’enthousiasme provenant de l’inévitable usure quotidienne, puis les échecs à chaque tournant, puis l’ardeur d’aimer qui s’éteint, et, par-dessus tout, les événements du monde et leurs cortèges d’horreurs, de paix ratées, d’économie en faillite, de pauvreté en hausse et de misère qui s’installe.

Il est temps qu’ils entrent en Avent !

Il est temps qu’ils se mettent à Noël afin de ne pas oublier la présence de Celui qui, quelque part dans un endroit d’abandon, est venu parmi eux afin de partager, sans la moindre retenue, leur humaine condition, leur existence quotidienne, leur mort, leurs angoisses, leurs rêves, leur amour et ce désir d’infini en eux …

L’Avent, la Noël, l’Epiphanie…

C’est le temps où Dieu vient lui-même réveiller l’espérance de ses enfants en leur donnant son Fils pour frère.

C’est le temps où les chrétiens, ranimés par la présence du Christ né chez eux, retrouvent la persévérance de vivre en hommes et femmes dignes de ce nom… et l’obstination de transformer la terre en humanité digne de ce nom.

Chemins d’Avent, Ed. Signe, 1997, p. 1-2

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Un prodigieux avènement

Il y a 2000 ans, un ‘envoyé du Père’ a proposé un plan de vie à Marie… et elle a dit ‘oui !’. Et pourtant, déjà alors, la vie n’était pas rose, tout comme aujourd’hui : occupation, fraction entre les nantis et les pauvres, rejets des malades et des infirmes…, on croirait lire nos journaux, écouter la radio ou regarder les infos à la télé. L’Eglise nous propose un temps pour revivre au quotidien une " annonciation " qui nous mène à une " re-naissance ".

Alors, en cette période de l’Avent, plutôt que de mettre l’accent sur ce qui peut diviser, blesser, exclure, … si nous méditions un peu sur ce " prodigieux avènement " ?

Marie et Joseph, sommet de l’amour humain bâti sur une confiance et un respect total, les plus riches de l’Amour… mais trop pauvres pour s’offrir un logement décent ! … Vous me direz peut-être : c’est une belle histoire du passé, …aujourd’hui un peu dépassée…" En êtes-vous sûrs ? Vous qui me lisez, qui êtes mamans et papas, avez-vous oublié votre propre aventure d’être père et mère, aventure basée sur l’amour ? Papa de trois enfants, (et pas seul bien sûr !), grand-père quatre fois, j’ai pu expérimenter ce qu’est une ‘attente’. Sans vouloir être grandiloquent, à la base d’une maternité, il y a un amour fou uni à une espérance sans limites. Aujourd’hui comme hier au temps du Christ, " croire " ce n’est pas évident, " semer " est un peu utopique, " espérer " relève de la gageure, " aimer ", dans le vrai sens du mot, c’est une décision à reprendre à chaque nouveau matin. N’en va-t-il pas de même pour notre vie de Foi ? (et pourquoi dissocier vie humaine et vie religieuse ?).

Quand vous lirez ces lignes, nous serons proches de Noël, cette fête qui me réchauffe le cœur, parfois m’attendrit, me rend plus réceptif aux attentes des autres. La ‘crèche’ nous montre un dénuement de biens matériels, un ‘inconfort’. Si nous décidions, nous aussi comme Marie et Joseph, de nous ‘désencombrer’ de nos " avoirs ", pour nous recentrer sur les vraies valeurs de l’existence, celles qui nous sont proposées par cet " Enfant-Dieu " : écoute, partage, don de soi, accueil, souci des plus faibles, et tant d’autres, … sans oublier la Prière… et Aimer ! en vérité.

Bonne route vers cette naissance, ce possible renouveau dans nos vies.

V.Mailleux

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Quelque chose d’inattendu, de neuf…

Parmi les choses que nous avons perdues ces dernières années, dans la mutation des valeurs, il y a le sens de la préparation qui jadis était enseigné par la sagesse.

On nous persuade que tout est possible, on nous incite à vouloir tout, tout de suite et après…, on verra bien. On passe d'une fête à l'autre sans transition et le "commercial" occupe tout l'espace entre deux fêtes. L 'Halloween" à peine finie, viennent la St Eloi, la St Nicolas, les marchés de Noël, les décorations de fin d'année, la nouvelle année, les gâteaux des rois …

Cette course effrénée ne nous serait-elle pas proposée, voire même imposée afin que nous ne trouvions plus le temps de nous consacrer aux valeurs essentielles, ce qui pourrait empêcher la machine économique de "tourner ?"

Le temps n'est-il pas venu de renverser la vapeur, de retrouver le sens de la fête, de se recentrer sur les valeurs plus fondamentales que sont la famille, l'amitié, l'accueil aux autres au travers des messages du Christ ?

Avec l'Avent se lève en nous l'attente. Ce que nous attendons, c'est la venue du Seigneur. Pourtant, nous savons bien qu'Il est déjà venu. Tel est le paradoxe de l'Avent : nous attendons ce qui est déjà là.

Toutefois, si, éclairés par l'Evangile, nous adoptons une attitude d'écoute et d'attention paisible à tout ce qui est en nous et autour de nous, peut-être nous adviendra-t-il quelque chose d'inattendu, de neuf ? En effet, s'il est vrai qu'avec l'Évangile tout a été dit, nous n'avons vraisemblablement pas tout entendu.

Chaque vie d'homme et de femme, chaque époque de la vie doit réentendre l'Évangile.

Il est toujours temps de se réveiller …

Guy Thomas

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JOYEUX NOËL

Ces derniers jours, j’ai été troublée par deux réflexions : celle d’un jeune qui disait : " J’ai du mal à croire à Jésus, c’est trop abstrait pour moi " et celle d’un ami, professeur à la retraite, qui m’interrogeait : " qu’est-ce que Dieu, si loin dans son ciel, en a à foutre d’un bonhomme comme moi ? "

Comment révéler la merveilleuse histoire de Noël ?

Merveilleuse, non dans le sens féerique, mais suscitant l’émerveillement, semant des étoiles dans les yeux de ceux qui ont compris, accrochant un sourire aux lèvres comme quand on se penche sur le berceau d’un nouveau-né.

Histoire, non conte ou légende, mais fait réel, dans un pays bien connu, la Palestine, dans un temps déterminé, un contexte d’occupation romaine.

Noël, non prétexte à cadeaux et grosse bouffe, cocooning et repli frileux sur soi, musique trop sucrée, mais naissance, existence, vie.

Naissance de Dieu. Dieu qui en se faisant bébé fragile, démuni de tout, devient justement proche de nous. Jésus n’est surtout pas abstrait. Il est né entre deux cris : cri de la mère qui donne vie, cri de l’enfant qui reçoit vie. Il a été tenu entre nos mains, comme tous les petits d’homme. Il a grandi comme chaque enfant, tété le lait maternel, mangé sa panade, il a joué, marché, parlé. Il a appris à lire, à écrire, à prier, à travailler. Dieu, en se faisant homme, croise nos chemins, nous appelle, nous interpelle, nous pardonne, nous remet debout, nous entraîne à sa suite.

Entre deux cris, cri de l’enfant qui aspire le souffle de vie à pleins poumons, cri du crucifié qui remet son esprit entre les mains de son Père, Jésus a partagé nos joies, nos peines, nos fêtes et nos souffrances, nos deuils et nos espérances. Dieu n’est pas resté bien loin de nous dans son ciel. C’est bien plus enthousiasmant de le savoir tout proche de nous, ici et maintenant.

Alors, joyeux Noël à tous !

Solange Fornaroli

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VIE PAROISSIALE

Célébration de la réconciliation

Pour se préparer à accueillir la grâce de Noël, le Seigneur vient nous offrir un signe de son Amour indéfectible : son Pardon.

Célébration communautaire avec aveu individuel le jeudi 19 décembre à 20h. Permanence de confessions individuelles les lundi 23 de 18h30 à 19h30 et mardi 24 de 16h à 17h.

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Ephémérides

* Conseil paroissial : le mardi 7 janvier à 19h45 à la salle du Rivage.

* Mercredis de la foi : les 8 janvier et 12 février à 20h également à la salle du Rivage.

En notre basilique, lecture intégrale de l’Evangile selon S.Marc par Rita Fenendael et Michel Defgnée le vendredi 21 février à 20h. Il est toujours surprenant d’entendre un Evangile lu d’une traite car nous, catholiques, ne le lisons que très rarement en continu… alors, des passages inconnus se révèlent à nous, ainsi que la manière de rédiger propre à l’évangéliste qui a mis ensemble à sa façon les faits et paroles de Jésus.

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Cellules paroissiales d’évangélisation

Voici le témoignage de 3 paroissiens qui viennent de commencer à vivre le partage de leur foi dans une " cellule d’évangélisation ", pour pouvoir la rayonner autour d’eux dans le quotidien :

Le résumé d’une semaine, c’est souvent une course dans laquelle il faut combiner les besoins familiaux, les obligations professionnelles, les contraintes de tous ordres. A la réunion de cellule, je reprends mon souffle, j’apprends tout doucement à apercevoir et reconnaître toutes les créations du Père : moi et tous ceux que je rencontre.

Je peux me répéter : " le Père est là ; plein de patience et de miséricorde dans la marche vers un monde avide de paix, une marche aussi enthousiasmante que pleine d’embûches "

C.E

"Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent … et votre Père les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu'eux ? " (Mt, 6, 26). Ce petit extrait de l'évangile de St Matthieu me poursuit depuis mon enfance. Très (trop) longtemps j'ai cru devoir "tout maîtriser" pour vivre et donner le nécessaire à ma famille. Un long "pèlerinage intérieur" m'a permis de découvrir que Dieu fait ce qu'il promet. Les cellules paroissiales d'évangélisation sont pour moi l'occasion de partager "ce petit peu de foi" qui est en moi, de l'offrir à d'autres, en toute simplicité.

Jacques Michotte

Après un temps de souffrance et de solitude, j'ai ressenti un vif désir de me remettre au service de ma paroisse, n'était-ce pas là l'appel du Seigneur? Dans le même temps où je lui donnais ma réponse, Il me comblait de ses cadeaux toujours si inattendus : une cellule de sœurs, où se fait déjà jour un appel à aimer.

Dans la cellule règne une dynamique de prière propice au ressourcement, nous en repartons toutes ragaillardies pour la semaine avec, au fond de notre cœur, Jésus comme compagnon de route. Un désir plus grand d'intimité avec le Seigneur sourd déjà en mon cœur. Comme j'aimerais être un petit canal de dérivation de l'Amour de Dieu pour apporter à mon entourage la paix et la joie qui inondent tout mon être!

Comme j'aimerais que l'on puisse dire en nous côtoyant: "Voyez comme elles s'aiment". Dans tous les cas, c'est bien parti!

Nicole

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SPIRITUALITE MARIALE

Suite de la méditation du Père Michel MORY, m.s.(…)

Je te salue, Marie,

Toi la Mère de toutes nos rencontres.
Toi dont l’amour disponible se fait visitation,
tu es pour nous aurore comme un lever de soleil sur la montagne.
Tu es pour chacun, chacune de nous une source de joie
qui nous invite ensemble à dire merci, par ton Fils,
qui nous invite à rendre grâce pour toutes les merveilles qui nous entourent et nous habitent.

Je te salue, Marie,

Tu es la Mère du peuple de Dieu, de tous les hommes rassemblés.
Tu invites les hommes de bonne volonté à venir rencontrer ton Fils, ici,
pour qu’il parle à leur coeur, et leur révèle sa présence au quotidien de leur vie…

Je te salue, Marie,

Toi la Mère de nos amours, faciles et difficiles.
Toi qui as appris dans ton village les gestes et les besoins
de l’enfant, du jeune, de l’homme, de la femme, pour les transmettre à Jésus, ton Fils.

Aujourd’hui, tu viens nous redire, à nous qui l’avons oublié, que Dieu est humain.

Avec ton aide, puissions-nous être attentifs à toute sa tendresse ;elle est celle d’un Père et d’une Mère tout à la fois.

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PRIERE

Prière du matin

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse, la force.

Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour, être patient, compréhensif, doux et sage.

Voir au-delà des apparences tes enfants comme tu les vois Toi-même, et ainsi ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie, garde ma langue de toute malveillance, que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.

Que je sois si bienveillant et si joyeux, que tous ceux qui m’approchent sentent ta présence.

Revêts-moi de ta beauté, Seigneur, et qu’au long de ce jour je te révèle.

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TEMOIGNAGE

J.M.J.

De mon temps, dans mon enfance, ces trois initiales signifiaient : " Jésus, Marie, Joseph ", avec prière à la clef !

Et maintenant ? " Jeunes Marchant Joyeux " ? …

ou peut-être " Jeunes en Mission avec Jésus " ?

Je participais à l’Eucharistie animée par ces jeunes ayant fait le voyage du Canada. J’étais fort curieux d’entendre leurs témoignages, surtout au sujet de notre Pape…, et, comme beaucoup d’autres participants, j’ai reçu leur joie contagieuse, leur spontanéité chantante, avec battements des mains, leurs sourires complices entre eux…, ce sourire qui semblait dire : ‘Tu te souviens, c’était beau, c’était chouette, nous étions heureux de partager, de recevoir, de donner !’.

Quelle clarté de voix de la part de ces "lecteurs d’un jour" (à moins qu’ils ne décident de venir rajeunir et renforcer l’équipe en place !), quelle conviction lorsqu’ils ont dit avoir reçu du Pape (ce bon grand-père) la reconnaissance d’être "sel de la terre et lumière du monde"

Même si l’on ne vous voit pas partager toutes nos célébrations, voyez-vous souvent entre vous pour entretenir votre Foi, votre Joie, votre certitude d’être aimés… et n’oubliez pas de nous " réveiller " de temps en temps.

En toute amitié et reconnaissance, Victor Mailleux

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ETINCELLES

Si tu crois…

Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,

Si tu crois à la puissance d'une main offerte,

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise,

Si tu crois qu'être différent est une richesse et non pas un danger,

Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,

Si tu sais préférer l'audace au soupçon,

Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas plutôt qu’à l’autre,

Si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton cœur,

Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,

Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,

Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé,

Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,

Si tu sais accepter qu'un autre te rende service,

Si tu partages ton pain et que tu sais y joindre un morceau de ton cœur,

Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance,

Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,

Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,

Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit sans la renvoyer ette défendre,

Si tu sais accueillir et accepter un avis différent du tien,

Si tu refuses de battre ta coulpe sur la poitrine du voisin,

Si pour toi l'autre est d'abord un frère,

Si pour toi la colère est une faiblesse et non une preuve de force,

Si tu préfères être lésé que de faire tort à quelqu'un,

Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge,

Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros,

Si tu crois que l'amour est la seule force de dissuasion,

Si tu crois que la paix est possible,

… alors, la paix viendra.

Pierre Guilbert

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Vis le jour d’aujourd’hui.

Vis le jour d’aujourd’hui que Dieu te donne, il est à toi.

Vis-le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu. Il ne t’appartient pas.

Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui.

Demain est à Dieu, remets-le en Lui.

Le moment présent est une frêle passerelle :
si tu la charges des regrets d’hier, de l’inquiétude de demain, la passerelle cède et tu perds pied.

Le passé ? Dieu le pardonne.

L’avenir ? Dieu le donne.

Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui.

Prière trouvée sur une petite Sœur du Sacré-Cœur,
tuée en Algérie le 10 novembre 1995

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Où donc est Dieu ?

Un jour, de savants personnages s’interrogeaient sur le lieu où Dieu habite.

L’un d’eux dit : " Dans la nature, bien sûr. "

Le vieux sage du groupe sourit, hochant la tête d’un signe négatif.

Le juif qui était là répondit alors : " Dans le Temple, bien sûr. "

Le musulman corrigea : " Dans les mosquées, évidemment. "

Le chrétien se sentit obligé de dire : " Je crois que c’est dans les églises. "

Mais le vieux sage n’était toujours pas d’accord. Finalement il dit :

" Dieu est partout où tu le laisses entrer ! "

Mais un sage peut toujours rencontrer plus sage que lui. Ainsi, notre ami croisa un jeune homme qui allait se promener dans les bois.

Que vas-tu faire ? demanda-t-il.

Rencontrer Dieu, répondit le jeune homme.

Mais Dieu est partout, fit remarquer le vieux sage.

Et le jeune de répondre :

Oui, Dieu est partout, mais moi, je ne suis pas partout le même ! C’est dans la forêt que je lui ouvre le plus facilement ma porte.

Inspiré d’histoires de rabbins, paru dans ‘Fidélité’

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LES STATUES DE NOTRE BASILIQUE

Sainte Maria Goretti (1890-1902)

Maria (ou Marietta) Goretti est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle était l’aînée de 6 enfants, et de ce fait, reçut très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assumait avec sérénité et piété, afin de permettre à ses parents d’assurer la subsistance de la famille..

Son histoire est connue. Son assassin, qui la harcelait depuis quelques temps, ne percevait pas la richesse de sa vie intérieure.

Après son crime, il ne connut que plus tard le pardon que la jeune fille lui avait accordé sur son lit de mort.

Mais elle avait cette énergie, qui lui permit de posséder la vertu chrétienne et d’atteindre le sommet du courage au moment de la mort.

Lors de sa canonisation, le 25 juin 1950, le Pape Pie XII déclara ce qui suit :

" Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre ; mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne.. Sans atteindre le même sommet de courage que cette jeune fille, cela réclame néanmoins de notre part une activité persévérante, attentive, qui ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. "

Le meurtrier de Maria Goretti se convertira en prison, saisi par la grâce ; ébloui par la certitude d’être digne d’amour et de pardon, il demandera lui-même publiquement pardon pour son crime.

Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification, avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain.

Sainte Maria Goretti est fêtée le 6 juillet et est invoquée pour qu’elle aide la jeunesse à entretenir sa Foi avec persévérance et dans une grande pureté du cœur.

Sources.
Le livre des Merveilles - Ed. Mame/Plon
Le livre des Saints - Ed. Brepols
Daniel-Rops : un combat pour Dieu - Ed. Fayard

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